Revue doctrinale de théologie et philosophie
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You are here:Accueil > La revue thomiste > Les publications périodiques > 1980 - Tome LXXX > 1980 - Fascicule n°2

Les articles (8)

Voici les articles du fascicule n°1 du tome CXIV de la Revue Thomiste (publiés en 2014).

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  • Résumé

    Cet article a pour but d’explorer comment saint Thomas coordonne éthique et politique grâce à la notion de justice générale. Celle-ci en ajoutant une orientation vers autrui aux vertus particulières donne à l’éthique une dimension plus noble que la perfection individuelle. En contrepartie, la politique se trouve chargée d’une mission qui concerne non seulement la vie mais aussi la vie bonne dans une cité donnée et selon des critères de possibilité réalistes. Élargissement de l’éthique et anoblissement de la politique se répondent. La loi est le moyen de cette correspondance.

  • Extrait

    La justice générale chez saint Thomas est une notion directement héritée d’Aristote, qui lui-même la reçoit du Platon de la République. Aussi saint Thomas la fait sienne d’abord dans son commentaire sur l’Éthique à Nicomaque au début du livre V, puis il la reprend dans la Somme de théologie au moment de l’étude du droit et de la justice, c’est-à-dire au cours des questions 57 et 58 de la Secunda Pars. La Somme contre les Gentils est silencieuse sur ce point.

  • Page de début 129
  • Page de fin 142
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La question du bien poursuivi par l’agir politique est l’une des plus délicates qui soit, puisque c’est toute la finalité de l’ordre politique qu’y s’y trouve engagée. Thomas d’Aquin reçoit de la tradition latine l’expression de «bien commun» qui n’est pas celle d’Aristote. Pour autant, s’il use très souvent de cette expression, il ne la définit jamais directement. En analysant les usages les plus significatifs, il apparaît clairement que le bien commun doit être saisi à la fois au niveau naturel et au niveau surnaturel. L’enjeu est alors de préciser, d’une part en quoi ce bien consiste, à chacun des niveaux et, d’autre part, comment saint Thomas articule ces deux expressions. On peut alors mesurer en quoi il demeure fidèle à Aristote et en quoi il le transforme, en théologien chrétien.

  • Extrait

    Toute l’étude de la vie humaine pratique par saint Thomas — celle qui relève des opérations humaines — s’inscrit dans une perspective téléologique. La considération de la fin poursuivie conditionne les analyses des opérations qui y conduisent. Comme Aristote l’exprime si nettement à l’ouverture de l’Éthique à Nicomaque, tout l’enjeu est de découvrir en quoi consiste cette fin, qui est un bien qui attire, et qui incite les hommes à poser des opérations en vue de l’obtenir. Le «bien commun» est l’expression par laquelle Thomas d’Aquin désigne la fin poursuivie par la politique.

  • Page de début 95
  • Page de fin 128
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 1
  • Page de fin 4
  • Catégorie Page de garde

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  • Page de début 155
  • Page de fin 176
  • Catégorie Recensions

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  • Résumé

    Face à l’idéologie des droits subjectifs, idéologie de plus en plus intolérante, la pensée de saint Thomas nous offre des ressources sans pareilles pour reconstituer une philosophie pratique capable de donner aux Européens les éléments d’orientation morale et politique qui leur font cruellement défaut. En déployant la proposition selon laquelle la créature rationnelle est soumise à la Providence divine sur un mode éminent puisqu’elle est rendue participante, par sa prudence, de cette Providence, saint Thomas nous donne les moyens de faire croître ensemble confiance en Dieu et confiance en nos propres forces.

  • Extrait

    Le tourment de chaque époque reçoit sa physionomie d’un certain nœud de problèmes, d’une difficulté spécifique à répondre à la question humaine première : que faire ? Cette difficulté est inséparablement pratique et théorique, elle concerne inséparablement l’action et l’intelligence. L’action humaine étant en premier lieu correctrice ou rectificatrice, elle présuppose un diagnostic, le plus exact possible, de notre situation en tant qu’elle réclame un remède, un diagnostic de notre prédicament, pour reprendre un vieux mot français que les Anglais, comme à leur habitude, nous ont dérobé. Quel est donc notre prédicament ?

  • Page de début 143
  • Page de fin 154
  • Catégorie Article
€8.17
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  • Résumé

    À la question de savoir pourquoi l’homme est un animal politique, le théologien redoute de donner une réponse qui ne serait pas recevable par le philosophe. Ainsi, la mise en valeur de la sociabilité originelle du premier couple humain, outre qu’elle repose sur un récit de forme mythique, étonnera par l’importance qu’y prendront à la fois Dieu et le Tentateur comme sujets, certes asymétriques, de la Cité primordiale. Or, Thomas d’Aquin va retirer de ce récit trois dimensions essentielles de la Cité en tant que fondatrices de l’énergétique sociale : 1, le drame humain des intelligences libres engage de soi l’eschatologie de la sanction divine ; 2, le perdant eschatologique (Satan) ne peut qu’attirer à sa perte les libertés par le jeu ostentatoire de la tentation ; 3, trop discrète, l’émulation demeure malgré tout la raison la plus profonde pour expliquer les formes de l’animalité politique. Cette émulation n’est donc pas assimilable à celles des sociétés animales. Contre le vertige inévitable né des approches de la Nature divine infinie, le désir de l’humanité immortelle doit s’apprivoiser par l’émulation politique de la recherche métaphysique et des pratiques de religion. La cité humaine est en vue de Dieu, et c’est à cause même de ce qu’est Dieu qu’elle est requise de s’organiser.

  • Extrait

    À ceux qui ne s’en seraient pas encore avisés, nous voudrions redire à quel point les récits de Révélation sur le paradis terrestre sont puissants et capables d’éclairer toute l’histoire et toute la logique humaine, au moins jusqu’au Nouvel Adam qui les éclaire en retour bien davantage. On pourrait penser qu’au regard de notre matière, la politique, ils sont hors sujet, ou plutôt, en attendant que l’humanité s’élargisse par le nombre jusqu’à former une manière de cité, que ces récits intimistes sont, en somme, hors d’oeuvre et font une saillie étrangère au gros de l’édifice, l’histoire sainte du Peuple de Dieu, laquelle relèverait, en effet, d’un examen de politiste.
    Nous estimons, au contraire, en nous autorisant d’une certaine définition de principe sortie de l’anthropologie thomasienne, que ces récits nous reconduisent à l’essence même, conçue dans le style le plus économe, de l’animalité politique du genre humain. Sans doute, cette cité primordiale, à la différence de la Jérusalem céleste où se consomme l’histoire du salut (Ap 21, 12), n’a pas eu le temps d’ériger des murs glorieux : si réduite en nombre et en majesté publique qu’elle se présente devant nous, elle n’en offre pas moins tous les caractères du défi citoyen, supposé qu’on le prenne dans sa densité et à sa hauteur authentiques, lesquelles ne réclament rien de ces politiques en surplomb auxquelles nous sommes accoutumés, et qui trop souvent nous dégagent de l’entreprise, de l’épreuve, de la mêlée politiques, au lieu de nous y engager.

  • Page de début 59
  • Page de fin 94
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Pourquoi l'homme est-il un animal politique ? L'épreuve eschatologique de la cité, entre émulation et tentation
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  • Résumé

    À l’inverse de Bossuet, saint Thomas ne tire pas une « politique des propres paroles de l’Écriture sainte ». Le XIIIe siècle a vu se constituer la théologie en science autonome et, par là même, les disciplines « humaines » acquièrent aussi leur indépendance. S’il ne cite donc jamais la Bible dans son commentaire de la Politique d’Aristote, il mentionne parfois la Politique dans certains de ses commentaires bibliques, en soulignant le cas échéant les concordances entre l’Écriture et Aristote. Dans le De regno (ou De regimine principum), on relève 58 citations scripturaires (surtout de l’Ancien Testament) pour la partie authentique; mais cela représente un pourcentage relativement faible et les citations ne sont là qu’à titre illustratif. Une seconde partie de l’étude analyse
    les commentaires des passages à connotation « politique » dans l’exégèse biblique de saint Thomas (notamment Rm 13, 1-7 ; 1 Co 6, 1-6 ; 1 Co 2, 8 ; Mt 22, 21 ; Jn 18, 36). Les éléments de réflexion politique sont présents mais il n’y a pas de « système » : la science politique est au service de l’exégèse, qui est l’objet premier du travail de saint Thomas.

  • Extrait

    Le titre initial de ma communication, « Une politique tirée de l’Écriture sainte », était assez attrayant. Il m’a évidemment donné envie de relire Bossuet, et je m’étais dit que je trouverais dans sa Politique tirée des propres paroles de l’Écriture sainte des éléments et une méthode qui pourraient m’aider à construire mon exposé. Mes souvenirs de Bossuet étaient bien lointains… et la lecture de son traité m’a pour le moins surpris. Oui, Bossuet tire de la Bible de quoi faire un éloge en bonne et due forme de la monarchie absolue — les premières lignes de son adresse à « Monseigneur le Dauphin » sont sans ambiguïté :
    "Dieu est le Roi des rois, c’est à lui qu’il appartient de les instruire et de les régler comme ses ministres. Écoutez donc, Monseigneur, les leçons qu’il leur donne dans son Écriture, et apprenez de lui les règles et les exemples sur lesquels ils doivent former leur conduite."
    Bossuet utilise surtout des textes de l’Ancien Testament, qu’il exploite et manipule selon son intention — ce qui laisse quelque peu perplexe le lecteur actuel de la Bible, qui trouve dans les livres historiques de l’Ancien Testament une mise en question constante de la royauté et de tout pouvoir absolu et dans les dénonciations des Prophètes un langage révolutionnaire, que le Nouveau Testament radicalise en l’attribuant à Jésus.
    Peut-on faire un constat similaire avec saint Thomas d’Aquin ? Certes, lui aussi a écrit un traité destiné à l’instruction d’un jeune souverain, le De regno ou De regimine principum au roi de Chypre, et apparemment
    la dédicace va dans le même sens que Bossuet :

  • Page de début 5
  • Page de fin 22
  • Catégorie Article
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  • Résumé

    Cet article étudie l’enseignement des théologiens du milieu du XIIIe siècle, spécialement saint Thomas d’Aquin, sur l’organisation de la société des démons (cf. Summa theologiae, Ia, q. 109). Après avoir présenté le donné théologique traditionnel, il envisage la manière dont ces théologiens conçoivent la structuration de la société des démons en « ordres » et justifient la présidence de Satan. Cet enseignement démonologique constitue une « expérience de pensée » qui aide à comprendre comment peut subsister une structure sociale dont les membres ne sont mus que par l’égoïsme et rejettent toute référence à un bien commun moral. Pour saint Thomas, la clé de ce paradoxe réside dans la permanence chez les démons d’une nature bonne qui, pour être subjectivement contrariée, n’en est pas moins objectivement présente et agissante en eux.

  • Extrait

    L’angélologie médiévale est un précieux palimpseste. Elle est certes, de première intention, une réflexion théologique, parfois indiscrète, sur ce secteur du réel, pressenti par la raison métaphysique et manifesté par la Parole de Dieu, que constitue le monde invisible des purs esprits créés. Mais qui gratte tant soit peu la surface du manuscrit voit aussitôt surgir devant lui un grouillement de problématiques intellectuelles toutes plus fascinantes les unes que les autres. L’angélologie permet en effet des « expériences de pensée » qui éclairent d’un jour original les questions philosophiques ou théologiques les plus actuelles.

  • Page de début 23
  • Page de fin 58
  • Catégorie Article
  • Sous-titre De l'organisation de la société des démons selon les théologiens du XIIIe siècle
€8.17
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