Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (8)

Voici les articles du fascicule n°4 du tome CX de la Revue Thomiste (publiés en 2010).

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  • Résumé

    Ce bulletin rend compte des ouvrages suivants :

    P. Tillich, Théologie systématique : L’Existence et le Christ ; La Salvezza, Prospettive soteriologiche nella traditizione orientale e occidentale.

    G. Deodato, La Persona in San Tommaso d’Aquino ; G. Boissard, Le Christ en son humanité ; R. Winling, Noël et le mystère de l’Incarnation.

    F.-M. Humann, La Relation de l’Esprit-Saint au Christ ; M. Evdokimov, Le Christ dans la tradition et la littérature russes.

    J.-L. Souletie, Les Grands chantiers de la christologie.

    É. Parmentier et M. Deneken, Catholiques et protestants, théologiens du Christ au XXe siècle.

    J. Ratzinger (Benoît XVI), Jésus de Nazareth, t. 1.

    B. Sesboüé, Christ, Seigneur et Fils de Dieu, Libre réponse à l’ouvrage de Frédéric Lenoir.

    M. Gallo, Jésus, l’homme qui était Dieu.

  • Extrait

    Oser faire un bulletin de christologie peut sembler chimérique tant la production en ce domaine est rare. L’état des études et des essais en christologie n’est pas à son plus haut niveau de production depuis le début du xxie siècle. Et le mouvement ne semble pas s’inverser. Le renouveau postconciliaire a abouti à un éclatement et à un relatif tarissement de la réflexion. Nous en sommes au moment où il devient nécessaire de faire le point sur l’objet même de la christologie. L’effacement progressif des traditions théologiques oblige à procéder à un inventaire des sources et des méthodes. Nous ne sommes pas dans une période féconde de cristallisation de la pensée, mais de réappropriation à frais nouveaux du donné christologique qui reste à déterminer. Joseph Ratzinger l’a initié, mais il reste beaucoup à faire. La tradition dite « thomiste » s’en préoccupe beaucoup. Le P. Torrell a fait un travail remarquable en ce domaine, sans archéologisme, mais au moyen d’une méthode historique éprouvée, ce qui ne l’a pas empêché de fournir, conformément à des préoccupations contemporaines, des éléments de recherche, d’esquisser des propositions dont l’Aquinate offre les prémisses et les principes. Pour notre part, nous ne présenterons que quelques ouvrages d’inégale valeur, mais qui ont le mérite d’exister. Il y en a d’autres, certes, mais ceux que nous avons retenus, sans être représentatifs (de quoi d’ailleurs ?), contiennent des aperçus et des pistes suggestives pour un lecteur et un théologien qui cherchent à se faire une idée de la théologie chrétienne sur ce chapitre capital.

  • Page de début 685
  • Page de fin 718
  • Catégorie Bulletin
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La réconciliation signifie un changement de disposition, une pacification entre adversaires qui redeviennent amis. Elle est, à ce titre, une expression métaphorique majeure du mystère du salut utilisée par l’Écriture. L’amour réconciliateur du Père envers les pécheurs s’exprime par le don total du Fils. Aussi ce mystère a-t-il retenu l’attention de saint Thomas, dont le travail fait corps avec une tradition théologique, représentée par Augustin et Pierre Lombard. Thomas aborde ce thème dans ses traités, l’Écrit sur les Sentences et la Somme de théologie et dans ses commentaires des lettres pauliniennes, offrant ainsi deux types de traitement d’une même question. Mais en tant que dimension du salut, la réconciliation se relie à d’autres aspects, comme la satisfaction et la libération. Elle est l’effet de la Passion, inséparable de la Résurrection et trouve son origine dernière dans la Trinité. Elle est un mystère divin qui s’atteste ici-bas dans une exigence et une mission réconciliatrices entre les hommes.

  • Extrait

    La réconciliation de l’homme avec Dieu définit un aspect du mystère du salut dont la profondeur déborde toute expression unique et univoque. Pour formuler ce mystère, l’Écriture recourt en effet à plusieurs métaphores ou catégories de pensée, empruntées à des types d’expérience humaine variés, qui se complètent mutuellement pour suggérer, par analogie, une réalité qui les dépasse, car elle se projette dans l’ordre eschatologique. Parmi les registres qui sont sollicités, la notion de salut est particulièrement expressive parce qu’elle s’oppose à la perdition et engage ainsi l’existence de la personne au-delà de ses limites temporelles. Lui est très proche, bien qu’elle s’en distingue par sa connotation juridique et sociale, celle du rachat ou de l’affranchissement d’un esclave par exemple, employée métaphoriquement pour exprimer la libération du péché. La réconciliation, qui retiendra notre attention, relève du registre moral ; au plan humain, elle suppose le rétablissement, l’assainissement des relations entre les personnes ou les groupes humains, détériorées ou rompues par la contagion de l’inimitié et le recours à la violence.

  • Page de début 615
  • Page de fin 666
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Son interprétation théologique selon saint Thomas
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Comment penser la relation entre morale et politique chez un auteur comme Gracián, qui fait l’économie des concepts directeurs de la philosophie politique du XVIIe siècle comme l’état de nature, le droit naturel et le pacte social.

  • Extrait

    Historiquement, l’oeuvre de Gracián (1601-1658), penseur et théologien jésuite né en Aragon et étudiant à Tolède, s’inscrit dans la période du siècle d’Or espagnol finissant marqué par l’âge baroque et l’esprit de la Contre-Réforme. Il fut confesseur du duc de Nocera et accéda à la cour de Philippe IV sans pouvoir toutefois satisfaire apparemment ses ambitions de conseiller politique. En tant que théoricien politique, Gracián propose une analyse des mécanismes psychologiques du pouvoir en dessinant un art de vivre en société lié à une stratégie de la réussite ; cette dernière requiert la mise en pratique d’un art de combinaison des moyens de défense, indissociable de l’établissement par l’intellect d’une éthique de la prudence rendant possible l’accomplissement de la personne chez l’honnête homme, et cela par la médiation de la mesure de soi et des autres.

  • Page de début 667
  • Page de fin 684
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Page de début 739
  • Page de fin 742
  • Catégorie Table des matières
  • Sous-titre Ouvrages reçus

Informations supplémentaires

  • Page de début 593
  • Page de fin 594
  • Catégorie Couverture

Informations supplémentaires

  • Page de début 719
  • Page de fin 738
  • Catégorie Recensions

Informations supplémentaires

  • Page de début 743
  • Page de fin 752
  • Catégorie Table des matières

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Le problème que nous nous posons lorsque nous parlons de la miséricorde de Dieu est celui de l’impassibilité divine. Car la miséricorde suppose qu’on ait le coeur « miséreux » de la misère d’autrui ? C’est pourquoi en un premier temps saint Thomas se contente de parler d’une miséricorde de Dieu selon l’effectus et non selon l’affectus. Cette solution ne le satisfait cependant pas entièrement et il éprouve le besoin d’y revenir dans la IIa Pars quand il traite de la question de l’affectivité humaine. Il a cette parole, que l’article essaie d’analyser : « Dieu est miséricordieux parce qu’il nous aime comme quelque chose de lui-même en tant que nous sommes sa créature et son image. » On montre alors que l’expression « comme quelque chose de lui-même » remonte à Aristote à propos du père par rapport à ses enfants mais reçoit un approfondissement important du fait de la Révélation.

  • Extrait

    Nous trouvons, sous la plume de saint Thomas dans la Somme de théologie une expression à première vue curieuse qui de ce fait mérite notre attention. Traitant, à propos des effets de la charité, de la miséricorde, il se demande si elle suppose un défaut en celui qui l’exerce.
    L’article précédent se demandait si elle suppose un mal en celui auquel elle s’adresse. Ayant répondu par l’affirmative, l’Aquinate se tourne alors vers celui qui fait miséricorde : suppose-t-elle en lui un defectus ? Le terme defectus désigne toute déficience, faiblesse, défaillance, défaut, manque. Il pourrait englober aussi ce que nous entendons de nos jours par blessure d’ordre psychologique ou moral.

  • Page de début 595
  • Page de fin 614
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Dieu nous aime comme quelque chose de lui-même
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)