Revue doctrinale de théologie et philosophie
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You are here:Accueil > La revue thomiste > Les publications périodiques > 2012 - Tome CXII
La revue thomiste

La revue thomiste (4555)

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  • Résumé L’article tente de résoudre une tension apparente entre deux thèses soutenues par saint Thomas à propos des individus concrets : d’une part, l’être est convertible avec l’un et l’unité métaphysique de tout être n’a pas à être expliquée davantage ; d’autre part l’unité physique des substances matérielles s’explique par les quantités indéterminées préconçues dans la matière. À partir de cette opposition entre deux types d’unification, l’exposé tente de dégager, dans la pensée même de Thomas, un sens concret propre à l’unité substantielle matérielle.
  • Extrait Comment saisir les individus dans leur réalité concrète ? Le problème fondamental de l’aristotélisme est qu’il entend proposer une ontologie à prétention réaliste, rendant compte au mieux de l’expérience du monde, et suppose ainsi que le réel autour de nous se compose d’abord de substances individuelles, sans pour autant parvenir à définir ces substances autrement que négativement. L’hylémorphisme aborde en effet l’individuation en un mouvement logique allant de la forme spécifique vers la substance matérielle concrète, et conçoit ainsi logiquement la matérialisation de la substance première comme une perte de détermination. Exemplaire de cette pensée négative et abstraite de l’individuel est la thèse soutenue par Henri de Gand, selon laquelle l’individuel serait du spécifique rendu imparfait par une double privation : l’individuel souffrirait en effet tout à la fois d’une privatio divisionis in se, d’une « privation de divisibilité en soi », au sens où il serait incapable, contrairement à l’espèce, de se diviser en éléments homogènes assez semblables au tout pour porter le même nom que lui, et d’une privatio identitatis ad aliud, une « privation de l’identité à un autre », au sens où rien dans l’individuel ne pourrait être individuellement identique à autre chose, puisque les individus ne se divisent pas et n’ont dès lors rien de commun. Certes, Duns Scot critique précisément une telle conception négative des substances individuelles et lui substitue une explication positive de l’individuation : pour Scot en effet les individus se trouvent, à la différence de toute entité universelle ou commune, dotés d’une réalité ultime à laquelle les commentateurs ont pris l’habitude de donner le nom d’« heccéité » ; cependant, il nous est impossible, selon Scot, de connaître plus avant cette réalité ultime car nous ne pouvons avoir, à cause de notre condition terrestre, une connaissance intellectuelle de la substance matérielle en tant qu’individualité.
  • Page de début 249
  • Page de fin 272
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé La providence, science pratique, universelle, ne supprime pas le libre arbitre et au contraire en cause la contingence. La prédestination, forme de providence surnaturelle, est en Dieu le plan du salut éternel de certains. Ce n’est donc pas une simple prescience, mais l’organisation de moyens menant à la gloire. Elle inclut une volonté conséquente. La prédestination d’un effet particulier à un instant du temps présuppose la prescience divine des événements antérieurs à cet instant. On distingue : l’acte de prédestiner, l’ensemble de ses effets, et chacun de ses effets. Toute prédestination est infaillible, car elle décide ce que Dieu entend faire lui-même. Mais elle n’impose pas de nécessité aux prédestinés. L’acte de prédestiner et la prédestination adéquate ne peuvent pas être causés par la prescience des mérites. Mais la prédestination au sens précisif à un effet particulier peut avoir pour raison la prescience de dispositions voire de mérites chronologiquement antérieurs à cet effet. L’élection divine met à part certains à l’exclusion d’autres pour la collation d’un don de grâce ou de gloire. Selon saint Thomas, cette élection manifeste la miséricorde de Dieu, tandis que l’exclusion manifeste sa justice ; elle ne tient compte ni des mérites prévus, ni des bonnes dispositions connues. Le saint Docteur s’exprime parfois comme si ce choix allait jusqu’à ne jamais proposer la grâce à certains hommes. Toutefois, selon lui, seul le pécheur est cause de son péché, et de son refus de la grâce, que plusieurs textes disent être proposée à tous. La réprobation présuppose logiquement qu’un péché mortel a eu lieu, donc a été permis, mais elle ne cause pas ce péché. Dieu cause positivement la damnation seulement après prise en considération de l’état de péché et avoir jugé ne pas devoir redonner sa grâce sanctifiante.
  • Extrait L’étude de la science et de la volonté divines nous a amenés immanquablement aux redoutables mystères de la providence, de la prédestination, de l’élection et de la réprobation, auxquels nous avons déjà touché par divers côtés. La doctrine thomasienne, comme la doctrine catholique, enseigne l’existence et l’universalité de la providence, y compris sur les événements contingents et libres, qu’elle respecte. La doctrine du Scriptum sur la providence en général est simple. La providence relève de la science. Mais elle ajoute à la science le fait qu’elle concerne seulement les réalités temporelles, et « l’ordre de la cause qui conserve et ordonne vers la fin », donc l’organisation des moyens vers la fin. Selon le De veritate, « la providence, en Dieu, inclut à la fois la science et la volonté ; cependant, elle demeure essentiellement dans la connaissance, non certes spéculative, mais pratique ». Par ailleurs, « la forme de la réalité pour autant qu’elle est ordonnée à la fin, c’est la providence ». La Prima Pars définira la providence comme « la disposition rationnelle des choses qui ont à être ordonnées à une fin ». D’autre part, d’après elle, « la providence est dans l’intelligence, mais elle présuppose la volonté de la fin, car nul ne prescrit les actions à faire en vue d’une fin s’il ne veut pas cette fin ».
  • Page de début 215
  • Page de fin 248
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé Pour Jean Galot, ce serait méconnaître l’amour rédempteur du Christ que de lui reconnaître la jouissance de la vision bienheureuse durant sa vie terrestre. La scientia visionis semble en effet incompatible avec la kénose du Verbe incarné. À la lumière de saint Thomas, le présent article montre au contraire que la vision bienheureuse conditionne l’amour rédempteur du Christ. D’une part, en effet, loin de minimiser les souffrances du Verbe incarné, elle accroît leur intensité et porte la kénose à son paroxysme. D’autre part, appréhendée comme amantissima cognitio, elle conditionne l’amour conscient et personnel du Christ pour tout homme durant sa vie terrestre.
  • Extrait Pour saint Thomas d’Aquin, il faut reconnaître au Christ, dès le premier instant de son incarnation, la jouissance de la vision bienheureuse, communément appelée vision béatifique, par laquelle le Christ voit en permanence l’essence de Dieu et dispose ainsi d’une connaissance intime et immédiate de son Père céleste. Cette position, unanimement admise à l’époque de saint Thomas et par les théologiens catholiques jusqu’au XXe siècle, a connu une immense défaveur à l’époque contemporaine. Même si elle a toujours ses partisans, elle est passée du rang de doctrine classique à celui d’une hypothèse au mieux problématique, au pire inconcevable.
  • Page de début 179
  • Page de fin 214
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 0
  • Page de fin 0

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  • Résumé Recensions des ouvrages suivants : K. Beaumont, Dieu intérieur M. Debie, L’Écriture de l’histoire en syriaque J. Duchesne, Incurable romantisme ? J. Duchesne, Le Catholicisme minoritaire ? L. Feingold, Faith Comes from What is Heard B. Gautier, Balthasar en dialogue avec Barth Ch. J. Kruijen, Peut-on espérer un salut universel ? C. Leca, Le Père Joseph-Marie Perrin É. Poulat, Le Désir de voir Dieu et sa signification pour la théologie française contemporaine K. Smith, The Martyrdom and History of Blessed Simeon Bar Ṣabba’e Thomas d’Aquin, Commentaires des deux épîtres aux Thessaloniciens
  • Page de début 159
  • Page de fin 176
  • Catégorie Recensions

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  • Résumé L’ecclésiologie de Wolfhart Pannenberg témoigne d’un effort louable pour réinscrire l’Église dans sa réalité théologale, par l’œuvre de l’Esprit qui la constitue, au-delà de la simple réunion des baptisés. Pour autant, elle reste tributaire des données pérennes du luthéranisme, qui ne voit dans l’Église qu’une réalité provisoire, signe du Royaume qui est par essence eschatologique.
  • Extrait Le troisième volume de la Théologie systématique de Wolfhart Pannenberg, achevé en 1993, est principalement consacré à l’Église et au Royaume, dans une acception large puisque s’y trouvent traités l’ensemble des aspects communautaires de la vie chrétienne, y compris les sacrements du baptême et de l’eucharistie. Il se compose de quatre chapitres : XII, « L’effusion de l’Esprit, Le Royaume de Dieu et l’Église » ; XIII, « La communauté messianique et l’individu » ; XIV, « L’élection et l’histoire » ; XV, « L’accomplissement de la création dans le Royaume de Dieu ». S’il fallait qualifier en quelques mots la ligne ecclésiologique de l’auteur, on dirait qu’elle exprime son désir d’une revalorisation théologale de la notion d’Église. Confronté d’un côté aux dérives des communautés ecclésiales issues de la Réforme, et de l’autre à l’œuvre du concile Vatican II, l’auteur voit dans l’Église d’abord le fruit de l’action de l’Esprit Saint, et non un simple rassemblement de baptisés. Au demeurant, porter une appréciation sur ces écrits ne va pas sans peine ni risque, du fait des formulations parfois compliquées de l’auteur et parce que les notions utilisées n’ont pas toujours le sens courant qu’elles ont en théologie catholique. On ne traitera ici que de la conception de l’Église qui ressort de ce volume, sans recourir à une approche linéaire, mais en synthétisant les observations autour de quelques thèmes.
  • Page de début 113
  • Page de fin 120
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé Cet article poursuit deux objectifs étroitement liés. Le premier est de présenter la théologie trinitaire de Wolfhart Pannenberg en faisant ressortir ce qui lui confère sa force et son originalité. Le second est d’aider au dialogue avec Pannenberg et avec la tradition à laquelle il appartient, celle née en Allemagne après le choc déiste du XVIIIe siècle. Dans cette perspective, il est proposé de prêter attention à la manière de pratiquer la théologie trinitaire. La théologie nicéenne pratique l’exercice spirituel, la théologie de Pannenberg pratique le vertige de l’intelligence. Le vertige promu par ce dernier est celui de l’infini du mystère trinitaire, mais il reflète plus profondément une recherche nostalgique de la perfection de l’acte en Dieu et des moyens de la signifier.
  • Extrait Qui se laisse entraîner dans la Théologie systématique de Wolfhart Pannenberg en portant attention à son enseignement trinitaire est rapidement envahi par le vertige : tout est trinitaire. Pas seulement parce que toute partie de la théologie du professeur munichois est enracinée dans le mystère des personnes divines — on ne saurait s’en étonner s’agissant d’un exposé chrétien de la foi — mais parce que toute partie de la théologie n’est qu’une partie du déploiement du mystère de la Trinité. Dire que tout dépend de la Trinité n’est pas assez, "C’est la Trinité qui est de quelque manière ce tout et n’est connue que dans ce tout : Sous le signe de l’unité de la Trinité immanente et de la Trinité économique, tout le reste de la dogmatique, la création, la christologie, la réconciliation, l’ecclésiologie et l’eschatologie, tout cela appartient au développement de la doctrine de la Trinité. Inversement, la doctrine trinitaire est une précompréhension de l’ensemble du contenu de la dogmatique chrétienne" (Wolfhart Pannenberg, Théologie systématique, I).
  • Page de début 75
  • Page de fin 112
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Que cherche la théologie trinitaire de W. Pannenberg ?
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé W. Pannenberg ouvre sa Théologie systématique par un chapitre consacré à la nature de la théologie ou « dogmatique » telle qu’il entend la mettre en œuvre tout au long de son ouvrage. La thèse qu’il défend y est méthodiquement défendue : alors que pendant longtemps la théologie croyait pouvoir s’appuyer sur la certitude préalable de la vérité de la doctrine chrétienne pour en proposer une exposition ou explication, Pannenberg assigne à la dogmatique, en dehors de toute certitude a priori, la tâche de prouver la vérité même de la doctrine révélée, en démontrant la cohérence de ses affirmations, leur adéquation aux données de l’Écriture et de la tradition dogmatique, ainsi que leur correspondance avec la connaissance du monde et de l’homme que fournissent les sciences contemporaines. L’intérêt et la rigueur d’un tel programme ne cachent cependant pas l’occultation du propos spécifique d’« intelligence de la foi » qui caractérise l’histoire de la théologie chrétienne depuis ses origines, et l’on peut s’interroger sur le risque de découplage entre la certitude subjective du croyant, antérieure à la démarche théologique, et la certitude objective de la foi qui semble dépendre de celle-ci.
  • Extrait Au seuil de sa Théologie systématique, Wolfhart Pannenberg consacre son premier chapitre à élucider la nature et le propos de la démarche théologique qu’il entend déployer dans cet ouvrage. Il s’agit d’une approche programmatique concernant la théologie dogmatique elle-même : que doit-elle viser et à quelles conditions peut-elle y parvenir ? Au milieu du XIIIe siècle, les théologiens se divisaient quant au contenu des questions liminaires de leurs commentaires des Sentences ou de leurs sommes. Les uns, comme Bonaventure dans le prologue de son Commentaire des Sentences, choisissaient de traiter de la discipline théologique telle qu’eux-mêmes, à la suite du Lombard, allaient la mettre en œuvre. D’autres, comme Thomas d’Aquin, préféraient étudier d’un point de vue formel la nature de l’objet de la théologie, à savoir la doctrine révélée ou sacra doctrina, avant d’en exposer la matière dans le corps de leur ouvrage. En bref, de quoi convient-il de parler en entrant en théologie : de la théologie ou de la Parole de Dieu ?
  • Page de début 45
  • Page de fin 73
  • Catégorie Article
€8.17
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  • Résumé Pannenberg a mis au point, entre son Esquisse d’une christologie de 1964 et sa Théologie systématique de 1991, une théologie du salut et de la rédemption qui est peu fréquentée, à tort, car elle se révèle d’une grande richesse, malgré quelques indéniables limites. Quoique trop dépendant d’un certain état de l’exégèse historico-critique, il élabore une sotériologie, de facture traditionnelle et protestante, solidement repensée où certains concepts clés, investis avec profondeur, intéressent de près le théologien catholique : représentation, substitution, expiation, libération, réconciliation, œuvre trinitaire de Dieu. Nous tâchons d’en élucider le sens et la portée chez Pannenberg. Nous y avons ajouté une note concernant la christologie (d’en bas) de Jésus que sa théologie du salut suppose.
  • Extrait Il y a presque trente ans de distance entre l’Esquisse d’une christologie (Grundzüge der Christologie) de 1964 et le deuxième tome de la Théologie systématique (Systematische Theologie) en 1991. La récente traduction française de sa théologie systématique contribue à faire mieux connaître Wolfhart Pannenberg. Or, en France, il est moins connu que le théologien réformé Jürgen Moltmann (né en 1926), alors qu’il est son exact contemporain (1928-2014). Pannenberg a dû attendre 2008 pour que le premier tome de sa systématique (1988) soit enfin traduit à l’initiative du P. Olivier Riaudel. Une récente thèse de Xavier Gué (2016), la première en français, a entrepris un bilan de l’œuvre christologique du théologien de Munich afin d’en évaluer la cohérence et la pertinence, à l’orée de ce nouvel âge de la postmodernité dans lequel, selon les sociologues,nous serions entrés. Cet aspect ne manque pas d’intérêt, mais pour notre part, et quoi qu’il en soit de la théologie postmoderne après le moment de la déconstruction, nous préférons proposer une évaluation de la sotériologie pannenbergienne. Il s’agit, à partir de l’événement proleptique de la Résurrection de Jésus, qui est l’événement historique déterminant pour la raison et pour la foi, de dégager la vérité et l’intelligibilité de l’affirmation Jésus est le Fils de Dieu Sauveur. Il est Dieu en sa filiation et distinct de Dieu en son autodistinction économique et éternelle. À partir de cette reconnaissance, il est dit sauveur de tous les hommes.
  • Page de début 9
  • Page de fin 43
  • Catégorie Article
  • Sous-titre De l'Esquisse d'une christologie à la Théologie systématique
€8.17
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Achetez en version papier le fascicule n° 4 du tome CXVII de la Revue thomiste, publié en 2017.

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  • Numéro de fascicule 4
  • Date de publication vendredi, 01 décembre 2017
€20.00
(TTC - TVA à 2.1%)
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