Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (8)

Voici les articles du fascicule n°3 du tome CXIII de la Revue Thomiste (publiés en 2013).

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  • Résumé

    Pour montrer la fécondité de la thèse de son dernier ouvrage Le livre des Vingt-quatre philosophes, Résurgence d’un texte du IVe siècle (Paris, 2009), Françoise Hudry, appelait de ses voeux une recherche vers une probable influence sur Augustin de ce texte rendu à Marius Victorinus. Ce travail s’efforce d’y répondre en comparant la sentence XXII avec quelques passages de la Lettre XI qu’Augustin écrivit à Nebridius. Cette confrontation est enrichissante sur trois points. Premièrement, un renforcement de la thèse proposée par F. Hudry et une meilleure approche de la Lettre XI. Deuxièmement, cette dernière reliée aux écrits de cette époque permet de saisir d’une part à quel point, le Fils, le Verbe en son incarnation manifeste l’activité divine et la réalisation de l’activité philosophique en sa tripartition ; et d’autre part, pourquoi Augustin identifie la dialectique à la vérité. Enfin et troisièmement, elle permet de mieux saisir le lien qu’il y a entre l’expression idipsum et la Vérité évitant de réduire idipsum à une dimension ontologique ou encore déictique

  • Extrait

    Dans son dernier ouvrage, Le Livre des XXIV philosophes, Résurgence d’un texte du ive siècle, Françoise Hudry propose une analyse des sources de ces sentences : les pythagoriciens, Philon, les textes sapientiaux de la Bible, le commentaire In Parmenidem de Turin, Aristote sont cités à la barre, ce qui lui permet de conclure de manière remarquable :
    La forte présence, appuyée sur des traductions précises, du commentaire In Parmenidem de Turin, dont on ne connaît jusqu’ici qu’un seul manuscrit, du Ve-VIe siècle, et encore un manuscrit palimpseste, c’est-à-dire où le texte grec d’origine sur le parchemin délavé est sous-jacent à un autre écrit, latin, copié par-dessus en raison de la rareté du parchemin ; la présence également de Philon, dont les ouvrages jamais traduits en latin furent vite oubliés de l’Occident, tendent à situer le Liber XXIV philosophorum au IVe siècle de notre ère, au temps où Plotin et Porphyre demeuraient connus des Latins, où saint Ambroise utilisait Philon et allait se heurter encore à Milan à l’arianisme de l’impératrice Justine (386).

  • Page de début 379
  • Page de fin 398
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Ce bulletin de christologie présente différentes contributions : 1) à l’histoire des doctrines christologiques du Nouveau Testament et de la période patristique ; 2) à l’examen du contexte doctrinal de la christologie thomasienne et sa postérité intellectuelle dans l’École thomiste ; 3) à la christologie trinitaire des mystères de la vie de Jésus (Thomas d’Aquin et Hans Urs von Balthasar) ; 4) sur la résurrection du Christ ; 5) et un prolongement spirituel de la christologie.

  • Extrait

    La production christologique semble connaître un regain de faveur ; mais disparate, elle ne dessine pas encore de contours très précis. On remarquera une tonalité générale plus balthasarienne que rahnérienne. Changement de style, changement de ton, changement de toile de fond, avec une nette diminution des contributions européennes. L’Allemagne, et la France plus encore et depuis plus longtemps, ne donnent plus le tempo. La littérature nord-américaine connaît une belle vitalité, inégale, mais prometteuse. On remarquera que si l’arbre français se fait vieillissant, il donne encore quelques beaux fruits d’arrière-saison, en attendant quelques jeunes pousses en gestation. Comme il n’est pas possible de regrouper sous un même chapeau cet ensemble, nous avons maintenu la division de notre bulletin par catégorie historique, doctrinale ou thématique

  • Page de début 453
  • Page de fin 500
  • Catégorie Bulletin
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le statut de la visibilité du mystère ecclésial — sa sacramentalité — est mis par Vatican II (Lumen gentium, nos 1-4 et Ad Gentes, n°1) en relation étroite avec les missions visibles du Fils (Incarnation) et de l’Esprit (Pentecôte). La question posée est de savoir si la visibilité des actes ecclésiaux qui communiquent la grâce du salut (prédication et sacrements) se situe en lien étroit avec les missions visibles du Fils et de l’Esprit, ou bien si ces actes manifestent les missions invisibles. De la réponse proposée dépend une compréhension précise de la sacramentalité de l’Église en relation avec la sacramentalité du mystère du Christ.

  • Extrait

    Lorsque Vatican II a entendu présenter le mystère ecclésial en sa source, il l’a situé d’emblée en relation avec le mystère trinitaire : l’Église naît et vit du dessein de salut du Père qui préside à l’envoi du Fils et de l’Esprit. Cette présentation trinitaire se retrouve de façon quasi identique au début du décret sur l’activité missionnaire de l’Église : « L’Église pérégrinante est par nature missionnaire car elle-même tient son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père. » Nous proposons par cette simple note une précision concernant les missions visibles du Fils et de l’Esprit. Cette précision nous paraît importante pour saisir en sa source la « nature » sacramentelle de l’Église en ce monde, c’est-à-dire le «statut» en quelque sorte de sa visibilité. En effet, les missions visibles des deux Personnes envoyées sont au principe de la sacramentalité de l’Église, et c’est pourquoi l’affirmation de cette sacramentalité est mise immédiatement en relation, tant dans Lumen gentium, no 1 que dans Ad Gentes, no 1, avec l’exposé sur les missions visibles du Fils et de l’Esprit.

  • Page de début 399
  • Page de fin 410
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 0
  • Page de fin 0
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    En fondant la métaphysique, Aristote avait repris à son maître Platon le principe de contradiction, et présenté ce dernier comme « l’axiome des axiomes », soit la première des vérités éternelles absolument nécessaires, fondement premier de tout raisonnement et de toute science. Si pénétré qu’il fût d’aristotélisme, Hegel n’en a pas moins conduit un examen du principe qui renverse du tout au tout la portée que lui donne Aristote, et conforte la thèse hégélienne célèbre selon laquelle « la contradiction est la marque du vrai et non du faux », thèse qui ne démarque encore la philosophie de la sophistique que par une référence à la vérité que celle-ci récusait. Cette proximité inquiétante invite pour autant à examiner la critique hégélienne du principe, à partir de son exposition dans l’Encyclopédie des sciences philosophiques.

  • Extrait

    La philosophie hégélienne peut être comprise en général comme une réhabilitation de la métaphysique en tant que connaissance théorique de l’absolu, consécutive au discrédit jeté sur elle par la philosophie critique. Mais la conception hégélienne de l’histoire de la philosophie, comme progrès nécessaire de celle-ci, interdisait à Hegel de comprendre sa propre réfutation du kantisme comme l’injonction d’un retour à des positions pré-kantiennes. Bien plutôt le moment critique de la philosophie devait-il être compris comme un développement de ces dernières, propre à les conduire à une vérité qu’elles portaient en elles sans en avoir conscience, mais qu’elles ne pouvaient rejoindre que par le moyen de leur réfutation, et non pas en dépit de celle-ci.

  • Page de début 355
  • Page de fin 378
  • Catégorie Article
  • Sous-titre La critique hégélienne du principe de contradiction
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 353
  • Page de fin 354
  • Catégorie Couverture

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  • Page de début 501
  • Page de fin 528
  • Catégorie Article

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  • Résumé

    Cette étude présente l’exégèse de Mt 8, 10 sur l’étonnement du Christ par saint Augustin et saint Thomas d’Aquin. Se faisant l’écho de la tradition de la philosophie grecque, l’un et l’autre partent de la conviction que l’étonnement est une caractéristique spécifique de la connaissance humaine. Saint Thomas relie l’étonnement à ce qu’il nomme la scientia acquisita experimentalis. Par sa nature humaine, le Christ, viator, se trouve sur la route de la connaissance progressive de la réalité et de ses causes, sur la route vers Dieu le Père. Ainsi la sanctifie-t-il.

  • Extrait

    L’homme est un être qui s’étonne. Il rencontre l’ensemble multiforme de l’étant dont il ne comprend entièrement ni les détails ni la totalité, qui ne cesse de l’étonner, et par ce qu’il est, et par le fait même qu’il existe. Il apparaît tantôt admirable, tantôt épouvantable, mais le plus souvent étonnant. Car si une réalité parle à l’homme et capte son attention, elle éveille en lui l’étonnement, la question « pourquoi ? » qui est le premier pas sur le chemin qui mène du savoir incomplet jusqu’à la connaissance des causes, c’est-à-dire vers la communion plus profonde avec la réalité elle-même. La rencontre avec l’étant, dans lequel l’homme perçoit l’acte d’être, son fondement subsistant et sa source — Dieu —, fait avancer l’homme au rythme des questions/réponses. La capacité de poser la question de la cause de ce qui apparaît définit le statut de l’homme comme tel, son enracinement dans le monde, dans l’ensemble de l’être, et elle définit en même temps l’ouverture spécifique de son esprit, à savoir son être-en-relation et sa relation à l’horizon ultime.

  • Page de début 411
  • Page de fin 442
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Le sens de son étonnement selon saint Thomas d'Aquin
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)