Revue doctrinale de théologie et philosophie
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La revue thomiste

La revue thomiste (4140)

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  • Résumé

    Le bien fait partie de ce qui est devenu le traité des transcendantaux. Mais une telle constitution est à la fois postérieure à Thomas d’Aquin et en partie étrangère à sa pensée, pour des raisons tant théologiques que philosophiques. Il n’empêche que Thomas parle du bien comme il parle de l’être ou de l’un. Notamment, il veut, après Denys, parler de Dieu comme Bien, ce qui est autre chose que d’appliquer à Dieu un concept préalable de bien. Rien ne précède Dieu, aucun concept ne s’applique à lui : c’est lui au contraire qui oblige à redistribuer les concepts. Cette rétroversion pose, de surcroît, la question d’une constitution thomasienne de la métaphysique.

  • Extrait

    La présente intervention risque d’être, à bien des égards, apéritive et seulement telle. Elle s’attache à situer le bien, entendu comme une question, plutôt qu’à la traiter. Traiter une question, c’est en explorer le contenu doctrinal. La situer, c’est caractériser son identité et sa fonction, sans l’extraire trop vite de son contexte, tant externe qu’interne. Plutôt que de l’extraire, il s’agit de tenter d’identifier la place qu’elle occupe. Chez un auteur, la place occupée en dit long sur sa vérité. Constater que Thomas parle du bien, et en parle bien, relèverait de la trivialité. Mais se  emander de quelle manière il envisage ce sujet présente des difficultés. Elles sont de principe. Trois difficultés rendent malaisée la mise en valeur du thème du bien.
    La première touche à sa constitution, à ce qu’il est convenu d’appeler les transcendantaux. Comme si, chez Thomas, les transcendantaux faisaient
    l’objet d’un traité, et, qui plus est, philosophique d’appartenance, à même de précéder, comme de juste, la théologie.
    La deuxième difficulté est théologique. La bonté de Dieu donne l’occasion à Thomas de distribuer son propos en commençant par le bien en général, avant de parler du Dieu bon. Dieu serait-il un cas particulier, fût-il éminent, de la bonté ? Il serait alors un cas au même titre que l’être, ce qui suppose un concept d’être à même d’embrasser Dieu.
    La troisième difficulté, sous la pression des deux précédentes, s’enquiert de savoir quel est le lieu d’une métaphysique du bien, comme des autres transcendantaux. Ce lieu est-il une enclave de la théologie ou au contraire un chapitre de la métaphysique ?

  • Page de début 7
  • Page de fin 23
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 695
  • Page de fin 704
  • Catégorie Table des matières

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  • Résumé

    Recensions des ouvrages suivants :

    Académie catholique de France, Actualité de saint Thomas d’Aquin (Ph.-M. Margelidon)
    Bellamy (F.-X.), Demeure, Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel (Ph.-M. Margelidon)
    Bonino (S.-Th.), Saint Thomas d’Aquin, Lecteur du Cantique des cantiques (Ph.-M. Margelidon)
    Braunstein (J.-F.), La Philosophie devenue folle (Ph.-M. Margelidon)
    Farges (A.), Philosophie du mouvement (G.-M. Grange)
    Floucat (Y.), Pour une métaphysique de l’être en son analogie (A. Contat)
    Gilson (É.), Éléments de philosophie chrétienne (Ph.-M. Margelidon)
    Jindráček (E.), Paolo Barbò da Soncino : Questioni di Metafisica (Th. Gay)
    Porter (J.), Justice as a Virtue (Th. Gay)
    Thomas d’Aquin, Les Substances séparées (R. Debluë)

  • Page de début 669
  • Page de fin 694
  • Catégorie Recensions

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  • Résumé

    L’examen des polémiques religieuses au cours des premiers siècles occupe l’essentiel de ce bulletin, que ce soit de façon générale (1re partie), plus spécialement apologétique (2e partie) ou en rapport avec le judaïsme (3e partie). Des questions importantes de théologie trinitaire chez Ignace d’Antioche et Augustin sont abordées dans la 4e partie, tandis que la 5e et dernière partie est dédiée à des traités exégétiques de Cyrille d’Alexandrie et Théodoret de Cyr.

    Recensions des ouvrages suivants :

    Ahmed (L.), Bilder von den Anderen
    Brons (M.), Augustins Trinitätslehre praktisch : Katechese, Liturgie, Predigt
    Cyrille d’Alexandrie, Commentaire sur Jean, t. I (Livre I)
    Gilliam III (P. R.), Ignatius of Antioch and the Arian Controversy
    Lorrain (A.), Le Commentaire de Théodoret de Cyr sur l’Épître aux Romains
    Otto (J.), Philo of Alexandria and the Construction of Jewishness in Early Christian Writings
    Polémiques (Les) religieuses du Ier au IVe siècle de notre ère

  • Extrait

    La mondialisation et les échanges actuels toujours plus fréquents conduisent à des redéfinitions constantes du milieu social et culturel dans lequel nous vivons. Elles semblent bien dépassées les oppositions rassurantes et simples — rassurantes parce que simples ? — qui s’établissaient entre différents groupes nettement définis et clairement distingués entre eux. Mais en a-t-il été jamais ainsi ? Car une telle vision de la réalité pourrait s’enraciner dans certains modes de représentation du monde en circulation dès l’Antiquité, où il n’est pas rare de voir établie une distinction en trois groupes bien distincts, à savoir païens, chrétiens et juifs ou, plus drastiquement encore, entre nous et les autres. Quoi qu’il en soit, ce sujet de réflexion semble avoir été un objet d’attention de la recherche, comme il peut ressortir de diverses publications présentées dans ce bulletin, qui sembleraient refléter certaines inquiétudes contemporaines. Ces travaux côtoient cependant d’autres thèmes peut-être plus communs, mais non moins intéressants, qui mèneront le lecteur jusqu’au milieu du Ve siècle.

  • Page de début 639
  • Page de fin 667
  • Catégorie Bulletin
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    L’hymne aux Philippiens ne cesse pas de solliciter l’attention des interprètes. En dehors de son commentaire de l’épître, on trouve fréquemment, dans l’oeuvre de l’Aquinate, des mentions de versets de l’hymne. Cette étude tente de mettre en lumière la signification doctrinale que le saint docteur leur confère. S’il n’y a pas de théologie kénotique thomasienne, néanmoins on verra, qu’avec le prologue de saint Jean, il assigne à cette hymne une place centrale dans sa théologie de l’incarnation, et plus largement dans sa manière de concevoir le dessein sauveur de Dieu que manifestent les Écritures.

  • Extrait

    L’hymne aux Philippiens ne cesse pas de faire depuis Ernst Lohmeyer (1890-1946) l’objet de très nombreux commentaires d’exégètes et de théologiens. Parmi les commentaires médiévaux auxquels il arrive que ces spécialistes se réfèrent, celui de saint Thomas d’Aquin, quoique connu en principe, n’est que rarement analysé pour lui-même et dans sa totalité. Or, il a sa cohérence, et saint Thomas mentionne l’hymne dans un contexte le plus souvent christologique, parfois trinitaire.
    Notre propos est d’examiner le contenu de l’exégèse doctrinale de cette hymne dans le commentaire de l’épître (1263-1265), et dans les nombreuses références aux versets 6-11 contenus dans son oeuvre systématique et ses autres commentaires bibliques.

  • Page de début 613
  • Page de fin 637
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le mouvement de « retour aux sources » de la première moitié du XXe siècle est une réalité complexe, qui ne se laisse pas réduire à un schéma binaire : rénovateurs et conservateurs. Le problème de la nature de la théologie spéculative fournit un exemple certes inattendu et un peu marginal, mais néanmoins topique de la manière dont s’est opéré, en terre thomiste, le « retour aux sources ». Le dominicain belge Louis Charlier entreprit, durant les années 1930, de dégager la conception thomiste de la théologie spéculative des scories que des siècles de tradition des commentateurs y aurait indûment accumulé au détriment de l’enseignement génuine de saint Thomas. Il ne cachait pas son inscription dans une ligne résolument rénovatrice. L’un de ses principaux critiques, le dominicain français Rosaire Gagnebet, nettement positionné dans les rivages romains, réputés conservateurs, du thomisme, réfuta sa thèse non par un alignement sur la position traditionnelle reçue des Commentateurs, mais par un retour encore plus rigoureux et radical à la véritable conception de la science qui était celle de saint Thomas. La thèse de Gagnebet fut d’ailleurs rapidement validée et adoptée par les plus réformateurs des thomistes adeptes du retour aux sources, tels Chenu ou Congar.

  • Extrait

    Les historiens dressent facilement des frontières là où ils devraient seulement planter des balises indicatives. L’historiographie de la nouvelle théologie souffre d’un tel dualisme, qui oppose souvent terme à terme les pionniers du ressourcement et leurs contradicteurs ou censeurs, rénovateurs et conservateurs, bons et méchants.
    Le cas du dominicain français Marie-Rosaire Gagnebet (1907-1983) est à cet égard emblématique. Il n’apparaît d’ordinaire que comme type de l’opposant au « retour aux sources ». Son profil, il est vrai, le prédispose à une telle destinée historiographique, puisque s’y retrouvent tous les ingrédients du théologien « conservateur » et « romain ». Entré dans la province dominicaine de Toulouse en 1927, étudiant au studium de Saint-Maximin, il prépare et soutient sa thèse de doctorat à Rome sous la direction de R. Garrigou-Lagrange entre 1935 et 1937. Ce dernier l’agrège aussitôt au corps enseignant de l’Angelicum où il accomplit toute sa carrière. Dès 1939, il se fait remarquer par son impitoyable critique de l’Essai sur le problème théologique du dominicain belge Louis Charlier, lecteur au studium de sa province à Leuven, dont l’ouvrage est mis à l’Index trois ans plus tard, en février 1942. Qualificateur au Saint-Office en 1954, Gagnebet est appelé à la commission théologique préparatoire du Concile dès 1960. Il participe alors activement à la rédaction de plusieurs schémas préparatoires, en particulier le De Ecclesia, avant de subir de plein fouet le « traumatisme » de la « petite révolution » des premiers mois du Concile. Il mena jusqu’au bout, non sans loyauté, les combats de la minorité conciliaire.

  • Page de début 577
  • Page de fin 612
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Rosaire Gagnebet contre Louis Charlier sur la nature de la théologie spéculative
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    L’article de la Somme consacré à l’homicide en situation de légitime défense a traditionnellement été tenu pour la source de la doctrine du double effet, formulée par les théologiens puis par le Magistère catholique. Pourtant, des lectures incompatibles en ont été faites dès la seconde scolastique. Une divergence majeure oppose ceux qui, comme Cajetan, trouvent bien dans le texte de saint Thomas la distinction entre effet visé et effet seulement prévu, et ceux qui, avec Vitoria, estiment que ce n’est pas cette opposition qui est en cause et que la légitime défense inclut une permission de tuer intentionnellement. Cette lecture a été renouvelée par des commentateurs récents, avec des arguments qui sont exposés et discutés dans la première partie de cette étude. Même en défendant l’interprétation traditionnelle, plusieurs divergences sont encore possibles qui se hiérarchisent selon des degrés de rigueur à l’égard de la permission des effets prévus. La deuxième partie expose ces différentes versions de la doctrine du double effet et tente une synthèse conciliatrice.

  • Extrait

    Nos actions sont souvent décrites par leurs résultats : aller à tel endroit, manger du poulet, conquérir le pouvoir. Mais les résultats actuels, ou encore futurs et possibles d’une action, ne sont pas tous connus de l’agent, et même s’ils sont connus, ils ne sont pas pour autant recherchés. Je peux ne pas savoir que la planche que je scie appartient à Paul, et je peux le savoir sans que cela m’importe parce que je cherche seulement à scier une planche. Dans le premier cas, « scier une planche de Paul » décrit sans doute ce que je fais, mais ce n’est pas vraiment mon action, qui est de scier une planche. Dans le second cas, je pourrais difficilement refuser l’idée que je sciais une planche de Paul, mais je pourrais encore prétendre, si l’on m’en accusait, ne pas l’avoir fait intentionnellement : je n’ai pas cherché à prendre à Paul une de ses planches. Ce ne serait sans doute pas une excuse aussi forte que l’ignorance du propriétaire, mais cela me disculperait d’avoir cherché à lui nuire par exemple. Il est ainsi non seulement possible, mais peut-être pertinent du point de vue de l’évaluation morale, de distinguer les effets recherchés et les effets connus, envisagés, ou seulement prévus mais non recherchés d’un acte. C’est cette distinction qui fonde ladite « doctrine du double effet » (DDE).

  • Page de début 531
  • Page de fin 576
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Lectures de la Somme de théologie, IIa-IIae, q. 64, a. 7
€8.17
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  • Résumé

    Recensions des ouvrages suivants :

    Barthe (C.), La Messe de Vatican II (A. Forgeot)
    Bonino (S.-Th.), Études thomasiennes (Ph.-M. Margelidon)
    Cessario (R.), Cuddy (C.), Thomas and the Thomists (Th. Gay)
    Elders (L. J.), Aristote et Thomas d’Aquin (Ph.-M. Margelidon)
    Elders (L. J.), Thomas d’Aquin et ses prédécesseurs (Ph.-M. Margelidon)
    Loiseau (S.), De l’écoute à la parole (Th. Gay)
    Rineau (L.-M.), « Celui qui donne » (B. Valuet)
    Thomas d’Aquin, Somme théologique, L’âme humaine (Ph.-M. Margelidon)

  • Page de début 0
  • Page de fin 0

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  • Extrait

    La question de la prédestination est de nouveau à l’ordre du jour, le phénomène est assez rare pour devoir être noté. Il ne s’agit pas d’exhumer un vieux problème mais de répondre à une question formidable et centrale dans la foi chrétienne. Aussi décalée soit-elle, au regard de préoccupations postmodernes, elle ne cesse de se poser. Le frère Basile Valuet en est tellement persuadé qu’il a osé reprendre à frais nouveaux l’analyse précise des textes de saint Thomas dans leur ordre chronologique et selon une exégèse linéaire, et in fine proposer une synthèse générale qui est un essai de solution, dont les lecteurs de la Revue thomiste ont eu une version nouvelle.
    L’A. annonce trois autres volumes plus historiques qui concerneront principalement la tradition occidentale, depuis sa formulation scripturaire paulinienne et son interprétation augustinienne, jusqu’au dernier quart du XXe siècle. Une trajectoire décisive et complexe, qui charrie bien des problèmes, semble aboutir à des impasses, où les interprètes ne cessent de soulever toutes sortes de difficultés logiques, métaphysiques et doctrinales. Les débats répétés à satiété susciteront de nombreuses interventions magistérielles de caractère souvent prudentiel, qui obligeront chaque partie en présence (les thomistes et les molinistes) à des ajustements, dont on ne prend pas a posteriori toute la mesure ; bref, c’est encore une des questions de fond les plus controversées, largement devant celle, bien connue, du motif de l’Incarnation ou de l’union des deux natures dans le Christ. Après une parenthèse de cinquante ans,après le concile, pour des raisons qui seraient à expliquer, auxquelles il ne convient pas ici de s’arrêter, la question est aujourd’hui heureusement reprise à frais nouveaux.

  • Page de début 507
  • Page de fin 514
  • Catégorie Chronique
  • Sous-titre La théologie thomasienne de la prédestination selon le P. Basile Valuet
€5.11
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  • Résumé

    Le sédévacantisme est cette opinion théologique récente affirmant que le Siège de Pierre est vacant depuis le concile Vatican II, pour cause d’hérésie. L’ouvrage récent publié par M. Hecquard, La Crise de l’autorité dans l’Église, Les papes de Vatican II sont-ils légitimes ? (P.-G. de Roux, 2019) reprend cette thèse et en renouvelle l’argumentation. Cet article examine les sérieuses défaillances méthodologiques qui obèrent cette thèse (mésusage du droit canonique, extension de l’infaillibilité pontificale, généralisations indues)

  • Extrait

    Le sédévacantisme est cette opinion religieuse dissidente, en périphérie de l’Église catholique, qui affirme (sous une forme ou une autre) que le siège de Pierre est vacant depuis quelques décennies, le pontificat de Jean XXIII étant le pivot, que ce pontife soit considéré comme le premier usurpateur du Saint-Siège, ou comme le dernier pape légitime. Comme tout courant doctrinal marginal, le sédévacantisme comporte une pluralité de chapelles et de dénominations (sédévacantisme, sédéprivationisme, catholicisme semper idem), qui n’enlèvent cependant pas ce qui fait l’unité du courant, à savoir le rejet des papes contemporains pour cause d’hérésie et l’affirmation de la vacance du Siège apostolique. Jusque-là très discret, ce courant bénéficie d’un regain d’actualité sans précédent avec la publication récente d’un ouvrage de Maxence Hecquard, La Crise de l’autorité dans l’Église. Le sous-titre de l’essai est des plus révélateurs, sous forme de question purement rhétorique : Les papes de Vatican II sont-ils légitimes ?

  • Page de début 489
  • Page de fin 506
  • Catégorie Etude
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)
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