Revue doctrinale de théologie et philosophie
Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Les articles (6)

Voici les articles du fascicule n°1 du tome CIX de la Revue Thomiste (publiés en 2009).

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Ce bulletin présente une douzaine de travaux récents sur la pensée arabe et islamique. Pour la période classique, Fârâbî est l’auteur qui attire le plus l’attention actuellement. Mais d’autres courants sont aussi examinés entre le Xe et le XVIIe siècle. Deux ouvrages présentent des aspects contrastés de la confrontation avec l’Occident : le rôle « instrumental » joué par les écrits d’Averroès d’une part ; l’intervention des jésuites dans la tentative réformiste d’Akbar de l’autre. Enfin deux autres ouvrages apparaissent comme des symptômes des tensions internes au monde arabe et islamique moderne.

  • Extrait

    La Falsafa n’est qu’une partie de la philosophie d’expression arabe, la hikma (sagesse), à savoir, parmi les diverses tendances, celle qui s’est réclamée en priorité de l’héritage grec. Elle n’est pas, pour autant, absolument monolithique : en effet, tel de ses représentants, comme Abû Bakr al-Râzî, a ses propres références et son propre cheminement ; tels autres, comme Yahyâ Ibn ‘Adî, refusent de reprendre à leur compte l’édifice cosmo-gnoséologique inspiré de l’émanatisme alexandrin ; Averroès, pour sa part, reprend à sa base toute la table des matières du corpus aristotélicien fixé par Andronicos de Rhodes pour lui rendre le caractère naturaliste qui lui paraît avoir été trahi par ses devanciers.

  • Page de début 117
  • Page de fin 130
  • Catégorie Bulletin
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Le vivant est pour Aristote le paradigme pour déterminer l’οὐσία sensible dans les livres VII-IX de ses Métaphysiques. Étant donné qu’un degré supérieur d’être et de vie va de pair avec un degré supérieur d’unité, la substance ne peut pas être comprise comme une juxtaposition de parties qui se refléteraient dans une pluralité de termes définitoires. Le livre VII montre que l’οὐσία s’identifie à la forme substantielle représentée par la différence spécifique qui pour elle seule contient toute la détermination de l’objet. Ainsi Aristote prépare le chemin pour comprendre l’οὐσία non plus comme une partie ou à la manière d’une chose, mais comme une forme de formes qui pénètre le vivant comme ἐνέργεια et ἐντελέχεια.

  • Extrait

    Introduction : le malentendu substantialiste


    Aucune doctrine aristotélicienne n’a probablement fait l’objet d’autant de malentendus que celle de la substance (οὐσία). On critique habituellement sous le vocable de « substantialisme », d’une part, une réification trompeuse de notre langage sur le réel — qui conduit à penser les choses comme des noyaux inaltérables et statiques —, et, d’autre part, la tendance à transformer la doctrine de la substance en « une théorie des opposés qui sépare ce qui en réalité est inséparable : l’identité et la différence, l’unité et la pluralité, le dessus et le dessous et, ce qui n’est pas le moindre, la chose et ses propriétés, la substance et ses accidents ».

  • Page de début 79
  • Page de fin 116
  • Catégorie Article
  • Sous-titre À propos de la théorie de la substance chez Aristote (I)
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Depuis plusieurs décennies, des théologiens remettent en question la vision traditionnelle du moment de la résurrection générale. Ils proposent d’identifier le moment de la résurrection au moment de la mort de l’individu (« résurrection dans la mort »). À l’opposé de ces conceptions plus individualistes, saint Thomas d’Aquin, en s’appuyant sur ce qu’il estime être un donné révélé, enseigne que la résurrection aura lieu pour tous en même temps, à la fin du monde, quand le Christ reviendra. Ce faisant, il met en lumière la signification théologique des liens que la personne humaine entretient avec le reste de la création, avec le Christ et avec les autres. Ces trois dimensions (le cosmos, le Christ et la communauté) doivent demeurer centrales pour une béatitude finale qui soit à la fois pleinement humaine et pleinement chrétienne.

  • Extrait

    Le Seigneur Jésus a promis que ceux que le Père attire à lui seront ressuscités « au dernier jour » (Jn 6, 44). Dans cette attente, saint Paul nous a conseillé de nous réconforter les uns les autres, avec l’assurance que les morts ressusciteront lorsque le Christ viendra (cf. 1 Th 4, 14-18). Depuis un siècle, ce donné de foi concernant la résurrection et son insertion dans le temps — ou plus exactement à la fin du temps — a été l’objet d’un intérêt soutenu de la part des théologiens. L’attention s’est particulièrement concentrée sur l’idée traditionnelle d’une période intermédiaire entre la mort individuelle et la résurrection, période durant laquelle le sujet existe comme âme dépourvue de corps, dans un état qui a pu être qualifié de béatitude parfaite. Le fait de considérer
    une telle existence désincarnée comme un état de perfection a été soumis à la critique.

  • Page de début 55
  • Page de fin 78
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Résumé

    À partir des années 1650, la querelle catholique de la grâce voit l’affrontement de trois partis théologiques, celui des jésuites, acquis au molinisme, celui des dominicains, défenseurs du thomisme, et celui des jansénistes, partisans d’un retour au strict augustinisme mais soucieux également de se défendre des accusations d’hérésie en mettant en avant leur conformité au thomisme. Le présent article tente de suivre l’évolution philothomiste d’Antoine Arnauld (1612-1694) en exil après la rupture de la Paix de l’Église. À l’évidence, le docteur janséniste ne pardonne pas aux dominicains leur supposée passivité à l’égard des molinistes ; il finit même par se prétendre plus pur thomiste que les disciples attitrés de saint Thomas.

  • Extrait

    Dans l'histoire du jansénisme, peu d’évolutions doctrinales plus significatives et plus difficultueusement négociées que celle au prix de laquelle les prétendus disciples de saint Augustin ont essayé d’accréditer l’idée, moins saugrenue qu’il ne semblait de prime abord, selon laquelle ils avaient orthodoxement réduit leur doctrine de gratia aux thèses caractéristiques de l’École de saint Thomas. Sans nul doute la plus cruciale mais aussi la plus douloureuse des controverses théologiques à avoir anxieusement sollicité l’inquiète attention du magistère romain au seuil de l’âge classique, la moderne querelle de la grâce a commencé par un impitoyable affrontement entre l’ordre de saint Dominique et la Compagnie de Jésus.

  • Page de début 5
  • Page de fin 54
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Antoine Arnauld et le thomisme de gratia après les cinq articles de 1663
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Page de début 1
  • Page de fin 4
  • Catégorie Couverture

Informations supplémentaires

  • Page de début 131
  • Page de fin 176
  • Catégorie Recensions