Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (7)

Voici les articles du fascicule n°4 du tome CXVI de la Revue Thomiste (publiés en 2016).

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  • Résumé

    Le chapitre VIII de l’Exhortation apostolique Amoris Laetitia soulève plusieurs problèmes d’interprétation et même une difficulté de correspondance avec l’enseignement antérieur du magistère de l’Église. Cette difficulté concerne la possibilité, dans certains cas, de donner l’absolution et la permission d’accéder à la communion sacramentelle à une personne vivant en situation matrimoniale irrégulière et qui ne prend pas la résolution de vivre « comme frère et sœur » avec son pseudo-conjoint. On examine le degré d’autorité de ce texte magistériel, puis on explique le chapitre VIII, pas-à-pas, en levant notamment cette apparente contradiction. Pour finir, on montre comment le magistère en est venu à affirmer la susdite possibilité, sans remettre en question les vérités définitives concernant le dogme et la morale des sacrements de mariage, de réconciliation et d’Eucharistie.

  • Extrait

    Le 19 mars 2016, le Saint-Père a signé l’exhortation apostolique Amoris Laetitia (désormais AL), sur l’amour dans la famille. Celle-ci a été rendue publique le 8 avril en diverses traductions, mais, semble-t-il, toujours pas dans le texte latin. Dès sa parution, ce texte a suscité de nombreuses réactions en divers sens. On ne sera pas étonné que ce qui y a suscité le plus de commentaires soit le chapitre VIII, intitulé Accompagner, discerner et intégrer la fragilité, et où il est question de la pastorale des personnes vivant en couple dans une situation « irrégulière ». Chacun sait que, depuis le discours inaugural du cardinal Kasper au consistoire de février 2014, cette question était à l’ordre du jour des deux Synodes successifs. Elle a provoqué, à la demande même du pape, un débat public, où chacun pouvait exprimer ce qu’il pensait. La discussion portait en particulier sur la possibilité que certaines personnes en situation matrimoniale « irrégulière » accédassent à la sainte absolution, puis à la sainte communion. C’est uniquement de ce chapitre VIII que nous entendons traiter ici. Avec la bienveillance qu’inspire l’autorité de celui qui s’y exprime (I), il importe de le lire attentivement (et dans la dynamique de l’ensemble du texte), et de chercher à percevoir ce qui y est dit, ou n’y est pas dit (II), et enfin de comprendre comment la doctrine s’est désenveloppée pour en arriver là (III).

  • Page de début 585
  • Page de fin 618
  • Catégorie Article
€8.17
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  • Résumé

    Après avoir occupé le devant de la scène médiatique durant les deux années du synode sur la famille, la question délicate de la communion eucharistique des divorcés remariés continue à nourrir la plupart des discussions surl’exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia du pape François, qui se concentrent sur le chapitre 8 et en particulier sur la note 351 ; les commentateurs étant très partagés sur le point de savoir si cette note a changé ou non la discipline établie par l’exhortation apostolique Familiaris consortio du pape Jean-Paul II. L’article cherche à favoriser la bonne réception du texte en montrant qu’il peut et doit être interprété conformément au magistère précédent. Une lumière nouvelle est donnée, qui détermine un réel changement pastoral et disciplinaire, mais au titre d’un progrès doctrinal homogène. La distinction qui est faite au plan de la théologie morale entre situation objective de péché et imputabilité subjective selon les circonstances est resituée dans le cadre traditionnel de la science du confessionnal. Mais le régime sacramentel ne saurait découler du seul for interne, s’agissant aussi d’actes publics. Familiaris consortio, relue à la lumière d’Amoris laetitia, vient alors éclairer celle-ci en retour.

  • Extrait

    Plusieurs mois après sa publication, l’exhortation apostolique Amoris Laetitia fait encore l’objet de nombreuses discussions, oppositions et conflits d’interprétation, qui prolongent les débats parfois vifs autour du Synode sur la famille auquel elle a donné suite, dans un contexte déjà relativement tendu d’attaques de la famille, de législations civiles ouvrant le mariage aux personnes de même sexe et de promotion mondiale de l’idéologie du gender. Un chapitre surtout fait difficulté, le chapitre 8 sur l’accompagnement des personnes en situations dites “irrégulières” ; et dans celui-ci, la question de la communion des divorcés remariés concentre presque toutes les attentions, en particulier la note 351 qui précise que dans certains cas l’aide des sacrements peut être apportée

    Même s’il n’est pas fait mention explicite des divorcés remariés dans cette note, et que le chapitre rappelle par ailleurs qu’il n’entend pas se limiter à leur seule situation (d’autres cas seulement pourraient donc être concernés), ils ne sont pas non plus exclus a priori, ce qui fait que l’on doit aussi envisager cette possibilité : ubi lex non distinguit, nec nos distinguere debemus. Trois grandes questions se posent à ce sujet. 1°) Une question générale d’interprétation : que dit ou qu’a voulu dire exactement le pape dans ce texte ; a-t-il changé la règle et d’ailleurs le pouvait-il ? 2°) Une question de théologie morale : est-il vrai que dans une situation objective de péché l’on puisse se trouver subjectivement en état de grâce ? Cela est-il conforme à la doctrine catholique, ou même possible en pratique ? 3°) Une question de théologie sacramentaire : cela ouvre-t-il pour autant l’accès aux sacrements ? La note 351 faisant directement référence à la pénitence et à l’eucharistie. Sur les deux premières questions, nous nous contenterons d’apporter quelques compléments à l’article de Dom Basile Vualet qui a déjà fait l’analyse détaillée de ce chapitre en montrant qu’il n’a rien de révolutionnaire et qu’il s’inscrit dans un développement magistériel homogène..

  • Page de début 619
  • Page de fin 645
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Ce septième bulletin de christologie est consacré pour les années 2014 à 2016 à trois questions : 1) la vie de Jésus reconstituée par l’histoire et l’exégèse (Puig i Tàrrech), tentative toujours recommencée et qui aboutit à des résultats à la fois solides pour certains et aléatoires pour d’autres — le projet n’est pas inutile mais n’offrira jamais de certitudes définitives ; 2) l’histoire des doctrines (entre le IVe et le XIIIe siècle) qui tente de reconstituer, à partir des textes, la réception chrétienne de l’histoire de Jésus et de son interprétation théologique et ecclésiale ; 3) la thématique, renouvelée avec et depuis Hans Urs von Balthasar, de la substitution, laquelle, diversement reçue, fait l’objet d’un approfondissement doctrinal constant depuis trente ans.

  • Extrait

    L’unité doctrinale des christologies n’apparaît guère quand l’unité personnelle du Christ n’est pas perçue et réfléchie. La pluralité des modèles mis en œuvre reflète cette incertitude, leur disparité devient une difficulté insurmontable quand elle est justifiée par des options philosophiques — métaphysiques — irréductibles les unes et autres, et qui se réfugient derrière l’argument, érigé en principe, du pluralisme. C’est ainsi qu’au pluralisme de fait se substitue un pluralisme de droit, où toutes les options se justifient. Le résultat est que le dialogue devient quasi impossible. La mosaïque des doctrines apparaît un fait historique nécessaire et inévitable au déploiement de la réflexion christologique, et qui trouve dans ce qu’on appelle la postmodernité, sa pleine expression. La difficulté, très en consonance avec le relativisme contemporain, est de tenter d’établir des points solides de rencontre entre des pensées si diverses, dont le langage et les intentions ne sont ni homogènes ni même comparables. L’histoire des doctrines anciennes montrent que ce phénomène n’est pas nouveau, mais qu’il a pris des proportions inédites, qu’il aboutit à un seuil d’exaspération dommageable à l’approfondissement rationnel de la foi. La tentation est alors la fixation et la crispation sur un moment, souvent reconstruit, de la théologie. La louable et utile réappropriation des doctrines anciennes ne doit pas conduire à l’archéologisme, où le déni de tout progrès justifie a priori n’importe quel retour à un modèle historique du passé, antérieur au moment scolastique ou baroque, ou à l’inverse à la promotion d’une expression christologique nouvelle, d’un style nouveau, plus en harmonie avec le paradigme de la postmodernité. Bref, il devient difficile d’opérer un discernement et de poser un jugement à partir de critères communs, fondés sur des principes universels et vrais. La vérité des doctrines repose certes sur la foi, mais leur élaboration fait très rarement l’objet d’un échange, encore moins d’un débat, entre théologiens, d’où l’effet parfois déconcertant de leur juxtaposition. Cependant, la mise en perspective des doctrines, leur confrontation, avec, il est vrai, le risque possible de malentendus et de contresens, est toujours utile et instructif, fécond pour celui qui se donne la peine d’étudier et de les lire avec attention.

  • Page de début 647
  • Page de fin 677
  • Catégorie Bulletin
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le nazisme et sa conséquence, la Shoah, ont permis plusieurs prises de conscience : une analogue lutte des juifs et des chrétiens contre ce paganisme antisémite, et aussi des expressions à corriger dans la vie ecclésiale. Cinquante ans après Nostra Ætate, reste à reconstruire une théologie chrétienne du judaïsme actuel : celle-ci ne doit pas manquer d’être pour les chrétiens une reconsidération des relations avec le judaïsme — accomplissement [continuité, rupture, dépassement], sororité, substitution théologale, prédication de la grâce, antijudaïsme d’apologie —, ainsi que pour les juifs vis-à-vis des chrétiens — néo-guématrie critique, asymétrie non exclusive, ré-évalutation positive du miracle —, au total une force d’interpellation pour aujourd’hui.

  • Extrait

    Dès avant-guerre, et après, avec Vatican II, les retrouvailles ont été considérables. Juifs et chrétiens avaient souffert ensemble du paganisme nazi. Bien des initiatives, après 1946, ont profité de ce climat pour instaurer de nouvelles relations. En 1965, à la fin du concile Vatican II, la déclaration conciliaire Nostra Ætate, au n° 4, a défini le cadre de ces nouveaux rapports. Dans ces derniers, se trouve la volonté d’éliminer au sein de la catéchèse chrétienne «l’enseignement du mépris » qui avait jadis favorisé un antijudaïsme chrétien et dont a profité l’antisémitisme racial du nazisme. À dessein, Hitler avait republié les pamphlets de Martin Luther contre les Juifs de sorte que les luthériens élurent plus facilement le futur chancelier de l’Allemagne du Troisième Reich que les catholiques (70 à 90 % contre). Peu après la Shoah les premiers rassemblements judéo-chrétiens, en particulier celui de Seelisberg en 1947, organisé à l’initiative des protestants, donnèrent le ton. La déclaration finale en dix points est remarquable par sa volonté de repentance. L’heure exigeait une juste humilité de la part des chrétiens qui avaient failli devant les assauts du mal et qui n’avaient pas assez écouté le cri du « sang ». Beaucoup s’étaient retranchés derrière la recommandation vétérotestamentaire : « Il est bon d’attendre en silence le salut du Seigneur. »

  • Page de début 557
  • Page de fin 584
  • Catégorie Article
€8.17
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  • Résumé

    Thomas d’Aquin,  L’Âme et le corps, Somme de théologie, Première partie, questions 75 et 76, Texte latin, introduction  par  B. C. Bazán,  traduction  par J.-B. Brenet, « Sic et Non », Paris, Vrin, 2016, 1 vol. de 230 p.

    Fabio Schmitz, Causalité divine et péché dans la théologie de saint Thomas d’Aquin, Examen critique du concept de motion « brisable », Paris, L’Harmattan,  2016, 1 vol. de 286 p.

    John F. Boyle, Master Thomas Aquinas and the Fullness of Life, Forword by Philipp W. Rosemann, South Bend, Indiana, St. Augustine’s Press, 2014, 1 vol. de XV-85 p.

    Joseph Chéhab, Le Père peut-il juger ses enfants ? Essai biblique sur le jugement et la miséricorde de Dieu, Paris, Cerf, 2016, 1 vol. de 327 p.

    Cardinal Walter Kasper, La Miséricorde, Notion fondamentale de l’Évangile, Clé de la vie chrétienne, « Theologia  », Nouan-le-Fuzelier, Éditions des Béatitudes, 2015, 1 vol. de 214 p.

    Anthony T. Flood, The Root of Friendship, Self-Love & Self-Governance in Aquinas, Washington, D.C., The Catholic University of America Press, 2014, 1 vol. de XX-164 p

    Joseph Moingt, L’Évangile sauvera l’Église, Paris, Salvator, 2013, 1 vol. de 296 p.

  • Page de début 679
  • Page de fin 697
  • Catégorie Recensions

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  • Page de début 698
  • Page de fin 704
  • Catégorie Table des matières

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  • Résumé

    Le XIIIe siècle est l’époque où la théologie se définit comme science et où l’exégèse de la Bible prend une dimension scientifique, notamment avec l’enseignement à l’université. Saint Thomas se livre à propos de l’exégèse à une réflexion élaborée dont on rassemble ici les éléments principaux. Les interrogations portent sur la juxtaposition du sens littéral et de sens spirituels : une fois posée la pluralité des sens, le système des quatre sens est-il le plus opérationnel ? L’analyse des « modes de langage » utilisés dans l’Écriture semble mieux répondre aux exigences d’une herméneutique renouvelée : on examine alors comment sont traités chez saint Thomas les modes narratif, parabolique et poétique. Le problème majeur de l’exégèse médiévale est bien celui du « saut herméneutique », le passage du sens littéral aux sens spirituels ; est-il possible de le justifier ou tout au moins de l’analyser grâce à une comparaison avec les mécanismes de la métaphore et de l’allégorie ? L’étude se fonde sur les commentaires scripturaires de saint Thomas et sur plusieurs œuvres théologiques, dont la Summa theologiae et certaines questions quodlibétiques.

  • Extrait

    La période pendant laquelle saint Thomas d’Aquin rédige son œuvre philosophique, théologique et exégétique est sans doute l’une des plus marquantes dans l’histoire de la pensée occidentale. Entre 1230 et 1260, une réflexion intense aboutit à la définition d’une théologie comme science, séparée de l’exégèse de la Bible (et, notons-le au passage, entraînant la constitution de ce que nous appelons les « sciences humaines »). L’une des conséquences les plus remarquables est que l’exégèse de la Bible prend elle-même, d’une certaine manière, son autonomie du fait de cette séparation ; car l’Écriture est au centre de cette réflexion qui produit la science théologique ; on se rappelle que le débat naît modestement dans les prologues des commentaires des Sentences à propos du style de la théologie (prise alors à la fois comme Parole de Dieu et comme discours sur cette Parole). En fait, la dissociation sera double : au premier stade, la distinction entre la science (théologique) et son objet ; au second stade, par ricochet si l’on peut dire, la distinction entre un discours sur Dieu, proprement dit (notre théologie, qui va s’efforcer de dire Dieu dans des termes humains et selon des modalités régies par la raison humaine), et un discours sur la Parole de Dieu (l’exégèse, qui va s’efforcer d’analyser la Parole divine avec les moyens que fournit la science de l’homme). L’Écriture est alors en quelque sorte objectivée, autorisant l’analyse scientifique (et l’on pourra parler aussi de «  l’exégèse comme science » au XIIIe siècle).

  • Page de début 531
  • Page de fin 556
  • Catégorie Article
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