Revue doctrinale de théologie et philosophie
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You are here:Accueil > La revue thomiste > Les publications périodiques > 1911 - Tome XIX > Les articles > Revue analytique des revues - Annales de philosophie Chrétienne, mars 1911

Les articles (6)

Voici les articles du fascicule n°1 du tome CXIX (2019).

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  • Résumé

    Karl Barth et Wolfhart Pannenberg placent tous deux la notion de révélation au point de départ de leur théologie. Pour Barth, la révélation est parole souveraine de Dieu, tombant du ciel et suscitant la foi de l’homme autant qu’elle la sollicite ; pour Pannenberg, la révélation s’adresse à l’intelligence humaine, qui en comprend la crédibilité, en particulier par la connaissance historique, avant de franchir le pas de la foi. Ces deux interprétations divergent au point que Pannenberg considère la vision de Barth comme « autoritaire », et que Barth diagnostique dans la pensée de Pannenberg une reprise des errements de la théologie libérale.

  • Extrait

    Karl Barth et Wolfhart Pannenberg sont des hommes du XXe siècle. Barth est né en 1886, Pannenberg en 1928, et ils se rencontrent pour la première fois à Bâle en 1950. Cependant le chemin qui mène de la pensée de Karl Barth à celle de Wolfhart Pannenberg commence bien avant eux. Il n’est pas possible de le parcourir de manière compréhensible sans d’abord remonter plus haut, pour l’emprunter au niveau du siècle des Lumières. C’est ce que je vais essayer d’exposer maintenant.
    Commençons par Karl Barth. Comme étudiant en théologie, il a tout d’abord été formé à ce que l’on appelait la « théologie libérale ». Ce courant multiforme avait pour principe fondamental de répondre au mot d’ordre des Lumières, ainsi formulé par Kant : Sapere aude ! — on pourrait traduire : « Aie le courage de penser par toi-même ! » Il s’agissait pour la théologie de se libérer des « vérités toutes faites » imposées par le dogme ou la doctrine traditionnelle, et de se reformuler à partir de l’homme et du critère de la raison. Friedrich Schleiermacher (1768-1834) avait donné le coup d’envoi à cette nouvelle forme de théologie. Il se voulait à la fois pleinement chrétien et pleinement moderne. Barth se le représente, dans l’affrontement entre la foi et la « conscience culturelle   » de son époque, comme un homme à mi-chemin entre les deux armées, un parlementaire muni d’un drapeau blanc. Aux incroyants, Schleiermacher annonce une religion dans laquelle la doctrine n’a qu’une importance secondaire, l’essentiel étant le « sentiment de dépendance absolue », c’est-à-dire l’expérience que l’homme fait du divin dans sa vie, et dont les chrétiens proclament qu’elle s’accomplit en Jésus-Christ. Ce n’est pas ici le lieu d’entrer dans la pensée de Schleiermacher. Il nous suffit de savoir qu’il fut le père de la théologie libérale.

  • Page de début 55
  • Page de fin 65
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le commentaire de Job dû à saint Thomas occupe une place centrale dans l’histoire de l’exégèse de ce livre, qu’il renouvelle d’une manière fondamentale. Avant lui, l’influence dominante est celle des Moralia in Iob de Grégoire le Grand, qui voit dans Job une figure du Christ et exalte sa patience, dans une démarche d’exégèse spirituelle. En définissant comme littéral son commentaire (Expositio litteralis), Thomas aborde de front toutes les difficultés posées par ce livre étonnant. Roland de Crémone (o.p., † 1259) et quelques autres maîtres du XIIIe siècle annoncent cette nouvelle approche mais d’une manière encore très timide. Pour Thomas, le thème central du livre est le rôle de la Providence divine dans les actions de l’homme ; il fait entrer son exposé dans le cadre d’une disputatio, opposant donc deux thèses. Au service de cette nouvelle approche, Thomas se livre à une analyse précise du langage du livre et intègre à son étude des éléments scientifiques. Il semble également que les réflexions du philosophe juif Maïmonide dans son Guide des égarés, traduit en latin sans doute vers 1240, aient pu orienter saint Thomas vers cette approche nouvelle, qui constitue une étape majeure dans l’histoire de l’exégèse de Job.

  • Extrait

    Le livre de Job est certainement l’un des plus étonnants de la Bible : dans un cadre narratif surprenant (qu’il faut prendre au second degré ?), une série de dialogues, ou plutôt de monologues, vient poser des questions fondamentales. Si les répliques des amis de Job paraissent religieusement correctes, elles sont balayées par Dieu dans son intervention finale, alors que les discours de Job, théologiquement dérangeants, reçoivent son approbation. Sans parler des problèmes liés à la composition du livre ou à sa structure, avec notamment l’intervention de l’« intrus » Elihu, Job a suscité des lectures diverses à travers le temps. Pour nos contemporains, Job apparaît comme l’homme révolté et certains penseurs s’interrogent encore plus intensément sur le silence de Dieu, après les catastrophes du xxe siècle : les thèmes de la souffrance du juste, des voies mystérieuses de Dieu, de la présence du mal dans le monde (est-il livré au pouvoir d’un criminel, comme le suggère Job en 9, 24 ?) sont au coeur des réflexions actuelles. Il n’en a pas été ainsi de tout temps : l’exégèse ancienne voit en Job un saint (une figure du Christ, même), dont elle exalte la patience. D’une manière assez significative, certaines réécritures anciennes s’en tiennent au cadre narratif et omettent le coeur même du livre.
    Or, il semble bien que ce soit le commentaire de Thomas d’Aquin qui ait modifié en profondeur la perception que l’on pouvait avoir du livre de Job.

  • Page de début 31
  • Page de fin 54
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Intentio et materia
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    En août 2018, le pape François a modifié l’article 2267 du Catéchisme de l’Église catholique qui affirme désormais que le recours à la peine de mort est toujours inadmissible, car privant le coupable de la dignité dont toute personne est revêtue, même s’il s’agit d’un grand criminel. Loin de représenter une rupture par rapport au magistère antérieur, cette nouvelle rédaction apparaît davantage comme l’aboutissement d’un processus engagé il y a des années, dans la lumière des principes anthropologiques énoncés par Vatican II. Il reste que la mise en pratique de ce principe de prohibition de la peine capitale rencontre de redoutables difficultés.

  • Extrait

    L’Église n’a jamais aimé la peine de mort. Elle s’en est longtemps accommodée. Le cinquième commandement du Décalogue — « Tu ne tueras pas » — lui est trop familier pour qu’elle puisse jamais l’oublier. Voilà pourquoi, pendant les longs siècles de chrétienté, elle s’est interdit de mettre elle-même à mort un homme dont elle estimait qu’il méritait cependant cette peine : elle confiait cette tâche au pouvoir séculier avec lequel elle entretenait des liens étroits — c’est le propre des temps de chrétienté. Pierre Manent résume ainsi cette situation : « Ce qu’elle s’interdisait de faire elle-même, elle en reconnaissait la légitimité de principe quand l’auteur en était l’autorité politique légitime. » De fait, il semble bien que l’Église ait voulu confier au pouvoir temporel le soin de sanctionner le corps quand elle se réservait le sort de l’âme. Les récits de condamnés à mort convertis in articulo mortis émaillent la vie de bien des saints, jusqu’à Thérèse de l’Enfant-Jésus, et suscitent toujours l’admiration des fidèles.

  • Page de début 91
  • Page de fin 105
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    L’A. cherche ici à recueillir le meilleur de la position de saint Thomas, à en discerner les limites et à proposer quelques explicitations ou améliorations. La volonté divine permissive rend possible le mal moral, mais celui-ci ne s’ensuit pas nécessairement. Lorsque saint Thomas affirme que rien ne résiste à la volonté de Dieu à propos d’un effet donné ayant lieu à un instant du temps, cela vaut seulement de la volonté conséquente, laquelle tient compte de tout ce qui aura eu lieu avant cet instant. Donc la volonté de donner la grâce efficace tient compte de la non-résistance antérieure de l’homme à la grâce suffisante, et la volonté de donner la gloire à tel instant tient compte de la vie antérieure de mérite. Ce n’est pas de volonté antécédente que Dieu veut, indépendamment de toute considération des démérites, qu’il y ait des hommes à punir pour que sa justice soit manifestée. Ce n’est pas pour avoir des hommes à damner que Dieu a permis leur péché. Si l’acte de prédestiner, et l’ensemble de ses effets sont indépendants des actes des hommes, en revanche, la prédestination à un don précis tient compte de la prescience d’actes humains antérieurs à ce don. Le plan général du salut d’une personne use d’une série de moyens faillibles pour arriver à sa fin. L’esse communiqué par Dieu à l’effet de la cause seconde à travers celle-ci même est contracté par l’essentia (soit naturelle, soit intentionnelle) de la cause seconde. De ce fait, parmi les prémotions, seules les prémotions morales proposent comme objet de choix une spécification, et ce, de manière faillible, tandis que les prémotions physiques fournissent seulement le passage de la puissance à l’acte de délibérer et de choisir, c’est-à-dire l’exercice, et ce, éventuellement de manière infaillible. La grâce-motion n’est pas autre chose que le mouvement même de l’âme. Si Dieu est en train de mouvoir la volonté créée à l’exercice de tel choix, il est incompatible avec cette hypothèse que la liberté créée ne soit pas en train d’exercer ce choix-là, mais cela n’entraîne nullement que sous la même motion efficiente de Dieu à l’exercice du choix à propos de la même spécification, le choix n’aurait pas pu être autre.

  • Extrait

    Nos trois précédents articles exposaient l’enseignement de saint Thomas. Il nous reste, dans le présent dernier article, d’abord, à synthétiser l’essentiel en quelques propositions formant un bouquet doctrinal, dont nous prendrons occasion pour dissiper quelques malentendus (A) ; ensuite, à mentionner quelques limites remarquées au passage lors de la lecture du Docteur commun (B) ; et enfin, à suggérer quelques pistes personnelles permettant de surmonter, nous l’espérons, les difficultés rencontrées (C).

    A. — Cueillette d’un bouquet doctrinal et dissipation de malentendus

    Comme précédemment, nous examinerons les problèmes en cause d’abord dans le plan divin (1), ensuite dans sa réalisation (2). Et sur chaque aspect, nous suivrons le même ordre que dans les développements antérieurs.

  • Page de début 67
  • Page de fin 90
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le but de cette étude est de présenter les principaux éléments de la  méthode exégétique de saint Thomas dans le Commentaire du Livre de Job, sa façon de formuler les acceptions bibliques, les éléments structurels et les techniques heuristiques concrètes. La première partie porte sur l’analyse des fondements métaphysiques de son « imagination scripturaire » particulière, qui ne consiste pas en une juxtaposition d’associations mais en la conviction de l’unité de l’histoire du Salut. Cette conviction transparaît dans l’attention qu’il porte aux coutumes des Saintes Écritures et à leur approche linguistique (i.e. modus loquendi, etc.). La deuxième partie est une analyse des principaux éléments de son « épistémologie exégétique » en tant que signification d’un sens littéral, de la structure argumentative de ses commentaires, du rôle du quasi dicat ou alio modo et des avertissements contre toute forme de « péchés exégétiques ». Dans le même temps, l’intérêt de saint Thomas d’Aquin à découvrir le sens plein du texte et sa concentration sur ce sujet prouvent son talent de pédagogue. La troisième partie est consacrée aux éléments structurels de son commentaire de Job, que sont la divisio textus, les quaestiones ou notae.

  • Extrait

    L’une des tâches principales du théologien médiéval consistait à commenter l’Écriture sainte, tâche pour laquelle l’ensemble des trois éléments de l’enseignement universitaire étaient employés, la lectio, la disputatio et la praedicatio. Il n’est donc pas surprenant que Thomas d’Aquin ait fait des leçons sur un certain nombre de livres de la Bible, dont nous possédons aujourd’hui ses commentaires. Bien que l’étude de l’Écriture ait fourni à Thomas son inspiration la plus profonde, pendant des siècles ses commentaires sont restés dans l’ombre de ses contributions propres à la théologie chrétienne, comme la Somme de théologie ou la Somme contre les Gentils. D’un point de vue technique, quelques-uns de ces commentaires ont été écrits par Thomas lui-même (ou dictés par lui) et ont reçu des titres tels que ordinatio ou expositio. D’autres nous sont parvenus sous forme de reportationes, c’est-à-dire de notes prises par l’un de ceux qui assistaient à ses cours. Certaines de ces notes étaient « autorisées », après avoir été revues et corrigées par Thomas ou d’autres.

  • Page de début 5
  • Page de fin 30
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Ouvrages recensés

    Ambrogi (P.-R.), Le Tourneau (D.), Dictionnaire encyclopédique de Jeanne d’Arc (Ph.-M. Margelidon)
    Ambrosio (A. F.), Pouvoir et secret dans l’Empire ottoman (D. Urvoy)
    Arnold (M.), Martin Luther (S.-M. Morgain)
    Benzine (R.), Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? (F. Jourdan).
    Bonino (S.-Th.), Brève histoire de la philosophie latine au Moyen Âge (Marie de l’Assomption)
    Bonnet (S.), Défense du catholicisme populaire (Ph.-M. Margelidon)
    Borrmans (M.), Quatre acteurs du dialogue islamo-chrétien (F. Jourdan)
    Capelle-Dumont (Ph.), Diagne (S. B.), Philosopher en islam et en christianisme (F. Jourdan)
    Cocard (H.), L’Adoration, base de la rencontre entre chrétiens et musulmans (F. Jourdan)
    Collard (F.), La Passion Jeanne d’Arc (Ph.-M. Margelidon)
    Contamine (Ph.), Bouzy (O.), Hélary (X.), Jeanne d’Arc (Ph.-M. Margelidon)
    Cottret (B.), Histoire de la Réforme protestante (S.-M. Morgain)
    Cuypers (M.), Gobillot (G.), Idées reçues sur le Coran (F. Jourdan)
    De Franceschi (S. H.), Morales du carême (Ph.-M. Margelidon)
    Djavann (Ch.), Comment lutter efficacement contre l’idéologie islamique (F. Jourdan)
    Djavann (Ch.), Iran : j’accuse ! (F. Jourdan)
    Ducène (J.-Ch.), L’Europe et les géographes arabes du Moyen Âge (IXe-XVe siècle) (D. Urvoy)
    Guirous (L.), « Ça n’a rien à voir avec l’islam » ? (F. Jourdan)
    Hanne (O.), Jeanne d’Arc (Ph.-M. Margelidon)
    Huntzinger (J.), Initiation à l’islam (F. Jourdan)
    Islamic Thought in China (D. Urvoy)
    Jambet (Ch.), Le Gouvernement divin (F. Jourdan)
    Jeanne d’Arc, Le procès de Rouen (Ph.-M. Margelidon)
    Jourdan (F.), Islam et christianisme (A. Laurent)
    Kaouès (F.), Convertir le monde arabe (D. Urvoy)
    Khankan (S.), La Femme est l’avenir de l’islam (F. Jourdan)
    Krumeich (G.), Jeanne d’Arc en vérité (Ph.-M. Margelidon)
    Lacroix (X.), Avons-nous encore une âme ? (D. Perrin)
    Laurent (A.), L’Islam (F. Jourdan)
    Onfray (M.), Penser l’islam (F. Jourdan)
    Putallaz (F.-X.), Le Mal (Ph.-M. Margelidon)
    Rahal (G.), Le Corps dans la Falsafa (D. Urvoy)
    Raines (P.), Quel dialogue possible avec l’islam du Coran ? (F. Jourdan)
    Raison du Cleuziou (Y.), De la contemplation à la contestation (Ph.-M. Margelidon)
    Ramadan (T.), Le Génie de l’islam (F. Jourdan)
    Tabbara (N.), L’Islam pensé par une femme (F. Jourdan)
    Talbi (M.), Dieu est amour (F. Jourdan)
    Théologie et érudition de la crise moderniste à Vatican II (A. Desmazières)
    Urvoy (D. et M.-Th.), Enquête sur le miracle coranique (F. Jourdan)
    Urvoy (D.), Religions en rencontre (F. Jourdan)
    Véliocas (J.), L’Église face à l’islam (D. Urvoy)
    Yahya Ibn ‘Adi, L’Homme des perfections (F. Jourdan)

  • Page de début 131
  • Page de fin 176
  • Catégorie Recensions