Revue doctrinale de théologie et philosophie
Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site
You are here:Accueil > La collection BRT > La section "REFERENCES" > FABRO Cornelio

Les articles (7)

Voici les articles du fascicule n°2 du tome CXV de la Revue Thomiste (publiés en 2015).

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Ce bulletin de théologie mariale présente une douzaine d’ouvrages mariologiques récents,mêlant considérations bibliques, hagiographiques, historiques
    et doctrinales. Il montre que la mariologie française, aussi modeste soit-elle, est de qualité. Elle évolue vers une « théologie intégrale » du mystère marial, en particulier par une attention accrue à la théologie biblique et la « théologie des saints ».

  • Extrait

    Depuis quelques décennies, la théologie mariale francophone montre une vitalité moindre qu’aux États-Unis, en Italie,ou en Espagne. Les bibliographies mariologiques internationales publiées par la faculté de mariologie du Marianum, la faculté de théologie de Louvain ou par la section mariologique de l’Université de Dayton nous le démontrent. Serait-ce qu’aujourd’hui les mariologues français font défaut? Il est vrai que la discipline sacrée en France déplore le vide occasionné par la disparition de regrettés auteurs comme Thomas Koehler († 2001), Jean Galot († 2008) ou encore Jean-Claude Sagne († 2010) ; sans compter l’effacement progressif d’une grande figure de la mariologie contemporaine, René Laurentin, dont la carrière — infinie dirait-on, puisque l’A. produit encore aujourd’hui quelques études, certes un peu compilatoires — touche décidément à son terme. Loin de nous l’idée cependant de céder à un pessimisme facile. Car la mariologie française, stimulée par les efforts persévérants de la Société Française d’Études Mariales (SFEM), s’illustre encore aujourd’hui par des monographies de qualité, qui s’intéressent en outre aux productions étrangères heureusement traduites. On pourra certes regretter la timidité doctrinale dont fait preuve en général la mariologie contemporaine, en particulier en France. De fait, si les publications spirituelles ou dévotionnelles continuent d’abonder, les études de fond, soit positives (biblique, liturgique, historique) soit spéculatives — ces dernières surtout — se font plus rares.

  • Page de début 279
  • Page de fin 338
  • Catégorie Bulletin
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Cette étude aborde la réflexion de Jacques Maritain sur Israël du point de vue de son fondement théologique. Elle en retient principalement l’axe central, la contribution de Maritain à une intelligence plus profonde du « mystère » énoncé par saint Paul dans les chapitres 9-11 de l’Épître aux Romains, en particulier Rm 11, 25-32.

  • Extrait

    Quand on s’interroge sur l’apport de Jacques Maritain à la théologie — ou sur la dimension théologique de l’œuvre de Maritain — on ne peut pas ne pas parler de sa longue méditation sur « le mystère d’Israël », sous-jacente à son intrépide combat contre l’antisémitisme. Par son sujet, cette méditation est liée à l’histoire et à la philosophie de l’histoire, mais sa portée transcende les contingences de l’histoire et ne s’éclaire en définitive que dans la perspective de l’histoire du salut et des desseins divins. À la fin de sa vie, dans une lettre à André Neher à propos de son livre Dans tes portes Jérusalem, Maritain confie que ce livre rejoint la « méditation sur les voies de Dieu qui ne cessent d’occuper mon pauvre esprit  ».
    Il sera donc moins question, dans ces quelques notes, du long combat  de  J. Maritain  contre  l’antisémitisme  et  de  sa  lucidité  devant  la Shoah, que de leurs fondements théologiques. À cet égard, il est sans doute significatif que le titre de la conférence de 1937 au Théâtre des Ambassadeurs, « L’impossible antisémitisme », devienne « Le mystère d’Israël » lorsqu’il est repris l’année suivante (1938) dans Questions de conscience. C’est le même sujet qui est désigné, là du point de vue de la conséquence, ici du point de vue de ce qui en est la raison théologique. Le combat de Maritain contre l’antisémitisme est le fait d’un chrétien, il s’ancre dans une vision théologique d’Israël dégagée peu à peu pour elle-même. Ce qui peut paraître aujourd’hui une perspective évidente — est-ce d’ailleurs bien sûr ? — n’allait pas de soi dans les années 1930, même parmi les chrétiens, même dans les textes issus du magistère de l’Église.

  • Page de début 179
  • Page de fin 196
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Cet article s’intéresse à la position adoptée par Jacques Maritain face à ceux qui, durant la guerre civile espagnole, affirmaient que les nationalistes  menaient  une  « guerre  sainte »  pour  défendre  le  catholicisme  en Espagne. La critique qu’il faisait de cette idée selon laquelle il s’agissait d’une guerre sainte s’articulait en deux parties. D’une part, il expliquait comment les méthodes violentes utilisées par les nationalistes étaient totalement à l’opposé d’actions que l’on pourrait qualifier de « sacrées » — de fait, parler d’une « guerre sainte » dans ce contexte était un oxymore inacceptable —, d’autre part, en se plaçant dans la perspective d’une philosophie de l’histoire, Maritain déclarait que, si l’idée de guerre sainte pouvait avoir eu un fondement dans la conception « sacrale » du temporel qui prévalait au Moyen Âge en Europe, et dans la conception « séculaire » du temporel caractéristique de la modernité européenne, cette idée n’avait plus aucun fondement aujourd’hui. C’est pourquoi, parler de « guerre sainte » dans le contexte espagnol des années 1930 se  révélait  être  un  dangereux  anachronisme  qui  devait  donc  être  considéré comme dénué de fondement dans un discours chrétien.

  • Extrait

    Cela fera bientôt quatre-vingts ans que débuta la guerre civile espagnole, en juillet 1936. Exceptions faites des Espagnols et des historiens de la période, elle est aujourd’hui largement oubliée. Pourtant ce conflit, au cours duquel  500 000  personnes environ trouvèrent  la mort et à peu près le même nombre durent quitter leur lieu d’habitation, mérite à tous égards notre attention. Cette guerre fut la dernière dans laquelle les catholiques s’engagèrent activement et en masse pour des raisons religieuses. Ils comptaient dans leurs rangs non seulement les chefs de l’insurrection militaire, mais aussi les membres bien établis de la hiérarchie ecclésiastique, qui promouvaient l’idée que les rebelles nationalistes menaient une « guerre sainte ».

  • Page de début 215
  • Page de fin 233
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Résumé

    La séance publique du 12 janvier 2015, à l’Institut catholique de Paris, fut consacrée à l’ouvrage Métaphysiques rebelles d’Olivier Boulnois. L’A. y présentait les thèses de son livre, accompagné des exposés et des questions d’Isabelle Moulin et du fr. Thierry-Dominique Humbrecht, o.p. Ces trois communications sont rassemblées ici.

  • Extrait

    1. L’histoire et l’essence de la métaphysique
    Retracer l’histoire de la métaphysique, c’est du même coup faire acte critique, s’interroger sur sa possibilité. En écrivant Métaphysiques rebelles, j’ai souhaité montrer la genèse de cette discipline, inventée au Moyen Âge. Comment s’est fait le passage d’un titre d’ouvrage d’Aristote (en grec, Après la physique) au nom d’une science, la metaphysica, celle qui reçut pour la première fois ce nom sous le calame de Gundissalinus?
    Ensuite, quelle méthode suivre ? Celle du philosophe, qui pense l’essence de la métaphysique, ou celle de l’historien, qui aperçoit un poudroiement infini de positions singulières ? — La méthode du philosophe trouve sa forme la plus pure dans la procédure analytique, qui pose d’abord ses questions de manière anhistorique, et propose une formalisation linguistique et logique des énoncés. Mais cette manière de procéder reste trop abstraite : elle pose aux auteurs des questions auxquelles ceux-ci ne peuvent pas répondre...

  • Page de début 255
  • Page de fin 278
  • Catégorie Etude
  • Sous-titre À propos de Métaphysiques rebelles
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Publié à New York en 1941, La Pensée de saint Paul n’est pas un livre de hasard dans l’œuvre de Jacques Maritain. Cette anthologie commentée met au contraire en évidence le soubassement scripturaire de quelques-unes des  principales inflexions de l’œuvre du philosophe. Par-delà  les emprunts pauliniens de sa « philosophie dans la foi », Paul fut surtout pour Maritain et son épouse le guide dans la « contemplation sur les chemins » vers la « liberté des parfaits » et leur mission corédemptrice.

  • Extrait

    On sait la profondeur avec laquelle Léon Bloy habitait le calendrier liturgique, et l’amitié toute particulière qui le liait notamment à saint Barnabé, introducteur de Saul auprès des apôtres et compagnon de ses premières missions chez les gentils, fêté chaque 11 juin. « Est-ce vous, saint Barnabé, qui m’envoyez ces âmes ? Mystère d’affinité entre cet Apôtre et moi. Je m’étonnais, depuis le 11, jour de sa fête, de n’avoir pas, comme les autres années, senti sa main. Deux êtres [qui nous sont devenus bientôt comme des voisins du Paradis], un jeune homme et sa jeune femme s’offrent tout à coup, exprimant leur ambition de se rendre utiles, de devenir nos amis. » Un an plus tard, le 11 juin 1906, Jacques, Raïssa et Véra recevaient le baptême à la paroisse saint Jean l’Évangéliste de la rue des Abbesses : « Me voilà parrain de ces trois êtres aimés de Dieu, conquis par mes livres et que m’envoya, l’an dernier, le même grand seigneur du Paradis, saint Barnabé, mon protecteur. » À leur tour, les Maritain marqueront chaque année l’anniversaire, faisant leur cette sémiologie sacrée qui plaçait d’emblée leur vie chrétienne sous une étoile apostolique et paulinienne.
    Par Bloy et son Salut par les Juifs — l’ouvrage les bouleversant assez pour qu’ils dégagent son intuition centrale et le rééditent aussitôt à leurs frais —, le Paul du « mystère d’Israël » et de la théologie de l’histoire accompagne leur temps de catéchuménat : « Nous lûmes ce livre à la campagne au mois d’août 1905. Il nous découvrit saint Paul, et ces extraordinaires chapitres 9, 10 et 11 de l’Épître aux Romains, où Léon Bloy a pris l’épigraphe et le point d’appui de l’exégèse du Salut par les Juifs. » Mais Jacques et Raïssa trouvent également chez saint Paul le climat où mûrit leur « éros métaphysique », par la médiation cette fois de Bergson : « Le jour où il affirma, dans une de ses plus lumineuses leçons : “Dans l’absolu nous vivons et nous nous mouvons et nous sommes”, il fit tomber pour nous des murailles » — la formule que le maître avait empruntée au discours devant l’Aréopage, et par laquelle Paul lui-même, en invoquant la vie, le mouvement et l’être, avait baptisé la triade platonicienne, leur transmettant l’appel « d’une liberté plus divine que celle de l’absolu métaphysique [… :] C’est à ces sources qu’il nous menait boire ». Une page retenue dans le Carnet de notes — Heidelberg, 30 décembre 1906 — méditait sur cette « liberté plus divine », la « liberté des fils de Dieu », en suivant le « Tu n’es plus esclave, mais fils » de l’Épître aux Galates (4, 7)...

  • Page de début 197
  • Page de fin 214
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Page de début 339
  • Page de fin 352
  • Catégorie Recensions

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Maritain a découvert le catholicisme dans un roman, La Femme pauvre de Léon Bloy. Il a cherché à démontrer, contre Gide et en réponse aux questionnements littéraires et spirituels de Mauriac, que le démon ne collaborait pas nécessairement à toute œuvre d’art, car « le sang rédempteur, qui d’un homme peut faire un ami de Dieu, peut bien, s’il les touche, exorciser l’art et le roman ». Il revient au romancier d’aimer ses personnages d’un amour sacerdotal.

  • Extrait

    « Autrefois, il y a bien longtemps, quand il y avait encore des évêques et des chrétiens, on sait que les jeunes gens fortement élevés, garçons ou filles, pouvaient lire ou regarder impunément de belles œuvres, même s’il s’y rencontrait de ces détails qui font grelotter aujourd’hui nos calotins.»
    Tels sont les mots de Léon Bloy, le parrain des Maritain, dans Le Vieux de la montagne, en 1910. Bloy commente un livre fameux de l’abbé Louis Bethléem : Romans à lire et romans à proscrire. Bethléem a voulu y classer selon la morale tous les romans situés entre L’Assommoir et L’Auberge de l’ange gardien. « Sereinement, écrit Bloy, l’abbé Bethléem s’est assis sur les quarante mille volumes du roman contemporain et, d’un geste grandiose, a opéré la division du Dante : Enfer, Purgatoire et Paradis. »  Et avant de s’attacher aux cas particuliers, aux romans commentés, Bloy résume les deux principes de base de la critique selon Bethléem : écarter l’art, le balayer au loin comme une ordure ; ne pas oublier un seul instant que « l’amour est le pléonasme de la luxure », que « les deux mots sont rigoureusement identiques ». La conclusion de Bloy s’impose : « Aussitôt planté sur ces deux bases de granit, le juge est dans la région de la lumière. Il voit clair, il discerne, avec une simplicité de vision qui pourrait être crue le privilège des anges, qu’un mauvais roman est celui qui parle d’amour et qu’un bon roman est celui qui ne parle pas d’amour, à condition toutefois qu’il soit écrit avec élégance par des tardigrades ou par des chameaux. Telle est, en aussi peu de mots que possible, la situation actuelle de l’abbé Bethléem, dispensateur canoniquement autorisé du pain littéraire aux catholiques affamés de littérature

  • Page de début 235
  • Page de fin 253
  • Catégorie Article
  • Sous-titre L'apport de Maritain à la réflexion sur le romancier catholique
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)