Revue doctrinale de théologie et philosophie
Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site
You are here:Accueil > Les publications périodiques > doctrine de l'eglise

Les articles (6)

Voici les articles du fascicule n°1 du tome VIII de la Revue Thomiste (publiés en 2007).

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Cette étude fait suite à un précédent article, intitulé « L’innascibilité et les relations du Père, sous le signe de sa primauté, dans la théologie trinitaire de Bonaventure » (RT 106 [2006], p. 531-563). L’articulation entre la procession et la relation est plus subtile chez Thomas que chez Bonaventure, car l’Aquinate parvient à éviter une solution univoque. Là où le maître franciscain optait pour une subordination de la relation à l’égard de l’émanation, le dominicain donne une priorité à la relation en tant qu’elle subsiste, tout en soulignant que la relation en tant que rapport se fonde bien sur la procession. Ce tour de force spéculatif aboutit à une théologie du Père originale, soustraite au modèle dominant de l’émanation. Dès lors, le Père n’est plus caractérisé de façon prioritaire par sa simple primauté ou son innascibilité, mais par sa relation constitutive au Fils. Selon cette conception relationnelle de la personne du Père, la génération du Fils et la procession de l’Esprit expriment adéquatement la fécondité et la plénitude de leur paternelle origine.

  • Extrait

    L’objectif de la présente étude est de mettre en regard, sur des points précis de convergence ou de divergence, la théologie trinitaire de Thomas d’Aquin et celle de Bonaventure. Le premier temps de l’exposé, sur la Trinité selon l’Aquinate, ne vise donc pas à produire une synthèse complète, mais seulement à dégager certaines spécificités du geste thomasien en matière trinitaire. L’attention se portera donc en premier lieu sur la complémentarité entre procession et relation. Thomas ménage en effet une priorité réciproque entre ces deux concepts lorsqu’il les emploie pour donner une certaine intelligence des personnes divines. Après avoir observé comment Bonaventure opte pour une subordination de la relation à l’émanation, il est tout indiqué de considérer l’articulation thomasienne entre procession et relation, qui souligne plutôt, à l’inverse, l’irréductibilité de la relation par rapport à la procession. Au besoin, nous reviendrons sur certains aspects de la triadologie bonaventurienne pour préciser les convergences et les divergences.

    Dans un second temps, la présente étude évaluera les options thomasiennes sur les propriétés de la première hypostase. Les choix antérieurs prennent alors sens, et la divergence avec Bonaventure sur la conception du Père dans la Trinité se révèle féconde et inspirante pour une réflexion
    à nouveaux frais.

  • Page de début 47
  • Page de fin 72
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Le propos de cet article est d’analyser l’usage que Thomas d’Aquin fait des différentes définitions de la vérité qu’il reçoit de ses prédécesseurs (Augustin, Anselme, Philippe le Chancellier, Aristote, Avicenne et Isaac Israeli). L’Aquinate ne fait pas que citer les définitions de ces auteurs : il les
    classe, les lit et les utilise selon son propre point de vue. Il s’efforce de faire se rejoindre la pensée chrétienne et la philosophie aristotélicienne (reçue par la tradition arabe). En ce sens, il a reçu du xiie siècle, comme un héritage tout à fait précieux, la notion de verum comme concept transcendantal.

  • Extrait

    L’objectif de cet article est d’analyser les usages que fait Thomas d’Aquin des définitions du vrai (verum) héritées de la tradition antérieure. Il est particulièrement intéressant de remarquer que l’Aquinate ne se limite pas à citer les définitions reçues mais qu’il les organise et les utilise en fonction de sa conception originale, c’est-à-dire en accord avec sa synthèse personnelle de la tradition aristotélicienne et de la tradition du haut Moyen Âge.

    Nombreuses sont les occasions où saint Thomas s’emploie à préciser la notion de vérité, c’est-à-dire où il examine la ratio spécifique qui la caractérise. Il y consacre d’importants passages dans ses quatre grands exposés synthétiques : In I Sent., dist. 19, q. 5 ; De veritate, q. 1 ; Summa contra Gentiles, Lib. I, cap. 60-62 ; et Summa theologiae, Ia, q. 16. Il ne manque pas non plus de références intéressantes dans d’autres oeuvres, spécialement dans les commentaires des oeuvres d’Aristote : In Aristotelis librum de anima et In duodecim libros Metaphysicorum Aristotelis expositio.

  • Page de début 73
  • Page de fin 90
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Utilisation et synthèse des sources traditionnelles
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Page de début 1
  • Page de fin 4
  • Catégorie Article

Informations supplémentaires

  • Résumé

    Sans faire l’objet d’un traité particulier, la pensée politique de saint Thomas d’Aquin s’enracine dans une conception ferme et élaborée, dont l’expression se retrouve dans l’ensemble de son oeuvre. Cette étude en présente les éléments fondamentaux concernant l’homme, les communautés humaines et la relation d’une communauté à ses membres. C’est sur ces fondements que se déploieront les thèmes plus classiques de la justice, de la prudence, de la relation des deux pouvoirs… On découvre chez le Docteur commun une approche très ample du politique, qui relève plus de la théologie que de la philosophie, même si cette dernière, puisée chez Aristote, est remarquablement assimilée.

  • Extrait

    Les aspects politiques des oeuvres de Thomas d’Aquin n’ont, en général, à l’époque contemporaine, guère retenu l’attention de ses disciples. Dans certains cas, ces aspects sont totalement absents. Ainsi présente-t-on souvent la conception thomasienne de la personne sans même évoquer sa dimension communautaire. Dans d’autres cas, ces aspects sont présents, mais parcellaires. Certains d’entre eux ont fait l’objet d’études particulières, et il faut citer, au premier chef, ce qui se rapporte à l’ordre des communautés politiques et à leur organisation juridique : ce qui a trait à la justice, à la loi et au droit. Au XXe siècle, dans un contexte politique marqué, la question du meilleur régime a connu un certain renouveau ; et celle de la relation entre les deux pouvoirs revient, à échéances variables, sur la scène. Bref, on rencontre tel domaine particulier mais presque aucune approche d’ensemble. Sans doute les raisons à l’origine d’un tel constat sont-elles nombreuses. Suggérons-en deux seulement, de nature fort différente. La première tient à une orientation ancienne du labeur théologique et de son instrument philosophique. Indiscutablement, ce que l’on nomme volontiers le « tournant anthropologique » de la théologie à partir du bas Moyen Âge, jusqu’au XIIIe siècle, s’estompe jusqu’à disparaître. Si la réalité du temps de chrétienté a longtemps masqué cette transformation de la pensée, le fait apparaît avec plus de clarté à l’époque contemporaine. La seconde raison est d’un tout autre ordre et tient à saint Thomas lui-même. C’est que les aspects politiques de ses oeuvres, si présents soient-ils, ne sont presque nulle part présentés de façon synthétique. Les domaines où apparaissent des enseignements homogènes à travers un traité ou des questions particulières : la loi, les vertus de justice et de prudence, sont précisément ceux que retiendront le plus les commentateurs. Mais en dehors de ces domaines particuliers assez aisément individualisables, nles propos de saint Thomas en matière politique sont dispersés, apparaissent dans toutes ses oeuvres, au détour d’une question ou d’un article, souvent là où on ne s’attend guère à les y rencontrer. Ce simple fait rend la chose difficilement identifiable et l’on pourra penser que cela témoigne de conceptions partielles, non pleinement formées. Or, nous estimons qu’il n’en est rien, qu’il y a au contraire chez saint Thomas une pensée à la fois élaborée et cohérente dans l’ordre politique.

  • Page de début 5
  • Page de fin 46
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Informations supplémentaires

  • Page de début 135
  • Page de fin 176
  • Catégorie Recensions

Informations supplémentaires

  • Résumé

    L’ecclésiologie d’Isaac de l’Étoile, abbé cistercien du XIIe siècle, est un magnifique exemple d’une approche à la fois contemplative et spéculative
    du mystère de l’Église. Dieu veut rendre les créatures participantes de son unité trinitaire, mais l’échec de la chute nécessite un nouveau type de rapports entre les hommes et leur Créateur. Le Christ — sacrement de l’unité — rétablit ce lien par son oeuvre personnelle déployée dans la sacramentalité ecclésiale, dont le septénaire est une manifestation particulière. Est sacrement tout ce qui unit l’homme à Dieu ; et le thème de l’unité assure la cohérence de tous les aspects de la doctrine d’Isaac de l’Étoile. Elle s’inscrit ainsi dans la tradition allant du « mystère » de saint Paul aux formules sur l’Église comme sacrement du deuxième concile du Vatican.

  • Page de début 91
  • Page de fin 134
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)