Revue doctrinale de théologie et philosophie
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You are here:Accueil > La revue thomiste > Les publications périodiques > 1996 - Tome XCVI > Les articles > Le traité de saint Thomas sur la Trinité dans la Somme contre les Gentils

Les articles (7)

Voici les articles du fascicule n°1 du tome CXVII (2017).

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  • Résumé

    Ce bulletin « Théologie et science  (I) » analyse un domaine scientifique qui pose des questions radicales pour l’anthropologie : les neurosciences. La première partie donne une présentation de ce savoir. Elle en relève les ambitions anthropologiques : fonder une « science de l’esprit ». Elle analyse les fondements et y reconnaît une philosophie de la nature où le concept d’émergence est décisif dans un contexte de pensée de la vie en évolution.

  • Extrait

    Dans notre précédent bulletin sur les sciences, centré sur la question de la place de l’humanité dans la nature, notre attention était retenue par les résultats de la paléontologie humaine et par l’inscription de l’apparition de l’humanité dans la continuité du processus de l’évolution. La présente étude s’inscrit dans le même contexte : face au réductionnisme scientifique, manifester la grandeur de l’humanité. L’enracinement scientifique est maintenant le domaine des neurosciences qui étudient le cerveau humain. Les questions posées s’inscrivent dans la même perspective, puisqu’il y a une continuité entre le cerveau des animaux supérieurs et que le fonctionnement neuronal est compris selon des modèles fondés sur l’expérimentation. Les questions sont d’une certaine manière plus radicales, puisqu’il s’agit de ce qui est proprement humain, la pensée. Sur ce point, la démarche de saint Thomas d’Aquin nous semble exemplaire et c’est donc dans le même esprit que cet éminent lecteur du traité d’Aristote peri psychès que nous avons lu les travaux scientifiques qui seront à la base de notre quête de l’âme humaine. Notre recherche est donc anthropologique, mais comme saint Thomas lui-même dans la Question disputée De  anima, nous n’introduirons pas a priori des éléments venus par la Révélation et précisés dans la Tradition chrétienne. Ce serait amputer le réel d’une part significative que d’ignorer les apports de ces expériences fondatrices. Et de même, nous ne resterons pas dans le seul domaine des sciences humaines pour ouvrir sur les perspectives chrétiennes. La difficulté est d’articuler les ordres de la réalité, comme le fait saint Thomas d’Aquin dans la Somme de théologie.

  • Page de début 109
  • Page de fin 130
  • Catégorie Bulletin
  • Sous-titre Neurosciences et âme humaine
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Nous  inaugurons  un  bulletin  de  théologie  sacramentaire  dont  les premières livraisons seront consacrées au mariage, à l’occasion du récent synode sur la famille. Trois ouvrages fondamentaux sont ici analysés en détail : le traité du mariage de Jean-Philippe Revel (2012), la thèse d’Hélène Bricout sur le ministre du sacrement du mariage (2015) et l’essai du cardinal Marc Ouellet sur le mariage comme sacrement primordial, clef de lecture de l’ensemble de la sacramentaire et du mystère chrétien (2014). Les deux premiers se complètent admirablement dans leur tentative de réhabiliter la thèse de Melchior Cano sur le prêtre comme ministre ordinaire du mariage et de battre en brèche la position inverse de Bellarmin devenue opinion commune selon laquelle ce sont les époux qui en sont eux-mêmes les ministres. Le troisième, qui s’en tient sur ce point à la doctrine commune, rejoint les deux autres quant à la nécessité de repenser ce sacrement à nouveaux frais afin de dépasser le cadre étroit qui lui a été longtemps assigné et lui faire produire de nouveaux fruits pour notre temps.

  • Extrait

    Les deux dernières assemblées du synode des évêques sur la famille ont suscité de nombreuses publications sur le mariage et sur la question délicate des divorcés remariés, dont un certain nombre mérite d’être signalé du point de vue de la théologie sacramentaire. C’est aussi l’occasion de présenter quelques ouvrages plus anciens mais d’importance sur le sujet, à commencer par celui du frère Jean-Philippe Revel, qui s’inscrit dans l’entreprise plus vaste d’une véritable somme théologique sur les sacrements et qui fera lui aussi référence. Nous avons déjà présenté dans un précédent bulletin les volumes sur le baptême et les sacrements en général (I/1 et 2, 2004-2005), la confirmation (II, 2006) et l’onction des malades (VI, 2009)  3 . Il nous restera pour un prochain bulletin celui sur la pénitence (V, 2014), publié à titre posthume. Les volumes prévus sur l’eucharistie (III) et sur l’ordre (IV) manqueront définitivement. — Ce septième volume s’organise en sept chapitres regroupés en deux parties inégales. La première partie présente le sacrement du mariage en général : 1. La révélation du mystère du mariage dans l’Écriture ; 2. La grâce sacramentelle (res tantum). La seconde partie examine quelques questions spéciales : 1. L’histoire du rite liturgique (signum tantum) ; 2. La détermination du rite essentiel et du ministre ; 3. Le lien matrimonial (res et sacramentum) ; 4. Les fins du mariage  ; 5. La situation respective du mariage et de la virginité. — Le genre est celui d’un traité de théologie, ce qui n’exclut pas des considérations pastorales fondées sur une longue expérience en paroisse. L’A. veut faire œuvre de tradition en renvoyant avant tout aux sources, aux grands auteurs et au magistère même récent plutôt qu’aux dernières études en date, contrairement aux usages académiques actuels. On retrouve de ce point de vue les qualités pédagogiques et scientifiques remarquables des ouvrages précédents, avec une même attention aux sources scripturaires, patristiques et liturgiques ; un excellent exposé des principaux débats doctrinaux scolastiques ou contemporains, parfaitement informé de la position de saint Thomas d’Aquin sans pour autant le suivre toujours à la lettre, prenant clairement position tout en laissant place à l’argumentation contraire. Seule la section sur le divorce empêche de recommander ce traité de manière inconditionnelle.

  • Page de début 131
  • Page de fin 160
  • Catégorie Bulletin
  • Sous-titre Le mariage
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Catégorie Couverture

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  • Résumé

    Saint Thomas d’Aquin enseigne que l’acte humain objectivement mauvais posé sous l’influence d’une conscience erronée que l’on suit n’est pas bon. Toutefois, si cette conscience est erronée en raison d’une ignorance qui excuse, la volonté, elle, est bonne lorsqu’elle pose cet acte par ailleurs défectueux. Il n’en va pas de même si cette ignorance est elle-même coupable. Dans ce cas, l’erreur ou l’ignorance n’excusent pas. Malgré tout, c’est toujours un péché d’aller contre sa conscience lorsque celle-ci prescrit ou interdit, même lorsqu’elle est objectivement erronée, que cette erreur soit coupable ou non. L’Aquinate  est  arrivé  progressivement  à  ces  conclusions,  comme  le  montre le passage en revue chronologique de ses œuvres, depuis le Scriptum sur les Sentences, jusqu’au Commentaire sur l’épître aux Romains.

  • Extrait

    Il est assez courant de nos jours d’entendre et de lire qu’un acte posé en fonction d’une conscience erronée est bon. Qu’aurait pensé saint Thomas d’une telle assertion ? D’après notre recherche dans l’Index thomisticus, l’Aquinate utilise 62 fois l’expression conscientia près de erronea ; 53 fois conscientia avec ligare (dont certaines fois avec conscientia erronea) ; 11 fois conscientia près du mot excusare. Nous nous proposons ici de déterminer la position de saint Thomas (ou les positions, s’il a évolué) quant à savoir primo, si la conscience erronée oblige, et secundo, si la volonté qui suit la conscience erronée est bonne. Pour cela, nous analyserons les textes obtenus par notre recherche. Après quoi nous pourrons synthétiser la doctrine du Docteur angélique.

  • Page de début 55
  • Page de fin 94
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Cette note doctrinale propose de revisiter la double question de l’individuation et de l’essence et leur articulation métaphysique. Elle fait suite à diverses interprétations qu’elle discute et en raison desquelles l’A. cherche une meilleure formulation.

  • Extrait

    Cette note doctrinale n’est pas une étude de l’ensemble du corpus des textes de saint Thomas relatifs à l’individuation et à l’essence, ce qui appellerait des analyses longues qui ont déjà été faites, mais plutôt de préciser ce qui n’apparaît pas toujours clairement intelligible et qui fait l’objet de débats entre interprètes. Il s’agit ici d’apporter des éléments de clarification qui sont à verser au dossier.
    La doctrine thomiste de l’individuation de la forme substantielle par la matière fait l’objet d’appréciations négatives. On lui reproche soit une insuffisance soit une incohérence. Michel Bastit affirme que si la forme, qui est principe d’être, n’est pas suffisante pour individuer, il semble s’ensuivre que l’existence n’est pas de soi individuelle. De son côté, Antonio Petagine pense que, plutôt que de faire de la matière le principe d’individuation de la forme, il aurait donc été plus convenant de chercher sa source du côté du sujet lui-même, d’autant que, selon lui, saint Thomas tient simultanément deux positions inconciliables : ou la matière est sujet purement potentiel par rapport à la forme, ou elle est principe d’individuation de la forme.

  • Page de début 95
  • Page de fin 108
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Recensions de :

    Alexander E. ELINSON, Looking Back at al-Andalus, The Poetics of Loss and Nostalgia in Medieval Arabic and Hebrew Literature, « Brill Studies in Middle Eastern Literatures, 34 », Leiden-Boston, Brill, 2015, 1 vol. de x-186 p.

    Alan VERSKIN, Islamic Law and the Crisis of the Reconquista, The Debate on the Status of Muslim Communities in Christendom, «Studies in Islamic Law and Society, 39 », Leiden - Boston, Brill, 2015, 1 vol. de x-202 p.

    Talal AL-AZEM, Rule-Formulation and Binding Precedent in the Madhhab-Law Tradition, Ibn Quṭlūbughā‘s Commentary on The Compendium of Qudūrī, «Middle East and Islamic Studies : Islamicate Intellectual History, 2», Leiden-Boston, Brill, 2016, 1 vol. de xvi-258 p.

    Belkacem BENZENINE, Penser la laïcité dans les pays arabes, De la Renaissance arabe à nos jours, « Penser le temps présent », Paris, L’Harmattan, 2014, 1 vol. de 340 p.

    Christian JAMBET, Le Gouvernement divin, Islam et conception politique du monde. Théologie de Mullā Ṣadrā, Paris, CNRS éditions, 2016, 1 vol. de 470 p.

    Controverses sur les écritures canoniques de l’islam, Sous la direction de Daniel De Smet et Mohammad Ali Amir-Moezzi, « Islam-Nouvelles approches », Paris, Cerf, 2014, 1 vol. de 436 p.

    Islam and Rationality, The Impact of al-Ghazâlî, Papers Collected on His 900th Anniversary, vol. 2, Edited by Frank Griffel, « Islamic Philosophy, Theology, and Science, 98 », Leiden-Boston, Brill, 2016, 1 vol. de xxx-344 p.

    Jean-Pierre NAKHLÉ, Le Criticisme dans la pensée arabe, Essai sur le rationalisme dans l’œuvre de Sadiq Jalâl al-‘Azm, « Pensée religieuse et philosophique arabe », Paris, L’Harmattan, 2015, 1 vol. de 138 p.

    Mehdi AZAIEZ, Le Contre-discours coranique, « Studies in the History and Culture of the Middle East, 30 », Berlin-Boston, Walter de Gruyter, 2015, 1 vol. de xviii-346 p.

    Najib George AWAD, Orthodoxy in Arabic Terms, A Study of Theodore Abu Qurrah’s Theology in its Islamic Context, « Judaism, Christianity, and Islam – Tension, Transmission, Transformation, 3 », Boston-Berlin, Walter de Gruyter, 2015, 1 vol. de xiii-466 p.

    Thomas WÜRTZ, Islamische Theologie im 14. Jahrhundert, Auferstehungslehre, Handlungstheorie und Schöpfungsvors-tellungen im Werk von Sa‘d ad-Dīn at-Taftāzānī, « Welten des Islams, 7 », Berlin-Boston, Walter de Gruyter, 2016, 1 vol. de viii-296 p.

    iAverroès : le philosophe et la Loi, Édition, traduction et commentaire de l’Abrégé du Mustaṣfā par Ziad Bou Akl, « Scientia Graeco-Arabica, 14 », Boston-Berlin-Munich, Walter de Gruyter, 2015, 1 vol. de x-502 p.

    Religious Conflict from Early Christianity to the Rise of Islam, Edited by Wendy Mayer and Bronwen Neil, «Arbeiten zur Kirchengeschichte, 121 », Berlin-Boston, Walter De Gruyter, 2013, 1 vol. de xii-256 p.

    Emmanuel PISANI, Le Dialogue islamo-chrétien à l’épreuve, Père Anawati, o.p. – Dr Baraka. Une controverse au vingtième siècle, « Religions et Spiritualités », Paris, L’Harmattan, 2014, 1 vol. de 214 p.

  • Page de début 0
  • Page de fin 0

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  • Résumé

    Saint Thomas d’Aquin semble être le grand oublié des études sur le millénarisme. Sans doute est-ce parce que, dans l’histoire des doctrines, il se situe après le millénarisme patristique et avant le chiliasme moderne. Pourtant, le Docteur angélique a étudié cette doctrine plus que ses pairs. L’analyse qu’il fait de cette aporie de l’eschatologie collective est un modèle de travail théologique. Pour en saisir toutes les harmonies, le présent article commence par replacer la question du millénarisme à la fois dans l’ensemble du donné révélé eschatologique et dans le contexte du XIIIe siècle. Puis vient la présentation des textes de Thomas sur le millénarisme joachimite et le chiliasme patristique, avec un sommet spéculatif atteint sur la question du temps à la résurrection. Cette étude s’achève par une brève explicitation de la thèse thomasienne du millénium ecclésial, où l’Aquinate semble largement revisiter l’héritage augustinien. Autour du mystère de l’Incarnation, des ponts sont jetés vers une eschatologie que saint Thomas n’a pas connue, celle du royaume des justes de saint Irénée de Lyon.

  • Extrait

    Saint Thomas et l’eschatologie millénariste. Ce titre a quelque chose d’anachronique parce que saint Thomas d’Aquin ne connaissait pas à  proprement  parler  le  millénarisme.  Dans  l’histoire  des  doctrines, le Docteur angélique est un auteur se situant soit après, soit avant le millénarisme.Après parce que ce qui est appelé en théologie « millénarisme » est formellement  une  doctrine  patristique, principalement  de  la  période anténicéenne ; et les écrits millénaristes des Pères de l’Église ont à peu près totalement disparu de la tradition dogmatique de l’Église à partir du IVe-Ve siècle ; ils n’ont subsisté durant tout le Moyen Âge qu’aux marges occidentales et orientales de la chrétienté, en  Irlande et en Arménie. Ces textes ne réapparaîtront au cœur de l’Occident chrétien, dans les cercles théologiques et érudits, qu’à partir du xvie siècle. Saint Thomas, homme du XIIIe siècle, expose donc une doctrine qui est très peu connue de son temps, qui fait figure de vestige archéologique. Les théologiens médiévaux n’en avaient qu’une connaissance très approximative du fait de la perte des textes de référence. Au mieux, ils avaient accès à une copie déformée des catalogues d’hérésies de la patristique tardive qui, déjà, avaient schématisé le millénarisme à l’excès.

  • Page de début 5
  • Page de fin 54
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)