Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (8)

Voici les articles du fascicule n°1 du tome CXI de la Revue Thomiste (publiés en 2011).

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  • Résumé

    On tient souvent la doctrine thomasienne de la justification pour préoccupée uniquement de la transformation du pécheur, depuis son état de péché vers l’état de grâce. L’Écriture (particulièrement Rm 4 et le Ps 32) ne va pourtant pas en ce sens lorsqu’elle enseigne que Dieu justifie l’impie en lui imputant sa foi comme justice, ou en couvrant et n’imputant pas son péché. En réalité, Thomas tient que l’imputation et tous les concepts forensiques qui y sont attachés jouent un rôle indispensable pour la compréhension de l’acte divin de la justification. Et cela de trois manières : ils décrivent en effet (1) la reconnaissance par Dieu de la transformation opérée dans la créature ; (2) la disposition de Dieu, enracinée dans son amour, à justifier les pécheurs plus qu’à les punir ; enfin, (3) l’empressement de Dieu, découlant de sa miséricorde, à laisser de côté ce que même la puissance divine ne peut changer, à savoir nos actes passés de péché en tant qu’ils appartiennent au passé.

  • Extrait

    Depuis le XVIe siècle, la lecture théologique de l’Écriture a fréquemment semblé se prêter à deux manières bien différentes de réfléchir sur la justification du pécheur. La première est centrée sur la sainteté, la seconde sur le pardon ; l’une sur l’œuvre intérieure de Dieu, l’autre sur sa parole extérieure, sur l’amour d’un côté, sur la foi de l’autre. La première est catholique, la seconde est protestante. Ces deux approches divergentes de la justification ont emprunté des noms variés. Celle focalisée sur la sainteté est souvent appelée une conception « ontologique » de la justification, tandis que sa concurrente serait une conception « forensique » ou « juridique ». Il serait plus utile de parler d’une théologie transformative de la justification par opposition à une théologie dispositive de la justification. La théologie transformative considère la transformation des pécheurs en saints par l’amour de Dieu, la théologie dispositive s’attache à la disposition miséricordieuse de Dieu pour pardonner des pécheurs qui chaque jour font la preuve qu’ils ne sont pas des saints.

  • Page de début 5
  • Page de fin 34
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Thomas d'Aquin, romains 4, et le rôle de l'imputation dans la justification
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

  • Extrait

  • Page de début 1
  • Page de fin 4
  • Catégorie Couverture

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  • Résumé

  • Extrait

    L’ouvrage La Naissance de Dieu dans l’âme chez Eckhart et Nicolas de Cues, publié sous la direction de Marie-Anne Vannier, active et efficace directrice de l’Équipe de recherche sur les mystiques rhénans à l’université de Metz, rassemble les textes de neuf auteurs réunis au colloque qui s’est tenu en avril 2004 sur le même thème. Le motif de cette publication est l’événement que constituent pour les études eckhartiennes l’identification et l’édition critique par Georg Steer des Sermons 101 à 104 d’Eckhart.

  • Page de début 121
  • Page de fin 131
  • Catégorie Etude
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    L’article montre que malgré sa teneur essentiellement pastorale et missionnaire, la dernière exhortation post-synodale du pape Benoît XVI, Verbum Domini, n’en est pas moins un texte à caractère doctrinal, car on peut y découvrir deux grandes avancées dans l’exposition de la doctrine du Magistère relative aux Saintes Écritures : la sacramentalité des Écritures et la performativité opérative de la Parole de Dieu écrite. On peut dire que cette identité christologique de la Parole, qui va bien plus loin que la concentration christologique de la Révélation divine à Vatican II (cf. DV, nos 2 et 4), est un véritable recadrage dans une approche catholique des Écritures, car elle est nécessaire pour les herméneutiques : en exégèse, en théologie systématique et dans les différents domaines de la pastorale biblique.

  • Extrait

    La lecture attentive de l’exhortation post-synodale Verbum Domini du 30 septembre 2010 donne aux observateurs attentifs de constater que, depuis Vatican II, apparaît clairement un réel progrès dans l’exposé de la doctrine catholique sur la Sainte Écriture. En effet, malgré sa facture essentiellement pastorale et missionnaire, on peut relever quelques avancées doctrinales, dont deux feront l’objet de cette étude : la sacramentalité des Saintes Écritures et la performativité de la Parole de Dieu. Toutefois, il faut aussi signaler que Verbum Domini ne fait qu’approfondir un élément doctrinal bien établi depuis le dernier concile, au sujet de l’auto-crédibilité de la Révélation, qui se manifeste historiquement à travers des signes (gesta) et des paroles (verba).

  • Page de début 95
  • Page de fin 114
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Sur la sacramentalité et la performativité des saintes écritures dans Verbum Domini
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

  • Extrait

  • Page de début 175
  • Page de fin 176
  • Catégorie Article

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  • Page de début 133
  • Page de fin 174
  • Catégorie Recensions

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  • Résumé

    La traduction anglaise du livre de Roger Pouivet Après Wittgenstein, saint Thomas fournit l’occasion d’une critique circonstanciée de la thèse principale de cet audacieux ouvrage, selon lequel le théologien médiéval rejoindrait le philosophe contemporain dans une commune critique de l’internalisme : il n’existerait pas d’actes mentaux indépendamment du langage qui les constitue. Une analyse minutieuse de toutes les citations de saint Thomas convoquées à cet effet conduit à un constat sévère : les textes de saint Thomas sont sollicités de manière indue, et leur interprétation voisine en permanence le contresens. Il n’est pas impossible que de telles erreurs de lecture proviennent de l’actuelle éclipse de la métaphysique, qui a pour conséquence qu’on cherche à décrire la vie mentale plutôt qu’à l’analyser.

  • Extrait

    La traduction anglaise du livre de Roger Pouivet intitulé Après Wittgenstein, saint Thomas donne l’occasion de s’interroger sur la façon dont l’auteur lit Thomas d’Aquin quand il invite à un rapprochement inattendu entre un théologien du XIIIe siècle et un philosophe contemporain. Paru il y a quinze ans, ce petit ouvrage relève un grand défi : comment concilier les études médiévales avec nos questions contemporaines ? Il le fait un peu dans la perspective adoptée en 1982 par la Cambridge History of Later Medieval Philosophy : comment présenter la philosophie médiévale de manière à clore l’ère où celle-ci était étudiée dans un ghetto philosophique, puisque, d’un côté, la plupart de ceux qui s’y livraient étaient peu familiarisés avec la philosophie analytique et que, d’un autre côté, la majeure partie du travail philosophique contemporain témoignait d’une parfaite ignorance des idées des médiévaux ?

  • Page de début 35
  • Page de fin 65
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Une discutable lecture de Roger Pouivet
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)