Revue doctrinale de théologie et philosophie
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You are here:Accueil > La revue thomiste > Les publications périodiques > 1906 - Tome XIV > 1906 - Fascicule n°1

Les articles (9)

Voici les articles du fascicule n°3 du tome CXV de la Revue Thomiste (publiés en 2015).

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  • Résumé

    Ce bulletin présente des ouvrages parus récemment sur l’islam, qu’il s’agisse de publications sur ou d’auteurs de l’époque classique mais aussi d’essais abordant la question de l’islamisme, du rapport de l’islam au politique, du soufisme ou du dialogue interreligieux.

  • Extrait

    Les travaux de Mark Cohen ont mis en lumière la naissance du mythe andalou alors que l’image de l’Andalousie comme espace d’une convivence entre les trois religions monothéistes ne cesse de saturer les réseaux inter-religieux et la scène littéraire et cinématographique. Cette vision relève du rêve. Elle est une construction que l’on doit pour beaucoup aux orientalistes juifs du XIXe siècle. Elle est mobilisée aujourd’hui comme l’exemple de la possible conciliation entre l’islam et une certaine idée de la modernité véhiculée par les Lumières. L’essai d’Adrien Candiard n’a pas pour objectif de déconstruire le mythe, encore qu’il n’eût rien perdu à en mentionner l’histoire, mais à montrer comment l’Andalousie non idéalisée, non rêvée est porteuse d’un  enseignement  bien  plus  fécond  à  l’heure  des  « identités meurtrières » et de la montée inhérente des extrémismes religieux. En effet, pour le dominicain, membre de l’IDEO, « al-Andalus peut encore nous parler, avec fécondité, de notre monde, de notre époque. Et nous dire quelque chose de nouveau et de nécessaire » (p. 10). C’est la philosophie de la tolérance de Locke et l’épistémologie de Kant qui concentrent la pointe de sa critique. Candiard voit une rupture épistémologique, cause des crispations identitaires actuelles. En ayant limité les questions religieuses au champ d’une vérité possible, la philosophie des Lumières a opéré au divorce entre la foi et la raison, suscitant en retour fidéisme et fanatisme. Or, al-Andalus consacre à l’inverse la correspondance entre les affaires religieuses et la possibilité d’en rendre compte par la raison dans une quête de vérité définie, selon la formule que saint Thomas emprunte à Isaac Israeli Ben Salomon, comme adaequatio rei et intellectus. Les visées apologétiques des « intellectuels » des différentes religions étaient indéniables, mais tous prenaient au sérieux la nécessité de
    connaître les autres croyances. L’esprit de polémique était d’abord celui du débat où il s’agissait de réfuter par la raison les credos de leurs adversaires. Inversement, c’est par la raison qu’il convient de rendre compte de sa foi. Pour l’A., al-Andalus
    constitue donc bel et bien un modèle, celui où la raison permet de contrebalancer le piétisme et l’intolérance des religions.

  • Page de début 495
  • Page de fin 507
  • Catégorie Bulletin
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

BULLETIN T. CXV -- No 3

Écrit par PISANI Emmanuel

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  • Page de début 0
  • Page de fin 0
  • Catégorie Bulletin

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  • Résumé

    Dans son deuxième livre des Sentences, exposant la création de l’ange et de l’homme, Pierre Lombard présente une opinion très originale : ces deux sortes d’êtres ont été créées dans une première grâce qui assurait l’harmonie de leurs fonctions, qui leur permettait de « se tenir debout », mais ne leur permettait pas de « bouger le pied », c’est-à-dire de progresser dans le bien et
    d’obtenir la béatitude finale sans une autre grâce. Cette formule est une interprétation possible de la pensée de saint Augustin sur la Création ; elle connut un certain succès tout au long du Moyen Âge, jusqu’à être relayée par saint Thomas dans sa Somme de théologie. Cet article se propose de retracer son parcours dans l’œuvre de quelques théologiens médiévaux pour se demander si
    elle n’eut pas plus de retentissement qu’il n’y paraît.

  • Extrait

    Dans son deuxième livre des Sentences, Pierre Lombard (vers 1100-1160) présente une opinion assez originale : l’ange, comme l’homme, a été créé dans une première grâce qui assurait l’harmonie de ses fonctions mais ne lui permettait pas de progresser dans le bien, c’est- à-dire d’obtenir la béatitude finale. Selon une image amusante inventée par le théologien de Paris lui-même, l’homme pouvait « se tenir debout » (stare) mais « ne pouvait bouger son pied » afin d’avancer sans un autre don de Dieu, sans une autre grâce. L’exposé le plus achevé de cette vision se trouve dans la distinction vingt-quatrième de ce même deuxième livre des Sentences. Après avoir développé l’œuvre des six jours (distinctions 12 à 15), Pierre Lombard procède à un long examen de l’état originel de l’homme (distinctions 16 à 24) ; puis il part sur la description du libre-arbitre, en Dieu, dans les anges et dans l’homme (distinction 25) avant de s’intéresser au binôme grâce-liberté (distinctions 26 à 28) pour amener à la réflexion sur le péché originel à partir de la distinction 29. Voici ce qu’écrit le Maître des Sentences à propos de ce qu’il appelle la « grâce de la Création » :

    1. Sur la grâce de l’homme et sa puissance avant la chute. À présent, il faut rechercher avec soin quelle grâce ou puissance avait l’homme avant la chute, et s’il pouvait se tenir debout ou non par elle. 2. Qu’il avait été créé dans la grâce, par laquelle il pouvait se tenir debout, mais non pas progresser, comme les anges. Il faut savoir par conséquent qu’à la Création, comme nous l’avons dit au sujet des anges, une aide a été donnée à l’homme par la grâce et une puissance lui a été conférée par laquelle il pouvait se tenir debout, c’est-à-dire ne pas s’écarter de ce qu’il avait reçu ; mais il ne pouvait pas progresser au point d’être en état de mériter le salut par la grâce de la Création sans une autre grâce. Certes, il pouvait, par cette aide de la grâce de la Création, résister au mal, mais il ne pouvait pas accomplir parfaitement le bien.

  • Page de début 0
  • Page de fin 0
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Saint Thomas définit le caractère sacramentel comme « une ordination au culte tel qu’il convient au rite de la vie chrétienne ». Dans notre article, nous rendons compte du sens de cette expression, utilisée par le deuxième concile du Vatican. Pour ce faire, nous reprenons la doctrine thomasienne de la religion et du culte, en montrant que dans le cas de la Loi nouvelle il s’agit essentiellement de la vie de grâce dans toute son étendue. Puisque notre culte est une participation à celui du Christ, nous rappelons ce que signifie pour lui d’être Prêtre. Enfin, il est montré que le caractère sacramentel chez saint Thomas n’est pas une réalité statique, mais la source d’un dynamisme christique et christoconformant. Nous regardons comment dans chaque sacrement à caractère le chrétien reçoit et communique les choses saintes dans l’exercice unifié des tria munera.

  • Extrait

    Le lecteur moderne risque d’être fortement surpris en rencontrant pour la première fois la définition du caractère sacramentel, telle que saint Thomas d’Aquin la donne dans la troisième partie de sa Somme de théologie. Pour le Docteur angélique, le caractère est une disposition stable produite par certains sacrements, une qualité qui députe « au service spirituel du culte de Dieu ». Le sacrement « parfait l’âme en vue du culte de Dieu tel qu’il convient au rite de la vie chrétienne ». Le caractère sacramentel n’est donc pas une vague disposition à la réception de la grâce sanctifiante, mais une source d’action, une députation en vue d’une activité bien précise. « Chaque fidèle est député à recevoir ou à donner aux autres ce qui concerne le culte de Dieu et c’est là le rôle propre du caractère sacramentel. » Si tous les sacrements ne confèrent pas le caractère — seuls le font ceux qui ne sont pas réitérables —, tout caractère sacramentel, et pas seulement celui de l’ordre, a selon saint Thomas une forte teneur cultuelle. Il configure l’âme non seulement à Dieu, mais plus précisément au Christ, et même au Christ en tant qu’il est prêtre. La députation au culte chrétien n’est possible que par l’union à celui qui en est la source et le modèle : « Tout le rite de la religion chrétienne découle du  sacerdoce  du  Christ. »  Cette  lecture  cultuelle  du  caractère sacramentel ne réduit-elle pas la vie chrétienne à l’activité liturgique ? Pour saint Thomas lui-même, le culte de la religion ne relève pas d’emblée des vertus théologales, mais de celle de la justice. Peut-on alors restreindre le caractère baptismal à une députation cultuelle, étant donné que la grâce du baptême est la communication de la vie divine qui englobe tout l’agir moral naturel et surnaturel de l’homme ? Donc, une première question  se  pose :  la  doctrine  thomasienne  du  caractère  sacramentel n’est-elle pas réductrice et incohérente avec l’ensemble de son œuvre ?

  • Page de début 383
  • Page de fin 422
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

Marín-Sola redivivus

Écrit par VALUET Basile

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  • Résumé

    Michael D. Torre a publié deux livres sur le P. Francisco Marín-Sola, o.p. Selon le plus récent, traduction des trois célèbres articles du frère prêcheur sur la nature de la grâce suffisante, un thomiste peut voir dans la grâce suffisante une prémotion physique efficiente, mais faillible, qui lance la volonté humaine vers l’acte bon difficile, mais à quoi l’homme résiste ou non. Le plus ancien, sa thèse, prend la défense de la doctrine du dominicain selon laquelle la permission divine du péché n’implique pas qu’il y ait péché. Malgré quelques critiques, le P. Basile Valuet estime qu’il s’agit là d’une pensée thomiste stimulante.

  • Extrait

    Michael D. Torre, professeur à San Francisco, et Président de l’American Maritain Association, a publié récemment deux ouvrages sur la doctrine du dominicain espagnol Francisco Marín-Sola (1873-1932) (désormais «M.-S.»), respectivement en matière de grâce suffisante et de permission du péché par Dieu. Dans la présente « note critique », nous partirons d’une présentation de chacun, et terminerons par quelques appréciations en vue d’un prolongement.
    Commençons par la plus récente des deux publications (abrégée ici en «T, 2013»), car elle fournit les sources mêmes de l’autre. Mr Torre nous y rend le grand service de rendre à nouveau disponibles (en traduction anglaise) les trois célèbres articles de M.-S. sur la grâce suffisante. Son introduction biographique (p. xi-xxxiv) situe ces derniers au sein de la controverse du professeur espagnol de Fribourg avec son confrère français de l’Angelicum, le P. Réginald Garrigou-Lagrange (1877-1964) (abrégé ici «G.-L.»).

  • Page de début 481
  • Page de fin 493
  • Catégorie Etude
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

Nature, hasard, création

Écrit par NODÉ-LANGLOIS Michel

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  • Résumé

    Les stoïciens et les épicuriens ont cru à  tort — avec des visées opposées — que le hasard pouvait constituer une objection à la providence divine. Et les seconds, comme à leur suite les darwiniens, y ont vu à tort un substitut possible de la causalité créatrice. Ce serait le cas si le hasard pouvait être considéré comme premier, ce qui est impossible, et si d’autre part il devait être jugé, du fait de sa contingence irrationnelle, étranger à toute intelligibilité. Or les mathématiques ont précisément établi le contraire, depuis qu’elles ont inventé le calcul des probabilités et, plus récemment, lorsqu’elles ont élaboré une théorie du « chaos », qui montre comment la nature combine subtilement le régulier et l’aléatoire. La science contemporaine fait plus que jamais apparaître comment le hasard s’intègre à l’ordre intelligible de l’univers naturel, et, loin d’en compromettre l’intelligibilité, peut y jouer un rôle, comme Thomas d’Aquin l’avait reconnu.

  • Extrait

    Les réflexions qui suivent ont été suscitées, sinon inspirées, par le titre et la lecture d’un livre écrit naguère par Ian Stewart : Dieu joue-t-il aux dés ?, consacré aux « mathématiques du chaos ». Ce titre prenait le contre-pied, quoique sur le mode d’une interroga- tion suggestive, de la célèbre réplique d’Einstein à Born, l’un des fondateurs de la mécanique quantique : le premier était indisposé par l’indé- terminisme que la nouvelle théorie paraissait introduire dans la modé- lisation scientifique des phénomènes micro physiques. En rationaliste qu’il était, il jugeait scandaleuse une forme d’explication qui reviendrait à supposer, en des termes métaphysiques qu’il ne récusait pas, que Dieu joue aux dés, autrement dit qu’il y ait quelque chose comme un hasard serait la clé pour expliquer le processus de l’évolution biologique, dont la première exposition scientifique fut le transformisme de Lamarck. Cette tradition, postérieure à Darwin autant qu’à Lamarck, a reçu le nom de néo-darwinisme, parce qu’elle s’est présentée comme une version per- fectionnée des conceptions darwiniennes. fondamental au principe du fonctionnement des êtres naturels. L’indisposition d’Einstein est pour ainsi dire de l’histoire ancienne. Mais, de nos jours, le titre de Stewart peut être entendu comme une provocation. Car une tradition encore dominante dans la biologie contemporaine a donné au hasard la place et le rôle d’un principe qui serait la clé pour expliquer le processus de l’évolution biologique, dont la première exposition scientifique fut le transformisme de Lamarck. Cette tradition, postérieure à Darwin autant qu’à Lamarck, a reçu le nom de néo-darwinisme, parce qu’elle s’est présentée comme une version perfectionnée des conceptions darwiniennes.

  • Page de début 355
  • Page de fin 382
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Cette note à propos du problème de la séparabilité des accidents et de l’esse accidentel se propose d’étudier un cas relativement connu en théologie eucharistique où la réflexion de l’Aquinate rencontre un problème délicat de formalisation technique où se conjugue une double perception métaphysique et théologique de l’étant et de Dieu à l’intérieur de l’analyse d’un mystère de foi, problème qui n’a pas échappé à ses commentateurs d’hier et d’aujourd’hui.

  • Extrait

    Dans le De rationibus fidei, cap. 8, saint Thomas écrit : « Dieu, qui est le créateur de la substance et de l’accident, peut conserver les accidents sensibles dans l’être (in esse) leurs sujets étant changés en quelque chose d’autre ; car par sa toute-puissance il peut et produire et conserver dans l’être les effets des causes secondes sans ces causes secondes  » ; et dans la Summa contra Gentiles, Lib. IV, cap. 65 : « Dieu peut conserver dans l’être l’effet des causes secondes sans ces causes secondes. C’est de cette manière que, dans ce sacrement, il conserve l’accident dans l’être après la disparition de la substance qui conservait cet accident. »...

  • Page de début 453
  • Page de fin 467
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Métaphysique de l’accident et transsubstantiation
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    L’œuvre originelle de Marín-Sola sur la grâce et la prédestination est traduite et défendue par Michael Torre dans son livre Do Not Resist the Spirit’s Call : Francisco Marín-Sola on Sufficient Grace. Marín-Sola à son époque and Torre aujourd’hui,  affirment  que  l’enseignement  authentique  de  saint  Thomas  est  en opposition avec celui des théologiens dominicains de la congrégation de Auxiliis. Cependant, l’exégèse de l’enseignement de saint Thomas présenté par Marín-Sola et Torre ne rend pas justice à l’analyse métaphysique délicate qui a été instrumentale dans la théologie de l’Aquinate sur la grâce et la prédestination. L’échec dans la compréhension des distinctions primordiales faites par saint Thomas d’Aquin qui sont devenues plus tard l’enseignement ordinaire parmi les thomistes, conduit ces auteurs à faillir dans leur interprétation de l’Aquinate, à confondre les défenseurs de la tradition thomiste avec les défenseurs du jansénisme, et à mal interpréter l’enseignement magistériel de l’Église.

  • Extrait

    Dans son livre Do Not Resist the Spirit’s Call : Francisco Marín-Sola on Sufficient Grace, Michael Torre nous offre à la fois une traduction et une défense (dans l’introduction, la conclusion, l’épilogue et les trois appendices) de l’œuvre de Marín-Sola. Il n’y a aucune raison de douter de la précision de la traduction ni de son aptitude à exposer la manière dont Marín-Sola présente la grâce et la prédestination à un auditoire qui a peu de chances de bien la connaître. Marín-Sola a cherché à trouver d’un côté un moyen terme entre ce qu’il considérait comme les extrêmes de la position thomiste traditionnelle de la Congregatio de Auxiliis — qu’il confondait avec le jansénisme — et de l’autre, le molinisme. Son grand souci était de trouver un chemin dans lequel la permission divine du mal — qui est un manque de conservation dans le bien, et donc « négatif » plutôt que « positif » — n’impliquerait pas la réprobation du pécheur. Selon le point de vue de Marín-Sola et de Torre, la créature, pour être libre, doit avoir la capacité de résister au gouvernement divin. Ces deux auteurs cherchent à concilier cette antinomie avec l’enseignement de saint Thomas d’Aquin principalement en raison de leur crainte que, autrement, l’innocence divine dans la permission de pécher ne soit contestée. Cependant pour saint Thomas, la liberté ne peut être réduite à la liberté d’indifférence. De même, pour saint Thomas la volonté humaine et Dieu ne sont pas des causes en compétition, mais plutôt des causes ordonnées dans lesquelles l’acte libre se place à l’intérieur de la divine providence. Semblablement, pour saint Thomas Dieu ne doit pas à la créature déficiente qu’elle soit maintenue loin de tout défaut dans l’ordre de la nature ou dans celui de la grâce, bien que la bonté infinie et la miséricorde révélée de Dieu soient un fondement sûr d’espérance.

  • Page de début 469
  • Page de fin 480
  • Catégorie Etude
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 509
  • Page de fin 528
  • Catégorie Recensions