Revue doctrinale de théologie et philosophie
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You are here:Accueil > La revue thomiste > Les publications périodiques > 2003 - Tome CIII > Les articles > L’enjeu christologique de la satisfaction ( II )

Les articles (10)

Voici les articles du fascicule n°1 du tome CXII de la Revue Thomiste (publiés en 2012).

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  • Résumé

    Dans l’article 13 de la bulle pontificale In agro dominico, condamné comme hérétique, Maître Eckhart soutient que « tout ce qui est propre à la nature divine est propre à l’homme juste et divin ». Pour sa défense dans l’article 23 du Votum Avenionense, Maître Eckhart utilise la notion de reduplicatio, exprimée notamment par l’inquantum de la locution « juste en tant que juste » qui a pour vertu de séparer un terme de ce qui lui est étranger et de lui conférer ainsi un statut d’éminence et de pureté. Ainsi, du point de vue de la qualité redupliquée, l’article 13 est-il vérifié. En revanche, du point de vue de l’accident, une différence de nature radicale sépare l’homme de Dieu.

  • Extrait

    Tout ce qui est propre à la nature divine, tout cela est propre à l’homme juste et divin. C’est pourquoi cet homme opère tout ce que Dieu opère et a créé le ciel et la terre avec Dieu et est le géniteur du Verbe éternel et Dieu, sans un tel homme, ne saurait que faire. Voilà ce que déclare l’article 13 de la bulle pontificale In agro dominico. Cet article fait partie de ceux qui sont condamnés comme « hérétiques ». L’enjeu est en effet crucial. Il est question de la possibilité d’identifier l’homme à Dieu et cela aussi bien selon l’agir que selon l’être. Or, le texte précise qu’il ne s’agit pas de toute créature humaine en général, mais de tout homme « juste et divin ». À quoi se réfère une telle expression ?

  • Page de début 79
  • Page de fin 102
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Accident et qualité redupliquée à partir de l'article 13 d'Eckhart condamné dans la bulle pontificale in agro dominico
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Cette contribution prend pour point de départ l’interprétation, donnée par Jules Vuillemin dans ses Cinq études sur Aristote, du troisième mode aristotélicien des relatifs, ou relations sans converse. Selon Vuillemin, ce type de relation, inédit pour la logique moderne, serait structurellement lié au réalisme aristotélicien. L’article se propose de confronter cette thèse aux lectures médiévales des relations du troisième mode. La relation est conçue par les médiévaux comme une propriété accidentelle ; c’est sur cette base que l’on comprend que pour les médiévaux, la question du réalisme n’est pas directement ni nécessairement impliquée dans leur interprétation du troisième mode des relatifs.

  • Extrait

    Dans son ouvrage sur Aristote publié en 1967, De la logique à la théologie, Cinq études sur Aristote, Jules Vuillemin se proposait de comprendre ce qu’il appelle le « système d’Aristote » à la mesure de la logique moderne. Sous l’impulsion d’objections de Jacques Brunschwig, il avait repris et approfondi sa quatrième étude (« La théorie des relations mixtes ») dans les dernières années de sa vie. Dans l’annuaire du Collège de France, J. Vuillemin résume ainsi son cours de 1990 (qui devait être le dernier) : « J’ai repris, corrigé, systématisé la question des “relations mixtes” dont j’avais traité en 1967. J’ai confirmé mes conclusions. » Il travaillait alors à la version remaniée, corrigée et amplifiée de cette étude, version finale qui a été publiée, de façon posthume, en 2008 chez Peeters.

  • Page de début 103
  • Page de fin 120
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le dogme de la « transsubstantiation » eucharistique formulé lors du concile de Latran IV use de l’outillage conceptuel aristotélicien, en particulier de la distinction entre substance et accident. En contradiction avec les principes de l’ontologie aristotélicienne, ce dogme introduit en scolastique un conflit des orthodoxies philosophique et théologique que Thomas d’Aquin tente de résoudre en théologien lecteur d’Aristote. Opposé à cette stratégie de compromis, Dietrich de Freiberg ignore les décrets ecclésiastiques récents pour asseoir une orthodoxie philosophique aristotélicienne sans intrusion du théologique.

  • Extrait

    Si la constellation de questions qui tournent autour de la dite « querelle des universaux » domine la scène des débats philoso- phiques du xiie siècle, l’accident, tel qu’il fut défini par Aristote, occupe une place insigne dans le questionnaire philosophique du XIIIe siècle. Vers 1300, Dietrich de Freiberg considère la question de l’accident comme un lieu discriminant de l’orthodoxie philosophique. Une part de ses plus vives polémiques contre des collègues ou d’illustres prédécesseurs concerne la manière dont il faut concevoir l’accident par rapport à la substance. La manière dont le concile du Latran IV a décrit ou défini le sacrement eucharistique, suite au débat autour des doctrines de Béranger de Tours, peut être considérée comme un départ et un lieu problématique déterminant de l’histoire des discussions scolastiques autour de l’accident. Dans le premier chapitre des actes du concile du Latran IV apparaît pour la première fois dans un texte officiel le verbe transsubstantiare : [Christus] cuius corpus et sanguis in sacramento altaris sub speciebus panis et vini veraciter continentur, transsubstantiatis pane in corpus, et vino in sanguinem potestate divina. Comme l’a souligné récemment Dorothea Weltecke, la réception de cette détermination ne fut exempte de difficultés ni dans les milieux cultivés « orthodoxes », ni dans les cercles « hétérodoxes », ni dans la caste des théologiens, ni chez les laïcs. Au vu des discussions qu’il a sus- citées, ce dogme n’allait pas de soi dans le monde culturel même d’où il émanait. Lorsque Thomas d’Aquin explique cette définition de l’eucharistie dans sa Somme de théologie, il précise que « toute la substance du pain est convertie en toute la substance du corps du Christ et toute la substance du vin est convertie en la substance du sang du Christ». Il insiste sur l’orthodoxie de cette détermination établie contre l’erreur de Béranger, contre son interprétation métaphorique des paroles eucharistiques « hoc est corpus meum… ».

  • Page de début 9
  • Page de fin 30
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Eucharistie et philosophie selon Thomas d'Aquin et Dietrich de Freiberg
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 5
  • Page de fin 8
  • Catégorie Avant-propos
  • Sous-titre Présentation

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  • Résumé

    Quelles sont les conséquences d’une double appréhension possible du statut de l’accident (selon la philosophie aristotélicienne et selon la foi) sur la théorie de la définition ? Pour Buridan, la définition philosophique de l’accident ne saurait être purement quiditative puisque l’accident suppose toujours une référence à son sujet. Cependant, certaines définitions, improprement quiditatives, ainsi que des définitions causales assignant des causes par soi aux accidents, leur confèrent une place dans la théorie de la connaissance, indispensable pour la science de la nature.

  • Extrait

    Énuméré depuis Porphyre parmi les prédicables, l’accident combine inévitablement une dimension logique et une dimension métaphysique concernant les modes ou les sens de l’être. J’ai eu l’occasion de présenter ailleurs la logique du terme accidentel selon Jean Buridan. Et un aspect essentiel de l’ontologie de l’accident selon le maître picard, à savoir son indépendance à l’égard de la substance si l’on se place du point de vue de la théologie, a été étudié par Paul Bakker.

  • Page de début 205
  • Page de fin 232
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Le double statut de l'accidentalité selon Buridan et ses conséquences sur la théorie de la définition
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La contribution de Silvia Donati présente un panorama des discussions sur l’unité de l’être dans la tradition des commentaires de la Physique entre 1250 et 1300. Les différentes positions développées dans ces traditions interprétatives s’accordent pour décrire la doctrine aristotélicienne de l’homonymie pros hen comme une théorie de l’analogie de l’être. Elles développent cependant des interprétations très différentes de l’analogie. Ces lectures sont présentées ici dans leurs caractéristiques essentielles.

  • Extrait

    Dans le premier livre de la Physique, au coeur de sa critique du monisme éléatique, Aristote introduit sa célèbre thèse de la polysémie du terme « étant » : l’étant est prédiqué des différentes catégories avec des significations différentes (to on pollachos legetai). Ce passage offre aux commentateurs médiévaux l’occasion de traiter du problème de l’unité de l’être. La tradition des commentaires issus des Facultés des arts de Paris et d’Oxford entre 1250 et 1300 environ constitue le centre de cette contribution ; je présenterai quelques modèles interprétatifs significatifs de cette tradition. La question de l’unité de l’être est discutée en détail par ces commentateurs ; la thèse défendue par Aristote dans la Physique est lue sur l’arrière-fond de théories aristotéliciennes exposées dans d’autres œuvres, en particulier dans le quatrième livre de la Métaphysique.

  • Page de début 31
  • Page de fin 60
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Quelques modèles interprétatifs (commentaires de la faculté des arts, autour de 1250-1300)
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Cette étude recueille et synthétise les enseignements de Thomas de Sutton sur le statut ontologique de l’accident en tant qu’accident. Après quelques réflexions sur le réalisme catégorial de Sutton et sa vision de l’accidentalité comme caractéristique métaphysique de l’étant créé, elle présente la doctrine de Sutton sur l’analogie prédicamentale de l’étant, avant de se concentrer sur plusieurs questions qui touchent à l’être de l’accident (existence d’un esse formel propre de l’accident, problèmes liés à l’inhérence de l’accident dans la substance au regard du dogme eucharistique, question de l’intensification des formes accidentelles, rôle des accidents dans la génération et l’individuation des substances…). Enfin, l’agir révélant l’être, elle envisage ce que l’articulation entre la substance et les accidents dans l’ordre de l’agir nous apprend de l’accident.

  • Extrait

    Le dominicain anglais Thomas de Sutton a naguère été présenté, entre autres en 1974 par Mgr Palémon Glorieux, comme le père putatif de l’opuscule De natura accidentis jadis attribué à saint Thomas d’Aquin. Cette paternité n’est plus guère soutenue. Certes, il ne manque pas de thèses communes au De natura accidentis et aux oeuvres authentiques de Thomas de Sutton, mais il ne manque pas non plus de sérieuses divergences. Toutefois, étudier la manière dont le théologien dominicain rend compte du statut de l’accident dans la structure ontologique des étants représente une perspective de choix pour préciser le contexte doctrinal dans lequel se développe au tournant des XIIIe et XIVe siècles la réflexion sur l’accidentalité, dont l’opuscule De natura accidentis est un autre témoin. L’objectif de cette étude est donc de recueillir, sur le thème de l’accidentalité, les enseignements de Thomas de Sutton qui se trouvent dispersés dans ses diverses oeuvres, spécialement dans ses abondantes Quaestiones ordinariae et ses Quodlibeta, dans l’intention de les ordonner et de les présenter sous forme synthétique.

  • Page de début 121
  • Page de fin 156
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le traité anonyme De natura accidentis, composé par un dominicain allemand du XIVe siècle, résume et reélabore le traité De accidentibus de Dietrich de Freiberg. Une confrontation textuelle et doctrinale des deux textes permet de réviser les premières évaluations du traité : il n’est pas un témoin de l’antithomisme allemand, mais plutôt une réélaboration de thèmes et de motifs traités par Dietrich de Freiberg dans une visée thomiste. Il illustre ainsi l’autorité doctrinale acquise par Dietrich au sein de l’Ordre dominicain d’une part, une tentative de neutraliser ses propositions les plus radicales d’autre part.

  • Extrait

    Le traité qui fait l’objet de cette contribution est un texte bref, qui résume en le transformant le traité De accidentibus de Dietrich de Freiberg. Considéré par Loris Sturlese comme un témoin de l’antithomisme allemand, le De natura accidentis nous a été transmis par un seul manuscrit du XIVe siècle, conservé à la Öffentliche Bibliothek de l’Université de Bâle. Le codex, qui a appartenu à un inconnu dénommé Henricus Echerbein, frère dominicain du couvent de Strasbourg, est composite ; il contient notamment une copie du De origine rerum praedicamentalium de Dietrich de Freiberg. Dans l’état actuel de la recherche, il est impossible d’identifier le compilateur anonyme du traité De natura accidentis. Certaines hypothèses — parmi lesquelles l’intérêt pour l’œuvre de Dietrich — font légitimement penser qu’il peut s’agir d’un dominicain, éventuellement le propriétaire même du codex.

  • Page de début 61
  • Page de fin 78
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Entre thomisme et antithomisme
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La solution de Thomas d’Aquin au problème de l’intensification des qualités souffre d’une certaine instabilité et, dans la génération suivante, a été disloquée par les différentes contraintes qu’elle tentait de concilier. Cet article explore les réponses apportées par Gilles de Rome, Godefroid de Fontaines, Pierre d’Auvergne et Thomas de Sutton. Introduite par Godefroid, mais développée par Sutton, la notion de mode va jouer un rôle très important. La solution de Sutton, particulièrement, invite à une comparaison avec la théorie des modes intrinsèques chez Duns Scot.

  • Extrait

    C’est avec les Catégories d’Aristote que naît le problème de l’intensification des qualités, mais un des lieux pour le discuter au Moyen Âge est classiquement la question de l’augmentation de la charité, à la distinction 17 du livre I d’un Commentaire des Sentences. Toutefois, les mêmes thèses s’appliquant aux qualités physiques, l’intérêt de ces discussions est loin d’être limité au cas de la charité et s’étend à la philosophie naturelle. Il s’agit de comprendre comment certaines entités telles que chaleur, dureté, ou justice, qui sont cataloguées comme qualités dans la nomenclature ontologique aristotélicienne, croissent ou décroissent en intensité. La difficulté est de définir de quel type d’augmentation il peut bien s’agir, étant donné que nous n’avons pas ici affaire à des quantités ou à des entités directement quantifiables.

  • Page de début 157
  • Page de fin 204
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)