Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (6)

Voici les articles du fascicule n°3 du tome CVII de la Revue Thomiste (publiés en 2007).

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  • Résumé

    On conçoit traditionnellement la causalité exercée par le ministre dans la célébration des sacrements comme une causalité instrumentale, et celle exercée dans la charge de prêcher comme étant une causalité seconde. Cette distinction entend souligner la part plus effacée du ministre dans la liturgie sacramentelle que dans la prédication où sa science intervient directement. Cependant, une lecture attentive de saint Thomas d’Aquin invite à revoir la question ; l’Aquinate, en effet, s’exprime le plus souvent en terme d’instrumentalité pour l’office du prédicateur. L’intérêt d’unifier la causalité à l’oeuvre dans l’exercice des diverses charges ministérielles est de mieux manifester comment les institutions vicaires de l’humanité du Christ participent de sa causalité instrumentale.

  • Extrait

    Quand Dieu a voulu, en ces temps qui sont les derniers, se dire et se donner parfaitement, il s’est proposé aux hommes par et dans la sainte humanité du Christ. Pour situer la place de l’humanité assumée dans le mystère du Verbe incarné, la Tradition a développé la doctrine de l’humanité comme instrument de la divinité. Cette instrumentalité générale a permis également de se représenter la causalité selon laquelle les ministres du Christ, vice Christi gerentes, célèbrent les sacrements, mais on préfère le plus souvent recourir plutôt à une causalité seconde pour la prédication. Si l’on veut aller plus loin, on tente de cerner l’efficacité de la prédication par une description de soi juste, mais qui n’ose pas aller jusqu’à affirmer une causalité instrumentale ; la chose paraît rapprocher trop la prédication de la célébration sacramentelle

  • Page de début 355
  • Page de fin 374
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le présent article tente d’analyser les rapports doctrinaux entre thomisme et jansénisme dans la querelle de la grâce au temps de la fulmination de la bulle Unigenitus (1713) à partir de la polémique à laquelle a donné lieu le Traité de l’action de Dieu sur les créatures du janséniste François-Laurent Boursier. En proposant une interprétation strictement thomiste des positions augustiniennes, Boursier provoque l’irritation du parti moliniste, qui, en retour, accuse le Traité de l’action de Dieu de colporter athéisme et spinozisme. 

  • Extrait

    À l’apogée de la querelle séculaire autour des litigieux rapports entre le libre arbitre et la grâce divine, la fulmination de la bulle Unigenitus par le pape Clément XI le 8 septembre 1713 conclut, en un assourdissant point d’orgue, le long crescendo des tensions qui ont opposé au sein de la catholicité la curie romaine et ses orthodoxes thuriféraires aux disciples prétendument augustiniens de Jansénius. En condamnant — dans le droit fil de la proscription déjà intimée par le bref Universi dominici gregis du 13 juillet 1708 — cent une propositions tirées des Réflexions morales de l’oratorien Pasquier Quesnel (1634-1719), ouvrage dont la doctrine était d’inspiration clairement janséniste, la papauté signifiait une ultime fin de non-recevoir aux partisans du défunt évêque d’Ypres, après l’interminable séquelle des interdictions successives de l’Augustinus. L’énorme effort polémique consenti par les tenants du jansénisme s’affrontait désormais à une éclatante et retentissante proscription pour hérésie qui reléguait au second plan les précédentes mises au ban de la communauté ecclésiale.

  • Page de début 375
  • Page de fin 418
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Vrais et faux thomistes au temps de la bulle Unigenitus (1713)
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Les griefs adressés au Magistère conciliaire et post-conciliaire en matière d’oecuménisme et de dialogue interreligieux appellent des réponses théologiquement fondées. Seule une juste approche du développement des formulations dogmatiques, comme celle que nous propose Mgr Frost dans son récent ouvrage L’Église se trompe-t-elle depuis Vatican II ?, permet de comprendre que le concile Vatican II s’inscrit dans la continuité des affirmations antérieures sur l’Église, en les précisant et les approfondissant.

  • Extrait

    La crise moderniste avait provoqué dans l’Église catholique, au début du siècle dernier, une réaction dans un sens fondamentaliste, bientôt qualifiée d’intégrisme ; la crise postconciliaire en a suscité une analogue dont l’empreinte la plus douloureuse est assurément le schisme de Mgr Marcel Lefebvre et de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X en 1988. De cet intégrisme catholique, on a coutume d’étudier les aspects liturgiques, politiques ou sociologiques, mais on ne prête guère attention à ses aspects théologiques. Il est vrai que ses tenants affirment volontiers qu’ils se situent sur un terrain avant tout pastoral, et qu’ils ne prétendent pas faire oeuvre doctrinale. De fait, il n’y a pas de véritable école théologique de l’intégrisme catholique. Il y a, en revanche, une critique récurrente de certains aspects de la doctrine de l’Église romaine exprimés lors du concile Vatican II et dans les développements magistériels ultérieurs. Au coeur de cette critique, l’oecuménisme tient une place de choix, si bien qu’un numéro spécial de la Lettre à nos frères prêtres, publication de la Fraternité Saint-Pie X, intitulé « De l’oecuménisme à l’apostasie silencieuse, 25 ans de pontificat » (en abrégé : LP), s’est livré en 2004 à un réquisitoire impitoyable du pontificat de Jean-Paul II. La critique repose au fond sur un syllogisme simple : chaque pape depuis Vatican II a fait de l’oecuménisme une priorité ; or depuis ce concile l’Église catholique ne cesse de décliner ; donc l’oecuménisme est responsable de cet effondrement. Le long pontificat de Jean-Paul II, par sa fidélité à l’engagement oecuménique, n’a cessé de renverser « l’ordre voulu par Dieu » pour faire « de cette cité sainte qu’est l’Église une ville en ruine » (LP, no 44). En un mot, l’oecuménisme est dénoncé comme provoquant une protestantisation de l’Église catholique, favorisant sa sécularisation accélérée, et par là son déclin. Selon les méthodes habituelles dans la littérature intégriste, LP tend à démontrer que les positions de l’Église depuis Vatican II sont explicitement contraires aux affirmations antérieures du Magistère, surtout pontifical.

  • Page de début 429
  • Page de fin 436
  • Catégorie Etude
  • Sous-titre À propos d’un ouvrage récent
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 353
  • Page de fin 354
  • Catégorie Page de garde

Recensions - t. 107 - n° 3

Écrit par Thomisticum

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  • Page de début 437
  • Page de fin 528
  • Catégorie Recensions

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  • Résumé

    Cette étude recense le maître ouvrage du Père Gilles Emery, o.p., La Théologie trinitaire de saint Thomas d’Aquin (2004). Celui-ci, non seulement
    constitue une remarquable introduction aux intuitions centrales de la synthèse trinitaire de la Summa theologiae, mais aussi, en dialogue avec les problématiques trinitaires contemporaines, il conduit le lecteur à une intelligence savoureuse de ce mystère-source, à l’école de saint Thomas d’Aquin.

  • Extrait

    C’est un constat d’expérience que pour se risquer en théologie trinitaire d’un pas assuré il faut être, soit un grand théologien, soit un désarmant inconscient. Cela est encore plus vrai lorsque l’on concentre son attention sur la doctrine de saint Thomas, qui a suscité tant et tant d’incompréhensions et de réductions hâtives. C’est pourquoi la synthèse du P. Gilles Emery présentée ici est si précieuse : attentive à toutes les dimensions de la doctrine thomasienne (notamment grâce à l’exploitation des commentaires scripturaires), à son enracinement biblique et patristique, à ses évolutions diachroniques, à son contexte historique, à ses minutieux détails ainsi qu’à ses grandes articulations, elle constitue un ouvrage de référence non seulement parce qu’on devra à l’avenir s’y référer, mais surtout parce qu’on devra s’en inspire. L’A. a conçu ce livre comme une « initiation à la synthèse que le traité de la Somme [de théologie] veut offrir » (p. 13 [trad. angl. : p. 4]), une « introduction » (p. 12 [p. 4]), et ce terme est à prendre en son sens étymologique : il s’agit de nous conduire à l’intérieur d’un mystère à contempler, et du mystère le plus inaccessible à notre intelligence, en même temps que le plus indispensable puisque « la connaissance de la Trinité est le fruit et l’achèvement de toute notre vie » (I Sent., dist. 2, exp. text. ; cité p. 9 [p. 1]). Autrement dit, l’A. n’entend pas seulement nous introduire à la théologie thomasienne sur la Trinité, mais il entreprend plus fondamentalement de nous introduire dans la connaissance du mystère de la Trinité avec saint Thomas pour guide. Ce propos est porté par la conviction que la pensée de l’Aquinate possède une originalité et une pénétration des questions trinitaires telles qu’elle conserve toute son actualité : non seulement elle échappe aux lieux communs qui ont cours depuis ,Théodore de Régnon, mais elle est aussi à même d’entrer en dialogue avec les synthèses contemporaines, tant pour conforter leurs intuitions les plus valables que pour montrer d’où provient que certaines de leurs affirmations sont contestables. Cela dit, seul le lecteur averti pourra deviner cette intention sous-jacente, car l’A. s’est abstenu de toute référence explicite aux dites synthèses, étant suffisamment occupé à traiter un sujet déjà immense à lui seul.

  • Page de début 419
  • Page de fin 428
  • Catégorie Etude
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)