Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (8)

Voici les articles du fascicule n°4 du tome CXVII (2017).

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  • Résumé

    Cet article constitue la seconde partie d’une étude dédiée à la vexata quaestio du désir naturel de voir Dieu, à laquelle l’auteur espère apporter une contribution originale. Après avoir exploré, dans la première partie publiée précédemment, six apories relatives à cette problématique, on élabore ici une solution systématique à partir du principe suivant : « Le désir est sans considération de sa possibilité ou de son impossibilité », c’est-à-dire antérieur au jugement que le sujet désirant forme sur l’accessibilité de l’objet désiré.

  • Extrait

    2. Une clef de solution inaperçue
    Dans le premier article de la Quaestio  disputata  De  spe,  Maître Thomas veut établir que l’espérance est une vertu ; au début de sa démonstration, il procède inductivement par comparaison avec le désir, puis avec d’autres affects. À cette occasion, il esquisse une description du désir dont la portée nous semble aussi décisive qu’inaperçue pour la question qui nous occupe, ce pourquoi nous citons d’abord ce passage en langue originale :
    …sperare  importat  motum  quemdam  appetitivae  virtutis  tendentem in bonum, non quidem ut iam habitum, sicut gaudium et delectatio, sed tamquam assequendum, sicut etiam desiderium et cupiditas. Differt tamen spes a desiderio in duobus. […] Secundo, quia desiderium est alicuius boni absolute, absque consideratione possibilitatis et impossibilitatis illius ; sed spes tendit in aliquod bonum, sicut in id quod est possibile adipisci : importat enim in sui ratione quamdam securitatem adipiscendi (espérer implique quelque mouvement de la vertu appétitive tendant au bien, non pas en tant que déjà possédé, comme la joie et la délectation, mais comme devant être ,atteint, à l’instar du désir et de la cupidité. Cependant, l’espoir diffère du désir en deux points. […] Deuxièmement, parce que le désir se porte sur quelque bien  de  manière absolue, sans  considération  de  sa  possibilité  ou de son impossibilité ; mais l’espoir tend vers quelque bien, comme vers ce qu’il est possible d’obtenir : il implique en effet, dans sa notion, une certaine sûreté d’obtention).

  • Page de début 531
  • Page de fin 568
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La mise en lumière de l’existence d’un ordre intelligible, ordre qui caractérise le monde des créatures spirituelles sans être en aucune manière
    extérieur au domaine de l’esse, permet de rejoindre les grandes intuitions de Jean de Saint-Thomas et du P. Ambroise Gardeil : Dieu-Trinité peut être découvert au cœur du juste, de la même manière que l’âme se connaît elle-même à la racine de ses opérations. Cette découverte s’effectue au plan de la connaissance « quasi » expérimentale des personnes divines dans l’âme. Mais cela ne suppose aucune « mise entre parenthèses » de la foi vive, ni de son exercice. Au contraire, la contemplation savoureuse des mystères dans la foi donne à cette connaissance expérimentale l’occasion de se réaliser.

  • Extrait

    e) Entre immensité et intentionnalité, l’ordre intelligible

    Les éléments à conjoindre sont donc les suivants : Dieu est dans sa créature en vertu de l’acte créateur. Cette présence fondamentale repose sur la communication de l’être. Il faut rappeler, avec le P. Gardeil, que cette communication est propre à Dieu, Ipsum Esse subsistens. Elle fonde le rapport le plus intime entre Dieu et sa créature. Telle est la présence ontologique, ou encore « d’immensité », par quoi Dieu est dans (esse in) tout ce qu’il crée. Puis, on trouve la présence intentionnelle : elle est comme métaphysiquement seconde, puisqu’elle ne s’étend pas au-delà de l’acte second. Enfin, la présence spéciale correspond au « mode spécial » selon lequel Dieu est dit être dans le juste. Elle est intrinsèquement liée à la grâce. Elle correspond, selon le schéma structurel retenu pour exprimer la présence, à une communication nouvelle qui est faite à l’homme en amont de ses actes seconds. La communication de la grâce n’est pas extérieure à l’esse, mais constitue une spécification propre de l’esse. La grâce n’ajoute pas plus à l’être que n’importe lequel de ses modes spéciaux — puisqu’elle est de l’être. Mais le nouveau mode d’être qu’elle constitue fonde, en vertu de sa spécificité, un nouveau mode de présence divine. Il existe en effet un esse in « spécial » de Dieu dans le saint que ne connaît pas l’être privé de la grâce.

  • Page de début 569
  • Page de fin 599
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Le Dieu intérieur
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La  valeur de la pauvreté  religieuse tient à son statut de conseil évangélique comme moyen de perfection, en tant qu’elle est source de liberté vis-à-vis des biens matériels, dont la possession est en soi légitime. Son origine et sa finalité sont dans la personne du Christ qu’il s’agit d’imiter par amour. Si elle doit être sanctionnée par un vœu, elle revêt diverses modalités en fonction de la fin poursuivie par chaque ordre, et peut aller jusqu’à l’absence de possessions communes, ce qui justifie la mendicité. En aucun cas, cependant, elle ne constitue un absolu, la perfection ne pouvant consister que dans la charité.

  • Extrait

    Saint Thomas a abordé à de multiples reprises la question de la pauvreté religieuse. Dès Pâques 1256, alors qu’il vient de recevoir la licentia docendi, le premier Quodlibet qu’il soutient contient une question consacrée au travail manuel des religieux, question connexe à celle de la pauvreté religieuse. Par la suite, elle occupe une place centrale dans les trois ouvrages où il a traité explicitement de la vie religieuse : Contre les ennemis du culte de Dieu et de l’état religieux, à l’automne 1256 ; La perfection de la vie spirituelle en décembre 1270 ; et Contre l’enseignement de ceux qui détournent de l’état religieux, au début de 1271. Cinq chapitres lui sont consacrés dans le livre III de la Somme contre les Gentils ; et dans la Secunda Secundae de la Somme de théologie, les cinq questions sur l’état de perfection lui font une large place. Pour Thomas, il ne s’agit pas d’une question purement théorique, qu’en bon théologien il devrait aborder au milieu d’autres, mais d’un sujet  existentiellement brûlant  à un triple titre. D’abord personnellement : issu d’une noble famille pouvant raisonnablement rêver pour lui.de l’accès à de hauts bénéfices ecclésiastiques, il fut confié encore enfant, par ses parents, à l’illustre abbaye du Mont-Cassin, avec l’idée qu’il en devienne un jour moine puis abbé. Sa décision d’entrer chez les frères prêcheurs, c’est-à-dire dans l’un de ces nouveaux  ordres  mendiants, alors peu considérés pour cette raison, n’avait pas été goûtée des siens, et avait entraîné une forte opposition pendant plus d’un an, jusqu’à ce que la détermination inflexible du jeune Thomas ne les oblige à céder, et à le laisser suivre la vocation de son choix C’est donc de haute lutte qu’il avait acquis le droit de vivre la pauvreté mendiante des dominicains. Communautairement ensuite, avec l’ensemble des religieux mendiants, dominicains et franciscains confondus, qui devaient faire face aux attaques en règle des séculiers leur contestant le droit d’enseigner à  l’université  de  Paris. La querelle entre les  séculiers  et  les  réguliers, commencée dès l’arrivée de ceux-ci dans les années 1220, prend une tournure dramatique à partir de 1254. Or la question de la pauvreté mendiante est au cœur des attaques de Guillaume de Saint-Amour, l’un des principaux maîtres parisiens engagés dans ce conflit, qui en contestait la légitimité. Comme dominicain enfin, dans le débat qui oppose son ordre aux franciscains, les deux ordres mendiants se séparant sur la place accordée à la pauvreté dans la perfection.

  • Page de début 601
  • Page de fin 626
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Valeur, modalités et limites
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Dans ce huitième bulletin de christologie, deux axes ont retenu l’attention : d’une part, quelques ouvrages d’histoire des  doctrines, généraux (thématiques) et particuliers (monographies) ; d’autre part, des études ou essais à la frontière de la théologie systématique (Pannenberg), de l’art, et des représentations culturelles de la figure du Christ.

  • Extrait

    La  christologie se distingue, en l’état actuel des publications (en  anglais, en français, en italien ou en allemand), plus par l’inventaire que par la recherche de solutions à des questions nouvelles ou anciennes posées en termes nouveaux, ce qui ne signifie pas une moindre qualité. Ce début de XXIe siècle voit la multiplication d’études et de monographies  savantes  de théologie ancienne, d’approches souvent moins théologiques que littéraires et philologiques, érudites, fort utiles au demeurant, mais dont la portée doctrinale est sujette à caution. Par ailleurs, on publie les œuvres complètes de théologiens de la deuxième moitié du XXe siècle : Lubac, Balthasar, Bouyer, Tillich, dont la dimension christologique (et trinitaire) est, à juste titre, mise en lumière. Voilà qui permet de dresser un meilleur bilan de la théologie après le Concile. Pour sa part, saint Thomas continue de susciter, surtout aux USA, de nombreux travaux, souvent de bonnes qualités, non que leurs auteurs proposent des perspectives nouvelles, mais ils montrent que les nouvelles problématiques, issues des années soixante-dix — ce qu’on a appelé « les nouvelles christologies », et qui se voulaient très anti-scolastiques —, trouvent leur meilleure réponse dans la scolastique médiévale, et singulièrement chez saint Thomas  ; ce qui prouve, s’il en était encore besoin, le rétrécissement des perspectives néothomistes de la première partie du xxe siècle, que ces christologies ont voulu dépassé

  • Page de début 627
  • Page de fin 658
  • Catégorie Bulletin
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Ce bulletin « Théologie et sciences (II) » prolonge l’analyse des fondements des travaux publiés dans les neurosciences. Elle en dit les sources métaphysiques et montre que la notion d’anima présentée par saint Thomas d’Aquin permet d’assumer les résultats scientifiques dans une anthropologie ouverte sur la Révélation.

  • Extrait

    Les neurosciences sont devenues un paradigme pour les sciences humaines, comme l’atteste le fait que « neuro » est utilisé comme préfixe de diverses disciplines avec l’intention de leur donner un label de qualité.En matière de pédagogie, la perspective classique issue des travaux de Piaget sur la formation de l’intelligence et fondatrice de la pédagogie a été enrichie de l’apport des neurosciences. On parle donc de « neuro-pédagogie cognitive ». Le fondement est que la mémoire et l’apprentissage passent par le cerveau. Il est clair en effet que certains troubles d’apprentissage (comme la dyslexie ou le déficit d’attention) ont des bases neuronales. La «  neuro-pédagogie » est utilisée pour fonder une « science de l’éducation » ; de même en psychologie. Il existe aussi une « neuro-psychanalyse ». Le terme désigne un courant de la psychanalyse nord-américaine (fort différente de la psychanalyse en France) qui s’est enraciné dans l’étude des émotions pour accéder à l’« inconscient ». Cette école s’enracine dans les travaux parisiens du jeune docteur Sigmund Freud étudiant les mécanismes neuronaux avant de s’attacher à traiter des maladies de l’âme (psychè en grec, Selle en allemand) par des moyens différents de la pratique médicale habituelle. Des écoles de psychanalyse se sont fondées avec le souci d’assumer les résultats des neurosciences. Pour l’action humaine, il y a également une « neuro-éthique », qui répond à trois champs. D’abord, étudier les bases neurologiques de l’éthique en répondant aux questions comme : quelle est la base cérébrale spécifique des « comportements moraux » (empathie, altruisme…) ; ensuite, explorer les conséquences des neurosciences : usage des médicaments non seulement pour traiter des états dépressifs mais comme amélioration des performances ou pour provoquer des types d’émotions ; et enfin, étudier les manipulations des foules ou des groupes. Dans ce cadre, il existe aussi une « neuro-économie » ; elle consiste à mettre au service du marché les ressources des neurosciences pour l’étude des motivations, des prises de décision ou de mise en pratique des choix dans le champ de l’économie. Les neurosciences sont utilisées à la fois pour connaître les effets émotionnels et les rationalités impliqués dans les comportements de la consommation. Il existe enfin une « neuro-théologie ». Celle-ci se fonde sur l’observation du cerveau des personnes en train de pratiquer la méditation dans un contexte religieux (moine bouddhiste ou religieuse contemplative) et d’observer l’activité  cérébrale avec même l’ambition de saisir les phénomènes comme l’extase mystique. L’utilisation des résultats a été immédiatement apologétique et reprise par les mouvements charismatiques : il existe une zone spécifique liée à la prière, ce qui signifie deux choses : l’être humain est naturellement religieux et son bien-être suppose une pratique religieuse source d’un bon équilibre moral et mental.

  • Page de début 659
  • Page de fin 682
  • Catégorie Bulletin
  • Sous-titre Oser parler de l'âme
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Recensions de :

    The Oxford  Handbook  of  the  Trinity, Edited by Gilles Emery, o.p. and Matthew Levering, New York, Oxford University Press, 2011, 1 vol. de xvi-632 p.

    Bertrand  Méheust,  Jésus  thaumaturge, Enquête sur l’homme et ses miracles, Paris, InterEditions, 2015, 1 vol. de xii-380 p.

    Michael Philip Penn, Envisioning Islam, Syriac Christians and the Early Muslim World, « Divinations : Rereading Late Ancient  Religion », Philadelphia, University of Pensylvania Press, 2015, 1 vol. de 304 p.

    An Anthology of Syriac Writers from Qatar in the Seventh Century, Edited by Mario Kozah,  Abdulrahim  Abu-Husayn,  Saif Shaheen  Al-Murikhi,  Haya  Al  Thani, « Gorgias Eastern Christian Studies, 39 », Piscataway (NJ), Gorgias Press, 2015, 1 vol. de xvi-718 p.

    Bar Hebraeus, The Ecclesiastical Chronicle, An English Translation, Translated by David Wilmshurst, « Gorgias Eastern Christian Studies, 40 », Piscataway (NJ), Gorgias Press, 2016, 1 vol. de xl-554 p.

    Jeanne-Nicole Mellon Saint-Laurent, Missionary Stories and the Formation of the Syriac Churches,  « Transformation of the Classical Heritage, 55 », Oakland, University of California Press, 2015, 1 vol. de xii-210p. + 1 carte.

  • Page de début 683
  • Page de fin 696
  • Catégorie Recensions

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  • Page de début 697
  • Page de fin 704
  • Catégorie Table des matières

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  • Page de début 0
  • Page de fin 0
  • Catégorie Couverture