Revue doctrinale de théologie et philosophie
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You are here:Accueil > La revue thomiste > Les publications périodiques > 1902 - Tome X > 1902 - Fascicule n°1

Les articles (8)

Voici les articles du fascicule n°2 du tome CXVII (2017).

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  • Page de début 0
  • Page de fin 0

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  • Résumé

    On dit et on écrit que Dieu ne punit ni en ce monde ni même dans l’autre. Dieu est amour et l’amour pardonne mais ni il ne corrige, ni ne sanctionne, ni ne châtie. S’il y a une justice rétributive, tout au plus récompensera-t-elle les mérites, si mérites il y a. Or la Bible, Ancien Testament et Nouveau Testament  confondus, laisse entendre que Dieu se manifeste, d’abord en ce monde, par des actes de jugements sauveurs, mais aussi par des avertissements salutaires et de justes punitions. Dès ici-bas Dieu punit les méchants et les corrige pour leur bien et celui des autres. Cette étude propose de faire le point sur cette délicate question, le plus souvent récusée par prétérition. Sans prétendre apporter une explication définitive ou complète, il s’agit au moins de mettre au clair certains principes théologiques et de formuler au mieux une proposition recevable au regard de la foi et des esprits modernes si profondément étrangers
    à l’idée même de juste punition.

  • Extrait

    Dieu ne veut ni le mal ni la mort du pécheur. Dieu veut le salut de tous les hommes, car il est bon et miséricordieux ; il veut faire de chaque homme un fils et le conduire à la béatitude céleste, tel est son éternel dessein. C’est pourquoi Dieu qui est Amour a noué une Alliance définitive avec l’humanité dans le Christ-Jésus. En lui, il a tout récapitulé pour se constituer un peuple nouveau, saint, l’Église. Dieu dans le Christ est notre rédempteur, celui qui nous sauve du péché et de la mort par sa mort et sa résurrection. Tout cela est certain, incontestable. C’est même l’essentiel du message évangélique.
    Pourtant l’Écriture donne aussi à voir que ce même Dieu sauveur châtie, corrige, punit les coupables dans ce monde comme dans l’autre. Il y a là un problème théologique que notre conscience moderne rend plus sensible encore. L’idée d’un Dieu vengeur, punissant les endurcis, nous est étrangère, insupportable même ; pourtant les textes sont là et ils sont nombreux. Pour ne donner que quelques références dans le Nouveau Testament, citons : Mt 3, 10 ; 7, 19 ; 10, 14-15 ; 11, 23-24 ; 25, 41, 46 ; Jn 15, 6 ; 2 Th  1, 8-9. La figure du Dieu justicier qui récompense et punit est bien présente dans la Bible jusque dans la littérature psalmique : Ps 54, 7. Outre qu’il ne convient pas de passer par-dessus trop rapidement, ou de les interpréter de telle manière qu’ils perdent toute réalité, leur âpreté provocatrice doit, tout au contraire, inciter à rechercher plus profondément ce qu’ils disent de Dieu, et que nous n’osons pas considérer. Pour notre part, nous nous en tiendrons à quelques remarques inspirées par ces textes bibliques, et par la lecture des passages où saint Thomas aborde cette question. Il va sans dire que cette étude ne prétend pas en aborder tous les aspects. Notre réflexion se situe plutôt dans l’horizon d’une réflexion sur le mystère de Dieu et de ses attributs.

  • Page de début 245
  • Page de fin 272
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Cet article cherche à établir qu’il est possible de comprendre la question de l’existence de Dieu comme le résultat d’une enquête de philosophie scientifique au terme de laquelle Dieu est découvert comme cause ultime du mouvement et de l’être. Alors, de ce point de vue, l’athéisme apparaît soit comme une ignorance avouée — l’agnosticisme — soit comme une ignorance par erreur qui consiste à substituer à Dieu quelque chose d’autre que Dieu.

  • Extrait

    Si l’on regarde l’état présent de la  philosophie de la religion, on constate une vive discussion entre ceux qui pensent, en suivant la tradition de Hume, que nous n’avons pas le droit de croire car nous ne possédons aucune évidence de l’existence de Dieu, et ceux qui soutiennent au contraire que nous avons ce droit de croire car il n’est pas nécessaire  d’avoir  une  telle  évidence  pour  être  épistémologiquement respectable. Parmi ces derniers, certains, comme Swinburne, montrent que nous avons cependant de bonnes raisons de croire, et même que l’existence  de  Dieu  est  l’hypothèse  hautement  la  plus  probable.  Tous ces philosophes font une référence commune à la croyance. Pour eux, la question de l’existence divine est une question de foi. La croyance, donnée ou non par une religion, serait la seule manière de savoir si Dieu existe ou non. La croyance devient même d’ailleurs la seule manière de connaître car même la connaissance sensible est aussi, selon Hume, une sorte de croyance. Le débat posé en ces termes sous-entend que Dieu n’est accessible que par la foi. Il sous-entend donc au fond une position théologique fidéiste et, philosophiquement, un scepticisme quant aux capacités métaphysiques de la raison. Il ratifie ainsi plus ou moins subrepticement la position humienne et kantienne, qui ont d’ailleurs des antécédents médiévaux.

  • Page de début 315
  • Page de fin 327
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Cet article soutient  l’idée  que  le  transhumanisme  constitue  un dépassement de la postmodernité. Pour cela, après une analyse des éléments les plus philosophiques de The Singularity is Near de Ray Kurzweil, un ouvrage pouvant être considéré comme l’un des principaux textes de référence du transhumanisme, l’A. en présente une double interprétation, l’une dans la perspective du concept moderne de nature en son élaboration originelle, l’autre dans
    une perspective thomasienne qui met en lumière la naturalisation de l’art et la contradiction à laquelle conduit inéluctablement le transhumanisme. L’article établit ainsi les conditions de l’opposition art/nature chez Thomas d’Aquin, et contribue à un renouvellement de la lecture de sa philosophie de la nature déployée tout au long de son commentaire de la Physica d’Aristote, en définissant la nature et la fonction des propositions conditionnelles dont il y est fait usage.

  • Extrait

    La philosophe espagnole Rosa María Rodríguez Magda invite à prendre acte de la fin de la postmodernité  :
    « …quand la pensée se convertit en scolastique et en lieu commun, elle trahit l’élan critique qui met en lumière le surgissement des conceptualisations innovantes. Il serait donc temps de donner une importance non pas tant maintenant à la rupture que représente la postmodernité, mais à sa propre faillite, ce qui est en fait "la crise de la crise" ».
    La postmodernité n’est pas un concept univoque, mais on sait qu’elle fut promue en philosophie par Jean-François Lyotard à la fin des années soixante-dix . Dans un rapport destiné au gouvernement du Québec, le philosophe de Vincennes estimait que le savoir avait changé de statut en raison du développement technologique, et en particulier de l’informatique. L’ordinateur allait favoriser les messages « riches en informations et faciles à décoder », au détriment de savoirs moins transparents, plus obscurs, plus difficiles à communiquer, comme les grands récits philosophiques qui légitimaient jusqu’à présent le discours scientifique. Mais surtout, depuis les années cinquante, le développement technologique avait fini par favoriser la marchandisation du savoir. «  Le problème est alors posé, écrivait-il : les appareils qui optimisent les performances du corps humain en vue d’administrer la preuve exigent un supplément de dépense. Donc pas de preuve et pas de vérification des énoncés, et pas de vérité, sans argent. » Autant dire que l’enjeu du savoir ne devait plus être une manifestation de la vérité mais l’optimisation de la performance : « On n’achète pas des savants, des techniciens et des appareils pour savoir la vérité, mais pour accroître la puissance. » Et J.-F. Lyotard d’en conclure que toute croyance en une histoire universelle tendue vers un grand but allait définitivement s’éteindre  : « Le grand récit a perdu sa crédibilité, quel que soit le mode d’unification qui lui est assigné  : récit spéculatif [celui de Hegel en Allemagne], [ou] récit de l’émancipation [celui des philosophes des Lumières en France]. »

  • Page de début 273
  • Page de fin 313
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Penser la nature avec Ray Kurzweil, Giordano Bruno et Thomas d’Aaquin
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    L’encyclique Laudato si’ du pape François marque un approfondissement de l’enseignement de l’Église sur l’écologie, dans la ligne de celui ébauché par Paul VI et développé par Jean-Paul II et Benoît XVI. Le caractère intégral de la préoccupation écologique, que l’on retrouve dans d’autres domaines de la doctrine politique et sociale de l’Église, témoigne de la nature anthropologique de celle-ci. Il invite à un nouvel exposé des fondements éthiques, singuliers et communautaires, de l’agir humain.

  • Extrait

    L ’enseignement  social  de  l’Église  se  développe  depuis  la  fin  du xixe siècle  à  la  façon  d’un  arbre  qui  étend  ses  ramifications.  Des branches nouvelles apparaissent au long des décennies, se développant en lien avec les autres, mais devenant elles-mêmes des domaines spécifiques portant chacun sur une dimension de la vie humaine en société. Depuis le pontificat de Léon  XIII, le magistère pontifical s’attache ainsi à  traiter  de  thèmes  qui  évoluent  au  rythme  des  transformations  des sociétés humaines, mais avec le souci d’avancer des principes pérennes qui, valant pour toute époque, permettent, si l’on y prête attention, de guider l’évolution de ces sociétés.
    Parmi les grands domaines abordés, le premier est celui du travail, à partir de Rerum novarum (1891), qui s’étend progressivement à la condition des hommes qui travaillent, aux organisations qui les réunissent, à la place du travail dans la vie humaine, etc. Le deuxième thème est celui des sociétés humaines, de leur organisation politique, de la coopération entre les États et de l’ordre international. Assez vite, en lien avec la situation économique et sociale du moment, se développent encore les réflexions sur l’organisation économique, le système économique libéral, ses vertus et ses dysfonctionnements. À partir des années soixante et de Populorum progressio (1967), le thème du développement, lié au précédent, s’impose comme un domaine à part entière, qui tend à embrasser le développement sous toutes ses formes : économique, mais aussi humaine, culturelle… C’est surtout à partir des années soixante-dix qu’apparaît le thème traité plus spécialement ici, celui de l’environnement et de l’écologie, qui est l’objet exclusif de l’encyclique Laudato si’ du pape François (2015). C’est dire que les domaines et l’enseignement ecclésial se multiplient, soulevant l’enjeu de l’unité et de la cohérence de ce vaste domaine magistériel.

  • Page de début 213
  • Page de fin 244
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    L’Unité de l’expérience philosophique brosse une vision d’ensemble, la marche de l’esprit humain lui-même saisi dans l’unité de son rapport à la philosophie, à travers les diverses doctrines qui en parcourent l’histoire. Ce livre, sans équivalent français, paru en anglais en 1937, est l’un des témoins majeurs  de  l’œuvre  philosophique  de  Gilson  et  pas  seulement — supposée — historique. Sa remarquable traduction récente en relance l’intérêt pour le public francophone.

  • Extrait

    La  traduction  de  la  partie anglophone de l’œuvre de Gilson se poursuit, sous l’égide de l’abbaye de Fontgombault, avec le même éclat qu’un premier essai, Dieu et la philosophie. Le nouveau venu, publié en anglais en 1937, n’est donc ni inédit ni inconnu, mais sa diffusion francophone, même tardive, en  relance l’intérêt. Fruit de l’enseignement de Gilson à l’Université Harvard, il en conserve, comme nombre de ses autres « lectures » (au sens anglais du terme), y compris de ses nombreuses séries tardives demeurées inédites, certaines caractéristiques. Parmi ces dernières, relevons : le caractère synthétique des exposés (très anglo-saxon, et la différence se fait sentir avec l’œuvre française de Gilson), le faible nombre de références (par ailleurs admirablement restituées dans leur texte original par le traducteur de la présente édition) et, plus que jamais, la liberté de jugement philosophique de l’auteur lui-même. Dans de pareilles leçons, Gilson apparaît moins corseté que dans l’Université française, aussi ombrageuse sur les jugements de vérité que sur la laïcité, hier comme aujourd’hui. C’est dire combien ce livre, malgré la profondeur de ses analyses, se montre des plus lisibles, pour public averti bien sûr, comme une sorte d’essai sur la philosophie et son esprit au fil de son histoire.

  • Page de début 329
  • Page de fin 340
  • Catégorie Etude
  • Sous-titre À propos de la traduction française d'un livre d'Étienne Gilson
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Robert Spaemann, Chasser  le  naturel ?, Traduction [de l’allemand par] Stéphane Robilliard,  Paris, Les Presses universitaires de l’IPC, 2015, 1 vol. de 208 p.

    Cristina Cerami, Génération et sub stance, Aristote et Averroès entre physique et métaphysique, « Scientia Graeco-Arabica, 18 », Berlin, De Gruyter, 2015, 1 vol. de xiv-734 p.

    The Metaphysics of Relations, Edited by Anna Marmodoro and David Yates, « Mind Association occasional series », New York (NY), Oxford University Press, 2016, 1 vol. de 282 p.

    Aude Suramy, La Voie de l’amour, Une interprétation de Personne et acte de Karol Wojtyła, lecteur de Thomas d’Aquin, Préface de Livio Melina, Siena, Edizioni Cantagalli, 1 vol. de 708 p.

    François Urvoy, La Racine de la liberté, « Ouverture philosophique », Paris, L’Harmattan, 2014, 1 vol. de 252 p.

  • Page de début 341
  • Page de fin 352
  • Catégorie Recensions

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  • Résumé

    Saint Thomas d’Aquin semble être le grand oublié des études sur le millénarisme. Sans doute est-ce parce que, dans l’histoire des doctrines, il se situe après le millénarisme patristique et avant le chiliasme moderne. Pourtant, le docteur angélique a étudié cette doctrine plus que ses pairs. L’analyse qu’il fait de cette aporie de l’eschatologie collective est un modèle de travail théologique. Pour en saisir toutes les harmonies, le présent article commence par replacer la question du millénarisme à la fois dans l’ensemble du donné révélé eschatologique et dans le contexte du xiiie siècle. Puis vient la présentation des textes de Thomas sur le millénarisme joachimite et le chiliasme patristique, avec un sommet spéculatif atteint sur la question du temps à la résurrection. Cette étude s’achève par une brève explicitation de la thèse thomasienne du millénium ecclésial, où l’Aquinate semble largement revisiter l’héritage augustinien. Autour du mystère de l’Incarnation, des ponts sont jetés vers une eschatologie que saint Thomas n’a pas connue, celle du royaume des justes de saint Irénée de Lyon.

  • Extrait

    d) Des pierres d’attente dans l’eschatologie thomasienne

    Les pierres d’attente dans l’eschatologie de saint Thomas constituant une ouverture au chiliasme des Pères sont de deux sortes. Les premières concernent  l’éternité  définitive,  au-delà  de  l’ultime  transformation qu’entraînent la Parousie, la résurrection et le jugement. Les secondes ont trait à une certaine prise en compte, malgré les réticences observées ci-dessus, du temps à la résurrection.

    Sur l’éternité après l’ultime transformation

    Ce sont surtout les changements que provoquera la Parousie, résurrection  et  jugement,  qui  sont  traités  de  manière  assez  spirituelle  par saint Thomas. Passée cette dernière étape, le Docteur angélique semble adopter une position qui va davantage dans le sens « réaliste » des auteurs millénaristes primitifs. Cette nouvelle orientation concerne à la fois la « matière » de la chair et le « temps » dans l’éon futur.

  • Page de début 179
  • Page de fin 212
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)