Revue doctrinale de théologie et philosophie
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La revue thomiste

La revue thomiste (4571)

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  • Résumé

    La grâce surnaturelle est nécessaire au salut, et à tout bien dans cet ordre, où elle a la toute première initiative. Elle est généralement nécessaire pour éviter le péché mortel, surtout longtemps. Le Christ l’a méritée comme suffisante pour le salut de tous. La grâce-motion agit soit comme provoquant immédiatement un acte indélibéré, et est alors dite opérante, soit comme accompagnant
    la volonté déjà agissante, et est alors dite coopérante. Elle coopère notamment à l’acceptation par notre libre arbitre de l’infusion de la grâce habituelle. Elle est nécessaire pour la persévérance dans cet état. Si l’homme n’y persévère pas, ce n’est pas parce que Dieu aurait eu l’initiative de la lui retirer, mais parce que par sa faute il est tombé dans le péché mortel ; ce n’est qu’alors que Dieu a éventuellement décidé de ne pas lui reproposer sa grâce.

  • Extrait

    B. — La grâce et le libre arbitre en particulier
    Dans la présente section, on récolte les enseignements de Thomas sur la grâce au sens strict, c’est-à-dire surnaturelle. On l’examine en général (1), puis on suit surtout la grâce actuelle, et dans l’histoire de l’homme depuis la vocation jusqu’à la persévérance finale (2).
    1. La grâce en général
    Et d’abord, dans quelle mesure l’Aquinate a-t-il professé la nécessité de la grâce en général (a) ? Et la suffisance de la grâce de la Rédemption en acte premier (b) ? Enfin, quel sens a pour lui la distinction entre grâce opérante et grâce coopérante (c) ?
    a) La nécessité de la grâce en général
    Le résumé du Compendium theologiae sur l’existence de la grâce va nous servir d’introduction : « Dieu exerce spécialement sa providence envers l’homme par sa grâce », car « la créature rationnelle est maîtresse de ses actes par le libre arbitre ». Il le fait 1° en aidant à faire le bien par « des enseignements et des préceptes de vie » ; 2° en rétribuant les actions. La fin de l’homme étant surnaturelle, s’y ajoute une aide surnaturelle intérieure, gratuite en sa source, et qui rend persona grata celui qui la reçoit, d’où son nom de « grâce ». Ce type de don remet les péchés. En effet, « les péchés sont rémissibles ». Et ce, jusqu’à la mort.
    La nécessité de la grâce peut donc être envisagée par rapport à deux finalités : pour faire le bien, et pour éviter le péché actuel. Commençons alors par le cas du bien à faire.

  • Page de début 573
  • Page de fin 595
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le débat sur la « nouvelle théologie » créé par l’ouvrage Surnaturel du P. de Lubac a suscité de nombreuses réflexions sur la grâce divine, en particulier chez Karl Rahner. Celui-ci les a liées à sa conception de la philosophie de la connaissance, telle qu’elle s’exprime dans son ouvrage L’Esprit dans le monde. Mais sa conception semble être aussi unie à un autre champ important de recherche pour lui : les rapports entre l’Église et les religions non chrétiennes, avec sa célèbre thèse des « chrétiens anonymes ». Cet article vise à voir quels liens existent entre ces différents éléments de la pensée du jésuite allemand, et à comparer cette conception à celle de son prédécesseur, le P. Henri de Lubac.

  • Extrait

    Le but de cet article est de tenter de comprendre la conception qu’avait le P. Karl Rahner (1904-1984), un des théologiens les plus célèbres du XXe siècle, du rapport entre l’homme et la grâce — thème fondamental en théologie. Rahner l’a envisagé d’une manière très originale, à travers un concept qu’il a inventé : celui d’« existential surnaturel ». Nous voudrions donc nous arrêter sur cette notion, et la comparer à une autre, également restée fameuse dans l’histoire de la théologie : le « désir naturel de voir Dieu », à laquelle un autre jésuite du XXe siècle, le P. Henri de Lubac (1896-1991), s’est intéressé, et qui donna lieu à une violente polémique dans les années cinquante du siècle passé.
    Cette notion de l’« existential surnaturel » est souvent étudiée pour elle-même, dans le cadre de l’anthropologie chrétienne. Nous nous proposons de compléter cette étude en nous arrêtant sur un autre thème, également cher à Karl Rahner : celui des « chrétiens anonymes », qui est, la plupart du temps, présenté dans le cadre de l’ecclésiologie et du dialogue interreligieux. Or, il semble qu’il y ait d’étroites relations entre ces deux thèses et, plus généralement, la pensée théologique de Rahner : tel est l’objectif que nous nous sommes fixé dans cette contribution.

  • Page de début 531
  • Page de fin 572
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Page de début 331
  • Page de fin 352
  • Catégorie Recensions

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  • Page de début 0
  • Page de fin 0
  • Catégorie Couverture

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  • Résumé

    Chiron (Y.), L’Église dans la tourmente de 1968 (Ph.-M. Margelidon)
    Commentaire des Psaumes attribué à saint Bruno (P.-M. Guillaume)
    Cuchet (G.), Comment notre monde a cessé d’être chrétien (Ph.-M. Margelidon)
    De Bruyne (D.), Prefaces to the Latin Bible (B. Gain)
    De Bruyne (D.), Summaries, Divisions and Rubrics of the Latin Bible (B. Gain)
    Degroote (N.), L’Ordre de l’esprit (É. Pohlé)
    Gautier (B.), Balthasar en dialogue avec Barth (M. Lochbrunner)
    Giraudo (C.), In unum Corpus (M. Gauthier)
    Guillou (O.), Les Chemins de l’amitié (V. Siret)
    Jean de Jésus-Marie, Le Paradis de l’Oraison, contemplation et mortification (É. Pohlé)
    Leclerc (G.), Sous les pavés, L’Esprit (Ph.-M. Margelidon)
    Lecuit (J.-B.), Le Désir de Dieu pour l’homme (Ph.-M. Margelidon)
    Marquet (J.-F.), Chapitres (R. Debluë)
    Morlet (S.), Les Chrétiens et la culture (D. Perrin)

    Nadeau-Lacour (Th.), Marie Guyart de l’Incarnation (V. Siret)
    Newman (J. H.), Le Chrétien et le monde (M. Mahé)
    Six (J.-F.), Charles le libéré, Foucauld rendu à lui-même (R. Morin)
    Steinmetz (M.), La Musique : un sacrement ? (A. Odendall)

  • Page de début 495
  • Page de fin 528
  • Catégorie Recensions

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  • Extrait

    Il n’est pas fréquent de lire dans la préface d’un livre : « Ce livre génial sera parmi la poignée d’ouvrages qui a marqué l’histoire médiévale et l’histoire des mentalités en général depuis un siècle. » Cela invite certainement à la lecture.
    Le propos de cette étude est de montrer comment est né le modèle d’équilibre à partir de la deuxième moitié du XIIIe siècle. Lorsqu’on sait à quel point le mot est d’usage quasi général de nos jours, qu’il désigne seulement une simple métaphore ou qu’il entend exprimer un authentique concept, il est en effet d’une particulière importance d’en cerner les contours.
    De fait, on constate aisément que de nos jours l’usage du vocabulaire de l’équilibre constitue une des principales ressources pour dire l’unité d’un être complexe à partir des relations de ses éléments constitutifs (équilibre corps-esprit), ou pour exprimer les relations entre diverses réalités (équilibre des pouvoirs dans l’État). Or cette notion n’est pas toujours utilisée avec rigueur, et même avec précision. C’est souvent le sens métaphorique qui est suggéré à partir de l’image bien connue de la balance (équilibre se dit balance en anglais). Elle dit le résultat du jeu de deux forces opposées qui s’égalisent. Il y a de nos jours à ce sujet, dans la plupart des domaines du savoir, une insuffisance conceptuelle manifeste. C’est le principal mérite de cette très savante étude de contribuer àlever le flou notionnel en montrant ce qui peut être — très implicitement — derrière cette façon de s’exprimer.

  • Page de début 483
  • Page de fin 494
  • Catégorie Etude
  • Sous-titre Joel Kaye, "Histoire de l'équilibre (1250-1375)"
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le commentaire du Livre Z de la Métaphysique par Thomas d’Aquin sert de fil conducteur à une reconsidération de son rôle dans la substance sensible. Le rapport matière/forme permet de conjuguer identité spécifique et multiplicité individuelle dans les substances sensibles. Composant avec la forme substantielle l’essence des substances sensibles, la matière peut être dite par cette relation. La quantité dimensive et la divisibilité qu’elle permet peuvent ainsi la qualifier comme sujet premier de la forme des substances corporelles sans rendre impossible le devenir absolu.

  • Extrait

    b) Espèce : forme et matière
    Mais dire que l’essence des réalités sensibles inclut dans sa compréhension l’ordre matériel principe des accidents sensibles spécifiques change-t-il vraiment la perspective ? Ce déplacement apparemment minime entre la species « homme » et la forma partis « humanité » permet-il de rendre compte différemment du rapport entre l’espèce et les individus ?
    Le singulier étant autre chose et différent de l’espèce elle-même, il y a un ajout dont il faut rendre compte. La difficulté étant de justifier la « venue à l’être » de cette différence sans rompre l’unité d’une communauté de nature. Une autre interprétation proche de la précédente a aussi été donnée : la composition de l’espèce avec la materia signata identifiée aux accidents individuels. L’ambiguïté a pu être entretenue par nombre d’expressions. Mais on ne comprend toujours pas comment une telle composition pourrait justifier d’une distinction substantielle entre les individus. L’unité intelligible de l’espèce est maintenue, mais la réalité propre de l’individu continue d’être inexistante : la singularité n’est pas celle de la substance, mais d’un ensemble d’accidents ajouté à l’espèce. Il n’y a pas, de fait, de principe de l’individualité de la substance. La matière n’est ici encore qu’une condition d’existence singulière. Critiquer une telle conception et en appeler à la forme/acte pour justifier de la singularité de la substance est alors compréhensible.

  • Page de début 459
  • Page de fin 482
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Dieu est cause première de tout effet d’une cause créée, par la médiation de celle-ci. Celle-ci agit en subordination avec la causalité divine, non seulement parce que Dieu lui donne l’être, la conserve, et qu’elle agit en vertu de lui, mais aussi parce qu’il la fait passer à l’acte. Elle communique l’esse à son effet comme instrument de l’agir divin, mais elle contracte cet esse à une spécification particulière. Dieu cause de manière nécessaire le vouloir de la créature libre quant à son objet propre, le bien en soi, et quant à sa finalité ultime, le bonheur parfait. Sous la motion de cet acte de vouloir primordial de la fin, la liberté créée se fait passer à l’acte du choix d’un moyen, bien réel ou apparent. Dieu précise seulement parfois un objet déterminé à choisir par la volonté. Cette attirance par mode d’objet laisse la délibération humaine libre de nécessité quant à sa spécification. Dieu agit aussi par mode efficient sur la volonté créée, et il est seul à le pouvoir. Cela consiste à faire passer la volonté créée à l’exercice d’un acte, soit immédiatement à l’exercice d’un acte volontaire indélibéré, nécessaire, soit, de façon médiate, à l’exercice de l’acte de délibérer et d’élire, sans que la prémotion efficiente détermine la spécification de cette élection. Si c’est tel acte que pose la liberté, alors c’est tel acte que Dieu cause comme acte : les actes délibérés jouissent donc d’une nécessité de conséquence. Dans le péché, Dieu cause le passage à l’acte de choisir, et tout ce qu’il y a d’être et de bonté métaphysique dans l’acte, mais non sa privation de rectitude, qui est du non-être dû uniquement au défaut librement assumé par la volonté créée dans son agir.

  • Extrait

    Une fois prise une vue d’ensemble du plan divin considéré en Dieu, il importe d’analyser l’exécution de celui-ci dans la créature. Pour cela, il faut se faire une idée des rapports entre action divine et action créée, d’abord en général, ensuite dans le domaine de la grâce.
    A. — Action divine et action créée en général
    On peut récapituler la doctrine du Docteur angélique sur les rapports généraux entre action divine et action créée dans un premier temps par rapport à toute créature (1), et dans un deuxième temps dans le cas spécial du libre arbitre créé, en étudiant la causalité finale (2), puis la causalité efficiente des actes bons (3), puis la cause des péchés (4).
    1. La subordination des causes dans le gouvernement divin en général
    Saint Thomas compare à une subordination de causes la coopération de la causalité divine à la causalité créée : d’abord, a) il l’énonce en général, notamment sous l’angle des trois principales lignes causales ; puis, b) il précise que Dieu rejoint l’effet des causes secondes par l’intermédiaire de celles-ci, dont il cause la causalité : c’est la question de l’immédiation de vertu et de la médiation de suppôt ; ensuite, c) selon lui, la cause première use de la cause seconde comme d’un instrument pour communiquer l’esse à l’effet de la cause seconde ; toutefois, d) la cause seconde détermine et particularise cet esse.

  • Page de début 429
  • Page de fin 458
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    En 1965, J. T. Noonan, au terme de son étude historique de l’enseignement de l’Église sur la contraception, suggérait que l’Église pouvait réviser sa doctrine. En effet, à travers la condamnation constante de la contraception, elle avait plutôt cherché selon lui à promouvoir les valeurs de la procréation, de l’éducation, de la vie, de l’amour et de la personne. Cette condamnation s’expliquait par une succession de circonstances historiques, par des connaissances biologiques erronées, et parce que la doctrine avait été définie par des hommes non mariés. L’auteur de l’article prétend que Noonan, n’étant pas théologien, n’a pas saisi le lien entre les différentes condamnations, et se propose de faire une analyse proprement théologique de la somme impressionnante de données historiques fournie par son livre.

  • Extrait

    En 1965, John T. Noonan, au terme de son histoire de la contraception, concluait que l’Église, à travers la défense de la valeur « absolue, sacrée » du rapport sexuel, avait plutôt cherché à affirmer les cinq valeurs de la procréation, de l’éducation, de la vie, de la personne et de l’amour. « Autour de ces valeurs un mur avait été construit ; le mur pouvait être démoli quand il devint une prison plutôt qu’un rempart. » Cette conclusion, relue cinquante ans après dans nos sociétés contraceptives, semble infirmée par les faits : les valeurs citées, à part l’éducation, ont été mises à mal. Il suffit de penser à la banalisation de l’avortement, à la dénatalité, à l’utilisation des embryons humains pour la recherche, à la fabrication d’êtres humains in vitro, au libertinage sexuel, à la perte
    même du sens de l’engagement matrimonial et de la fidélité, au divorce, à la marchandisation du corps de la femme qu’est la GPA, pour se demander raisonnablement si ce mur, loin d’être celui d’une prison, n’était pas vraiment, en fin de compte, un rempart. Si la masse impressionnante des données historiques du livre, la rigueur et l’honnêteté de l’analyse sont tout à l’honneur de son auteur, force est cependant de constater que ce dernier n’est pas un théologien, ce qui explique un certain nombre de déficiences dans son analyse. Par cet article nous n’entendons pas faire une recension de son livre (qui serait un peu tardive !), mais plutôt une relecture des données historiques précieuses qu’il fournit et en proposer une analyse proprement théologique.

  • Page de début 391
  • Page de fin 427
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Une relecture de J. T. Noonan cinquante ans après
€8.17
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  • Résumé

    Les conditions de l’apparition du thème de l’acte d’être dans la pensée d’Étienne Gilson restent mystérieuses. Il s’agit premièrement ici de se demander comment ce thème émerge. On découvre deux périodes. Chacune situe l’acte d’être dans une structuration métaphysique différente. La seconde est cohérente avec la pensée de saint Thomas sur l’actus essendi. Dans un second temps, on examine, dans la pensée de Gilson, les rapports entre l’être et l’essence, dans les étants et en Dieu, à la lumière de ce qu’en dit saint Thomas. On montre alors comment la pensée de Gilson, avec son approche propre, se rapproche de celle de l’Aquinate sur le rapport entre l’être et l’essence au sein des créatures, et en quoi Gilson va plus loin que saint Thomas dans sa façon de donner le primat à l’être dans l’identité de l’être et de l’essence en Dieu.

  • Extrait

    L’avertissement de la réédition récente de l’ouvrage du P. Fabro Participation et causalité selon saint Thomas d’Aquin rappelle les débuts mystérieux et concomitants du thème de l’acte d’être dans les oeuvres de Cornelio Fabro et Étienne Gilson. Le P. Humbrecht y évoque ce qu’il en est chez Gilson en 1939-1940, dans God and Philosophy, ainsi que les amorces présentes dans L’Esprit de la philosophie médiévale et Réalisme thomiste et critique de la connaissance. Si l’objet de cet article est de se pencher sur la genèse de ce thème dans l’oeuvre de Gilson, il ne permettra pas de trancher la question de l’éventuelle influence de l’un sur l’autre. Il tentera plutôt de montrer comment ce thème émerge chez le philosophe français.
    Gilson lui-même, lorsqu’il parle de l’émergence de l’acte d’être dans sa pensée, écrit en 1949 qu’il « n’[a] compris que tardivement, en écrivant God and Philosophy », en 1941, que l’acte d’être est la réponse à la grande question métaphysique qu’il porte en lui

  • Page de début 355
  • Page de fin 390
  • Catégorie Article
  • Sous-titre Genèse, nature et limite de la position d'Étienne Gilson sur l'acte d'être
€8.17
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