Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (7)

Voici les articles du fascicule n°3 du tome CVI de la Revue Thomiste (publiés en 2006).

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  • Résumé

    Cette étude, en clarifiant le concept de laïcité qu’il convient de penser dans une optique dynamique, présente sous forme dialogale quelques-uns des récents écrits symptomatiques des efforts réflexifs accomplis pour penser les rapports entre islam et laïcité. Nous mettons plus particulièrement en exergue les questions relatives à la séparation entre les pouvoirs, le constitutionnalisme différencié et l’enjeu de la clôture théologique en islam.

  • Extrait

    Notre chronique se propose de clarifier le concept de laïcité — qu’il convient de penser dans une optique dynamique — et présente pour cela, sous la forme d’un dialogue, quelques écrits récents symptomatiques des efforts réflexifs accomplis pour penser les rapports entre islam et laïcité. Nous mettons plus particulièrement en exergue les questions relatives à la séparation entre les pouvoirs, le constitutionnalisme différencié, et l’enjeu de la clôture théologique en islam.

    Les ouvrages recensés dans cette chronique sont les suivants :
    - Ghaleb Bencheikh, La Laïcité au regard du Coran, Paris, Presses de la Renaissance, 2005
    - Emilio Platti, L’Islam, ennemi naturel ?, « L’histoire à vif », Paris, Cerf, 2006
    - Olivier Roy, La Laïcité face à l’islam, « Les essais », Paris, Stock, 2005
    - André Durand, L’Islam au risque de la laïcité, Émergences et ruptures, Paris, L’Harmattan, 2005
    - Sami A. Aldeeb Abu-Sahlieh, Introduction à la société musulmane, Fondements, sources et principes, « Référence », Paris, Eyrolles, 2005
    - Hamadi Redissi, L’Exception islamique, « La couleur des idées », Paris, Seuil, 2004
    - Mohammed Arkoun, Humanisme et islam, Combats et propositions, « Études musulmanes », Paris, Vrin, 2005
    - Patricia Crone, God’s Rule, Government and Islam, Six Centuries of Medieval Islamic Political Thought, New York, Columbia University Press, 2004
    - Sabine Lavorel, Les Constitutions arabes et l’islam, Les enjeux du pluralisme juridique, « Enjeux contemporains », Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec, 2005
    - Vida Amirmokri, L’Islam et les droits de l’homme : l’islamisme, le droit international et le modernisme islamique, « Dikè », Québec, Presses de l’Université Laval, 2004
    - Abdennour Bidar, Un islam pour notre temps, « La couleur des idées », Paris, Seuil, 2004

  • Page de début 433
  • Page de fin 450
  • Catégorie Chronique
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le Peri hermeneias d’Aristote traite de l’énonciation et de la vérité qui s’y manifeste. Le commentaire thomasien de ce texte célébre met en particulier en lumière les traits communs et les différences entre ces deux parties essentielles de l’énonciation que sont le nom et le verbe, et il précise leurs relations. Il a le mérite d’interpréter Aristote par Aristote et de dépasser une approche purement grammaticale, linguistique ou logique en mettant au jour les présupposés gnoséologiques et les doctrines métaphysiques qui seuls permettent de rendre pleinement raison de l’analyse aristotélicenne et de la conception de la vérité impliquée dans le jugement et véhiculée par le langage.

  • Extrait

    Martin Heidegger a consacré au Peri hermeneias une partie fondamentale de son cours de logique sur « le problème de la vérité », donné à Marburg durant le semestre d’hiver de l’année 1925-1926. Dans ce cours, le penseur allemand regrettait que la logique moderne se soit développée comme une science purement formelle, détachant totalement le langage de sa référence à l’être. Heidegger attribuait l’origine de cette séparation à l’interprétation donnée par la pensée occidentale au Peri hermeneias : elle a élaboré un concept naïf de vérité comme concordance de la pensée avec l’étant, comme si la vérité consistait en ce que les représentations de l’âme imitent quelque chose d’extérieur. Ainsi, la vérité se réduirait finalement à la simple relation des éléments qui intègrent l’énonciation, indépendamment de sa connexion avec les choses elles-mêmes. Dans la perspective heideggerienne, la vérité consiste dans le dévoilement de l’être, qui n’a aucun opposé possible, au contraire de ce qui est proposé dans la doctrine propositionnelle du Peri hermeneias. Cette critique du traité aristotélicien est-elle pertinente ?

  • Page de début 355
  • Page de fin 392
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La référence à la notion de fondement joue un rôle déterminant dans l’élaboration théologique d’Augustin affronté au paganisme et au donatisme. Au paganisme, qui se prévaut de cités terrestres, auréolées de mythes fondateurs, Augustin oppose la Cité céleste, fondée sur Dieu et le Christ. À la prétention du donatisme s’oppose l’indivisible Église, fondée sur la pierre qu’est le Christ, réunissant juifs et païens sous le signe de la pierre angulaire. L’appartenance à l’Église engage un travail d’édification par la conformité de la vie du fidèle avec sa foi, dont le sable figure la disjonction. Enfin, le fondement intervient dans le débat avec les miséricordieux, où il sert de critère pour les préférences accordées ou refusées au Christ.

  • Extrait

    Que l’on parle de fondement, de fondation, d’institution, en y joignant toutes les métaphores susceptibles de donner à ces notions une forme imagée, elles désignent néanmoins l’acte inaugural d’une oeuvre qui en garantit aussi la durée au moyen de bases solides. De cette finalité découle le statut paradoxal du fondement de toute institution ; il est de sa nature de demeurer discret, à l’exemple des fondations d’un édifice qui, plongeant dans les profondeurs, se dissimulent aux regards. Sans  ondement, l’édifice s’écroulerait ; mais, en contrepartie, le motif du fondement est dans l’édifice. Si les fondations trouvent leur but dans la construction qu’elles supportent, dans le domaine humain et religieux un fondement ou une fondation sont-ils également relatifs à une autre réalité qui serait leur raison d’être ?
    Une enquête sur le rôle et la place de ce complexe de notions dans l’oeuvre de saint Augustin, comme vraisemblablement de tout autre théologien, frise l’impossible, étant donnée son extension virtuelle, puisque toutes les réalités, qu’elles appartiennent au domaine de la création ou de l’Économie du salut, ne subsistent que grâce à un fondement. Aussi notre étude devra-t-elle se limiter à des cas exemplaires dont Augustin a particulièrement indiqué ou exploré les assises. Une seconde difficulté est d’ordre lexical : elle concerne la terminologie qu’il utilise pour traduire l’idée de « fondement », connexe à celle d’« origine ». De plus, si le fondement a sa finalité dans l’édification, ce terme imagé vise la croissance d’une réalité vivante. Enfin, le langage d’Augustin, nourri de l’Écriture, emprunte à celle-ci ses métaphores, notamment celle de la pierre. Ainsi se présentent les difficultés, mais surtout les ressources mises à la disposition d’une enquête sur l’irrésistible question du fondement des choses. Augustin servira de guide pour tenter de remonter à la racine de certaines réalités humaines et chrétiennes essentielles, en fonction de ses propres interrogations et préoccupations.

  • Page de début 413
  • Page de fin 432
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le « Nom incommunicable » de Sg 14, 21 fait-il référence chez saint Thomas à la question des Noms divins et de la voie négative ? Un dépouillement des occurrences et circonstances du terme manifeste qu’il désigne plutôt, à la façon biblique, la transcendance de Dieu en face de la tentation de l’idolâtrie.

  • Extrait

    « Et voilà qui devint un piège pour la vie : que des hommes, asservis au malheur ou au pouvoir, eussent conféré à des pierres et à des morceaux de bois le Nom incommunicable » (Sg 14, 21). Le texte de la Vulgate porte bien Incommunicabile nomen d’après « τὸ ἀκοινώνητον ὄνομα » de la Septante. Le fait que la Septante parle ainsi du Nom divin est l’explication de ce qu’elle pratique sur elle-même dans la Sagesse, et rétroactivement sur les livres antérieurs, dont l’Exode : la suppression du nom YHWH au profit du nom « Seigneur » (κύριος), qui devient Dominus dans la Vulgate. Cela explique qu’un médiéval latin du xiiie siècle comme Thomas d’Aquin n’a pu avoir accès à « YHWH ». Il n’en sera plus ainsi à la Renaissance.
    La question est ici de savoir quel usage Thomas fait de l’expression Nomen incommunicabile, laquelle est à la fois l’effacement du Tétragramme et sa présence en creux ; laquelle est aussi une façon particulière de désigner le Nom divin : le fait que celui-ci est, comme nom, ou comme désigné par ce nom, incommunicable.

  • Page de début 393
  • Page de fin 412
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Page de début 517
  • Page de fin 528
  • Catégorie Table des matières

Informations supplémentaires

  • Page de début 353
  • Page de fin 354
  • Catégorie Page de garde

Informations supplémentaires

  • Page de début 451
  • Page de fin 516
  • Catégorie Recensions