Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (8)

Voici les articles du fascicule n°1 du tome CXV de la Revue Thomiste (publiés en 2015).

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  • Résumé

    Le traitement maritainien de la question de l’attribution de la miséricorde en Dieu accorde une place de premier ordre à l’intuition. Celle-ci vient, en effet, comme «stimuler ou activer» la théologie dogmatique pour lui donner de progresser dans l’intelligence de la foi. J. Maritain et dans son sillage Ch. Journet, forts de l’expérience des mystiques et des poètes, iront jusqu’à affirmer le mystère d’une coexistence de la souffrance et de la Béatitude en Dieu. Cette étude se donne pour propos de relever dans l’œuvre de J. Maritain et Ch. Journet les grandes lignes d’une doctrine, originale en contexte thomiste, qui articule sagesse théologique et sagesse mystique.

  • Extrait

    Peu de temps avant la mort de Jacques Maritain, le cardinal Charles Journet signait dans la revue The New Scholasticism (1972) un hommage à son ami sous le titre « Jacques Maritain “théologien” ». Il y fait l’éloge de celui qui, tout en ne cessant de se dire philosophe, a su porter un regard «exigeant» sur des questions proprement théologiques au point d’en découvrir «des richesses encore inexplorées» : «J. Maritain a touché aux problèmes les plus profonds et les plus mystérieux de la vie chrétienne et de la théologie. Et chaque fois non seulement pour prendre acte des réponses apportées par les théologiens et laisser toutes choses en place, mais pour aller plus avant et manifester davantage les principes de vérité qu’elles recelaient. Et cependant ce "théologien" si clairvoyant ne veut pas être rangé parmi "ses amis les théologiens". Il a raison et il sait pourquoi. La puissance de son regard est avant tout celle de l’intuition »C’est donc au moyen de l’intuition que J. Maritain a fait œuvre de théologien. Cette intuition, précise Ch. Journet, s’est exercée sur deux plans : «Celui d’abord de la foi amoureuse et contemplative» et ensuite celui «de la métaphysique».

  • Page de début 45
  • Page de fin 63
  • Catégorie Article
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(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Jacques Maritain n’a cessé, sa vie durant, de scruter le mystère de l’Église. L’une des questions qu’il rencontre est celle de la personnalité de l’Église, véhiculée par la Tradition depuis des siècles sans avoir jamais été définie ni analysée. Parmi les philosophes et les théologiens contemporains, il est le seul qui se soit risqué à élaborer une véritable métaphysique d'une entité collective, en se servant des analyses thomasiennes de l’être et de ses développements cajetaniens. Il est ainsi conduit à reconnaître une «subsistance surnaturelle» de la personne Église, qui lui permet de la distinguer de ceux qui la composent, sans l’en séparer.

  • Extrait

    Chacun sait que Jacques Maritain, pour philosophe qu’il fût, s’est de tout temps passionné pour le mystère de l’Église. Alors qu’il s’en remettait d’ordinaire, en matière théologique, à son ami Charles Journet, l’Église et son mystère sont un domaine où il n’a pas hésité à prendre l’initiative. En témoignent, aux deux extrémités de sa vie, la publication posthume, en 1918, du livre du P. Clérissac, Le Mystère de l’Église, qu’il assortit d’une préface et, plus de cinquante ans après, le dernier ouvrage publié de son vivant, en 1970 : De l’Église du Christ, la personne de l’Église et son personnel, où il reprend en les développant les vues déjà avancées dans son ouvrage précédent, en 1966 : Le Paysan de la Garonne. Il n’est pas excessif de dire que le mystère de l’Église a habité l’esprit de Maritain tout au long de sa vie. Ce sont d’ailleurs ses propres mots, puisqu’il se présente en exorde comme « un vieux philosophe chrétien dont depuis soixante ans le mystère de l’Église occupe la pensée ».

  • Page de début 83
  • Page de fin 100
  • Catégorie Article
€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Tout au long de sa vie, Jacques Maritain n’a cessé de méditer sur le mystère du Christ. Quelques années avant sa mort, il a livré sous la forme d’un opuscule d’une grande densité, le fruit de sa réflexion. Le P. Marie-Vincent Leroy, dominicain, directeur de la Revue thomiste, et ami du philosophe de Meudon, propose une lecture bienveillante, admirative et discrètement critique de l’oeuvre majeure du maître en ce domaine, De la grâce et de l’humanité de Jésus.

  • Extrait

    Voici un titre apparemment bien prétentieux, que Maritain aurait sans doute été le premier à réfuter. En effet, s’il est légitime de parler de christologie de saint Paul et de saint Jean, de saint Cyrille d’Alexandrie et de saint Thomas d’Aquin, et aussi des théologiens de profession qui y ont consacré une partie essentielle de leurs travaux — Karl Rahner et Hans Urs von Balthasar, Edward Schillebeeckx et Hans Küng —, l’oeuvre de Maritain, lequel s’est toujours refusé à être considéré comme un théologien, n’offre rien de comparable.
    Cependant, en son oeuvre, il y a deux textes importants dans lesquels Maritain prend position à propos des thèmes fondamentaux de la théologie de l’Incarnation. En 1954, à Princeton, préparant une édition anglaise des Degrés du savoir, il fut attiré, suite à des observations critiques qui lui furent présentées par un théologien hollandais, dom Herman Diepen, moine bénédictin de l’abbaye d’Oosterhout, à reprendre l’étude et la notion de subsistence et à proposer quelques réflexions sur son application à la théologie de l’union hypostatique. Quelques années plus tard, retiré à Toulouse et stimulé par un climat de recherche théologique existant dans la Fraternité d’études des Petits Frères de Jésus dans laquelle il vivait, — et aussi, dans cette ultime étape de sa carrière, en raison de la conception qu’il se faisait de la philosophie chrétienne qui, pour être pleinement telle, devait étendre sa recherche au-delà du domaine qui lui est propre jusqu’à atteindre le champ de la théologie — Maritain tint deux réunions de travail avec les responsables des Petits Frères, le 10 février et le 25 mars 1964, dédiées à la christologie et centrées sur la psychologie humaine du Christ. Le texte qui résulta de ces travaux apparut en premier dans la revue Nova et vetera, revu et un peu développé ; il fut ensuite publié dans un volume en 1967 par les éditions Desclée de Brouwer, sous le titre : De la grâce et de l’humanité de Jésus. Nous avons ainsi, dans l’oeuvre de Maritain, deux textes qui regardent l’un l’ontologie du Christ, l’autre sa psychologie, comprenant non la totalité mais au moins les thèmes fondamentaux d’un traité théologique du Verbe incarné, de manière à tracer les lignes essentielles de ce qui semble légitime d’appeler la christologie de Jacques Maritain.

  • Page de début 65
  • Page de fin 82
  • Catégorie Article
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  • Résumé

    La réflexion théologique sur le sacrifice de la messe a longtemps occupé les réflexions croisées de Jacques Maritain et de Charles Journet, l’un et l’autre s’encourageant et se répondant alternativement, non sans interrogations réciproques, sur plus de quarante ans de correspondance, mais où l’ascendant du philosophe de Meudon sur le théologien se manifeste de plus en plus, le conduisant fermement, non sans quelques résistances, là où il aboutit dans son ultime proposition dont le théologien, devenu entretemps cardinal, se fera le défenseur. La messe est le moment sacramentel par lequel Dieu, par un acte de sa toute-puissance, rend présent dans le temps, postérieur à la croix et dans l’Église, l’événement rédempteur du Vendredi Saint. Après l’étude de sa genèse, cet article propose une analyse de la réception de la formulation maritainienne de la théologie du sacrifice de la messe (1965-1968), et procède ensuite à une évaluation critique, au regard de ses sources thomasiennes et du magistère récent depuis Pie XII.

  • Extrait

    Le point de départ des théories sur le sacrifice eucharistique réside dans l’affirmation de la foi catholique, répercutée par le Catéchisme de l’Église catholique (n° 1364, citant Lumen gentium, n° 3) : «Toutes les fois que le sacrifice de la Croix par lequel le Christ notre Pâque a été immolé [cf. 1 Co 5, 7] se célèbre sur l’autel, l’œuvre de notre rédemption s’opère.» À cette affirmation fait écho la vénérable prière sur les offrandes du Jeudi saint : «Seigneur accorde-nous la grâce de vraiment participer à cette eucharistie ; car chaque fois qu’est célébré ce sacrifice en mémorial (quoties hostiae commemoratur) c’est l’œuvre de notre Rédemption qui s’accomplit (opus nostrae redemptionis exercetur)» ; ou encore, selon une traduction plus exacte : «Accordez-nous Seigneur de participer dignement aux saints mystères ; car chaque fois que nous y célébrons le mémorial du sacrifice du Christ, c’est l’œuvre de notre rédemption qui s’accomplit.»

  • Page de début 101
  • Page de fin 147
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Genèse, formalisation, réception et évaluation
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  • Page de début 21
  • Page de fin 43
  • Catégorie Article
€5.11
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  • Résumé

    Même si Maritain est connu avant tout comme philosophe et s’il s’est seulement considéré lui-même comme un « philosophe chrétien », l’histoire de l’Église au XXe siècle montre que, par sa foi toujours en quête d’intelligence, il a apporté d’importantes contributions à la théologie dans bien des domaines : de la théologie du politique à la théologie du mystère d’Israël. Cet article les présente dans l’unité de leur inspiration qui consiste en un souci d’articuler leur spécification objective avec l’exercice du sujet qui en vit dans son devenir libre et historique.

  • Extrait

    Comme les titres des conférences de ce colloque le montrent, les apports de Jacques Maritain à la théologie ont été multiples, car il s’est intéressé à de nombreux domaines de l’intelligence de la foi et y a apporté des contributions notables. Je voudrais m’attacher ici tout d’abord à dégager le fil conducteur des recherches de Maritain dans le domaine théologique. Ce philosophe chrétien a été avant tout un grand vivant et un très grand croyant. On est frappé avant tout par l’intensité de la vitalité, et même de la passion, avec laquelle Maritain s’est toujours engagé dans tout ce qui concernait la foi et la vie avec Dieu. À partir du moment où, converti avec sa femme Raïssa, ils ont donné leur vie à Dieu, ils ont été littéralement happés par la vie de la foi. C’est le dynamisme de la foi qui est le moteur de l’intérêt de Maritain pour de grandes questions théologiques. Cela nous rappelle, s’il en était besoin, que la théologie dépend totalement de la foi, qu’elle s’efforce de comprendre par l’intelligence. La foi de Maritain était très intense et, autant qu’on puisse le dire, c’était une foi formée, c’est-à-dire une foi finalisée et mue par cet amour surnaturel de Dieu qu’est la charité. À cause de cela, une telle foi ne se contente pas de ce que l’on peut énoncer sur Dieu et ses mystères de la manière la moins imparfaite, mais elle tend vers la réalité même du Dieu vivant.

  • Page de début 7
  • Page de fin 19
  • Catégorie Article
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  • Résumé

  • Extrait

  • Page de début 1
  • Page de fin 4
  • Catégorie Page de garde

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  • Page de début 149
  • Page de fin 176
  • Catégorie Article