Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (2)

Voici les articles du fascicule n°4 du tome CXVIII (2018).

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  • Résumé

    La grâce surnaturelle est nécessaire au salut, et à tout bien dans cet ordre, où elle a la toute première initiative. Elle est généralement nécessaire pour éviter le péché mortel, surtout longtemps. Le Christ l’a méritée comme suffisante pour le salut de tous. La grâce-motion agit soit comme provoquant immédiatement un acte indélibéré, et est alors dite opérante, soit comme accompagnant
    la volonté déjà agissante, et est alors dite coopérante. Elle coopère notamment à l’acceptation par notre libre arbitre de l’infusion de la grâce habituelle. Elle est nécessaire pour la persévérance dans cet état. Si l’homme n’y persévère pas, ce n’est pas parce que Dieu aurait eu l’initiative de la lui retirer, mais parce que par sa faute il est tombé dans le péché mortel ; ce n’est qu’alors que Dieu a éventuellement décidé de ne pas lui reproposer sa grâce.

  • Extrait

    B. — La grâce et le libre arbitre en particulier
    Dans la présente section, on récolte les enseignements de Thomas sur la grâce au sens strict, c’est-à-dire surnaturelle. On l’examine en général (1), puis on suit surtout la grâce actuelle, et dans l’histoire de l’homme depuis la vocation jusqu’à la persévérance finale (2).
    1. La grâce en général
    Et d’abord, dans quelle mesure l’Aquinate a-t-il professé la nécessité de la grâce en général (a) ? Et la suffisance de la grâce de la Rédemption en acte premier (b) ? Enfin, quel sens a pour lui la distinction entre grâce opérante et grâce coopérante (c) ?
    a) La nécessité de la grâce en général
    Le résumé du Compendium theologiae sur l’existence de la grâce va nous servir d’introduction : « Dieu exerce spécialement sa providence envers l’homme par sa grâce », car « la créature rationnelle est maîtresse de ses actes par le libre arbitre ». Il le fait 1° en aidant à faire le bien par « des enseignements et des préceptes de vie » ; 2° en rétribuant les actions. La fin de l’homme étant surnaturelle, s’y ajoute une aide surnaturelle intérieure, gratuite en sa source, et qui rend persona grata celui qui la reçoit, d’où son nom de « grâce ». Ce type de don remet les péchés. En effet, « les péchés sont rémissibles ». Et ce, jusqu’à la mort.
    La nécessité de la grâce peut donc être envisagée par rapport à deux finalités : pour faire le bien, et pour éviter le péché actuel. Commençons alors par le cas du bien à faire.

  • Page de début 573
  • Page de fin 595
  • Catégorie Article
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  • Résumé

    Le débat sur la « nouvelle théologie » créé par l’ouvrage Surnaturel du P. de Lubac a suscité de nombreuses réflexions sur la grâce divine, en particulier chez Karl Rahner. Celui-ci les a liées à sa conception de la philosophie de la connaissance, telle qu’elle s’exprime dans son ouvrage L’Esprit dans le monde. Mais sa conception semble être aussi unie à un autre champ important de recherche pour lui : les rapports entre l’Église et les religions non chrétiennes, avec sa célèbre thèse des « chrétiens anonymes ». Cet article vise à voir quels liens existent entre ces différents éléments de la pensée du jésuite allemand, et à comparer cette conception à celle de son prédécesseur, le P. Henri de Lubac.

  • Extrait

    Le but de cet article est de tenter de comprendre la conception qu’avait le P. Karl Rahner (1904-1984), un des théologiens les plus célèbres du XXe siècle, du rapport entre l’homme et la grâce — thème fondamental en théologie. Rahner l’a envisagé d’une manière très originale, à travers un concept qu’il a inventé : celui d’« existential surnaturel ». Nous voudrions donc nous arrêter sur cette notion, et la comparer à une autre, également restée fameuse dans l’histoire de la théologie : le « désir naturel de voir Dieu », à laquelle un autre jésuite du XXe siècle, le P. Henri de Lubac (1896-1991), s’est intéressé, et qui donna lieu à une violente polémique dans les années cinquante du siècle passé.
    Cette notion de l’« existential surnaturel » est souvent étudiée pour elle-même, dans le cadre de l’anthropologie chrétienne. Nous nous proposons de compléter cette étude en nous arrêtant sur un autre thème, également cher à Karl Rahner : celui des « chrétiens anonymes », qui est, la plupart du temps, présenté dans le cadre de l’ecclésiologie et du dialogue interreligieux. Or, il semble qu’il y ait d’étroites relations entre ces deux thèses et, plus généralement, la pensée théologique de Rahner : tel est l’objectif que nous nous sommes fixé dans cette contribution.

  • Page de début 531
  • Page de fin 572
  • Catégorie Article
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