Revue doctrinale de théologie et philosophie
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La revue thomiste

La revue thomiste (4581)

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  • Résumé

    Le but de cette étude est de présenter les principaux éléments de la  méthode exégétique de saint Thomas dans le Commentaire du Livre de Job, sa façon de formuler les acceptions bibliques, les éléments structurels et les techniques heuristiques concrètes. La première partie porte sur l’analyse des fondements métaphysiques de son « imagination scripturaire » particulière, qui ne consiste pas en une juxtaposition d’associations mais en la conviction de l’unité de l’histoire du Salut. Cette conviction transparaît dans l’attention qu’il porte aux coutumes des Saintes Écritures et à leur approche linguistique (i.e. modus loquendi, etc.). La deuxième partie est une analyse des principaux éléments de son « épistémologie exégétique » en tant que signification d’un sens littéral, de la structure argumentative de ses commentaires, du rôle du quasi dicat ou alio modo et des avertissements contre toute forme de « péchés exégétiques ». Dans le même temps, l’intérêt de saint Thomas d’Aquin à découvrir le sens plein du texte et sa concentration sur ce sujet prouvent son talent de pédagogue. La troisième partie est consacrée aux éléments structurels de son commentaire de Job, que sont la divisio textus, les quaestiones ou notae.

  • Extrait

    L’une des tâches principales du théologien médiéval consistait à commenter l’Écriture sainte, tâche pour laquelle l’ensemble des trois éléments de l’enseignement universitaire étaient employés, la lectio, la disputatio et la praedicatio. Il n’est donc pas surprenant que Thomas d’Aquin ait fait des leçons sur un certain nombre de livres de la Bible, dont nous possédons aujourd’hui ses commentaires. Bien que l’étude de l’Écriture ait fourni à Thomas son inspiration la plus profonde, pendant des siècles ses commentaires sont restés dans l’ombre de ses contributions propres à la théologie chrétienne, comme la Somme de théologie ou la Somme contre les Gentils. D’un point de vue technique, quelques-uns de ces commentaires ont été écrits par Thomas lui-même (ou dictés par lui) et ont reçu des titres tels que ordinatio ou expositio. D’autres nous sont parvenus sous forme de reportationes, c’est-à-dire de notes prises par l’un de ceux qui assistaient à ses cours. Certaines de ces notes étaient « autorisées », après avoir été revues et corrigées par Thomas ou d’autres.

  • Page de début 5
  • Page de fin 30
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

Couverture t. 118 - n° 4

Écrit par Thomisticum

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  • Page de début 0
  • Page de fin 0

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  • Page de début 695
  • Page de fin 704
  • Catégorie Table des matières

Recensions t. 118 - n° 4

Écrit par Thomisticum

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  • Résumé

    Recensions de :

    Académie catholique de France, Philosophie et inspiration chrétienne (A. Odendall).
    ‘Ammār al-Basrī, Das Buch des Beweises (X. Batllo)
    Bastit (M.), Le Principe du monde (G.-M. Grange)
    Bénéton (Ph.), Le Dérèglement moral de l’Occident (J.-Ch. Margelidon)
    Blignières (L.-M.), Le Saint-Esprit dans ma vie (Ph.-M. Margelidon)
    Delsol (Ch.), La Haine du monde (J.-Ch. Margelidon)
    Emery (G.), Présence de Dieu et union à Dieu (Ph.-M. Margelidon)
    Golubiewski (M.), « Ravive en toi le don » (cf. 2 Tm 1, 6) (M. Leclère)
    Jaworski (W.), Structure and the Metaphysics of Mind (M. Bastit)
    Margelidon (Ph.-M.), Les Fins dernières (E. Cazanave)
    Minvielle (B.), Qui est mystique ? (Ph.-M. Margelidon)..
    Morales (X.), Dieu en personnes (D. Le Pivain)
    Rassam (J.), Le Silence comme introduction à la métaphysique (Ph.-M. Margelidon)
    Rethinking the Medieval Legacy for Contemporary Theology (J. Cachia)
    Schmitt (Y.), L’Être de Dieu (F. Resch)
    Sendrez (D.), Le Péché originel (Ph.-M. Margelidon)
    Torrell (J.-P.), Saint Thomas d’Aquin, Maître spirituel (Ph.-M. Margelidon)
    Wisdom and Holiness, Science and Scholarship (G.-M. Grange)

  • Page de début 661
  • Page de fin 694
  • Catégorie Recensions

Bulletin de christologie (IX)

Écrit par MARGELIDON Philippe-Marie

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  • Résumé

    Ce bulletin de christologie revient sur diverses publications à propos de la question débattue de l’histoire de Jésus et du Jésus historique. Le rythme des publications savantes suit un cours saccadé, alternant entre la profusion et le rare. Quelques ouvrages d’histoire des doctrines, plutôt thématiques, plus rarement monographiques, et des essais anciens, nouvellement traduits, ou d’autres récents, concluent ce tour d’horizon.

  • Extrait

    Les deux questions connexes du Jésus de l’histoire — depuis Bultmann on parle du Jésus de l’histoire — et de l’historicité des évangiles réapparaissent très régulièrement dans les publications savantes et grand public. À cause des dénégations médiatisées de Michel Onfray concernant l’existence historique de Jésus, les interventions des spécialistes et de journalistes n’ont jamais été aussi nombreuses. Ce débat n’est pas que français, il est très présent aux USA. Nous y ferons
    largement allusion dans quelques notes. C’est en effet une question en amont de la christologie dogmatique, qui relève de ce que l’on appelle depuis plus de trente ans la christologie fondamentale. Il reste qu’elle conditionne la constitution d’une christologie dogmatique et ecclésiale, laquelle peut prendre des formes diverses, en espérant qu’elle évite le disparate, le contextuel — christologie culturelle dite de style — et le sectoriel où on ne propose que des éléments ; bref une christologie ou ni l’universel ni la synthèse ne peuvent l’emporter.

  • Page de début 637
  • Page de fin 660
  • Catégorie Bulletin
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Ce bulletin de théologie patristique étudie dans une première partie les principes méthodologiques employés par les Pères dans leurs traités théologiques ; une deuxième partie est consacrée à la notion de foi durant la période postapostolique ; le IIIe siècle en général, et plus spécialement l’exégèse de Clément d’Alexandrie, font l’objet de la troisième partie, tandis que la quatrième traite des controverses trinitaires du IVe siècle à travers Grégoire de Nysse et Ambroise de Milan. L’ensemble se termine avec Isaac de Ninive et le caractère eschatologique de son ascétisme.

  • Extrait

    Il est actuellement d’usage, voire de rigueur, de souligner les incertitudes, sinon la crise, de la pensée actuelle, que ce soit dans le domaine philosophique ou théologique. Sous certains aspects, il semble loin le temps pourtant encore relativement proche où la mise en application de principes considérés comme fiables et bien établis était censée assurer la valeur de la réflexion, sans donner prise systématiquement au doute ou à la réception sceptique. Faut-il voir dans certaines orientations des études patristiques actuelles un écho de cet état de fait ? Car le spectateur de l’univers des publications ne peut manquer de constater la reprise plutôt fréquente de thèmes tels que la foi, les principes théologiques ou simplement les formulations de foi durant l’Antiquité chrétienne. Assurément, ce regard vers les sources — et non simplement un passé révolu — demeure le garant d’un authentique renouveau, et sans tomber dans une célébration romantique des premiers siècles chrétiens, ce n’est qu’établi sur l’héritage des Pères que l’on peut se tourner résolument vers l’avenir. Quoi qu’il en soit, c’est dans cette ligne que tient à se placer ce bulletin de théologie patristique qui, comme son titre l’indique déjà, examine quelques-unes des dernières parutions sur les Pères de l’Église principalement sous l’angle théologique et doctrinal, pour laisser les critiques plus littéraires à d’autres recenseurs davantage portés à l’art de la composition ou aux questions manuscrites. Ce faisant, ce bulletin espère au moins être fidèle à ces pionniers de la pensée chrétienne que furent les Pères, vrais théologiens dans la composition inlassable de leurs discours sur Dieu.

  • Page de début 611
  • Page de fin 636
  • Catégorie Bulletin
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    À la suite d’un premier travail au cours duquel la priorité ontologique de la forme m’a conduit à amoindrir la causalité matérielle dans la constitution de l’individu, et stimulé par les critiques que ce texte a suscitées, il m’est apparu nécessaire de reprendre la question à partir d’une lecture attentive d’Aristote et de ses interprètes contemporains. La lecture du Philosophe permet de relever une triple affirmation : multiplication des individus à cause d’une matière autre, à savoir signata ; fécondité multiplicatrice potentiellement illimitée de la forme ; distinction numérique des formes actuelles ; priorité ontologique de la forme dans l’individu constitué. Aristote présente ainsi une doctrine de l’individu consistante qui est manifestement la source directe de celle de saint Thomas.

  • Extrait

    Lorsque l’on travaille en essayant de réfléchir par soi-même, il arrive que l’on se fourvoie et c’est le cas en ce qui concerne le court article précédent, où j’ai cherché à faire de la forme le principe de l’individualité. De ce point de vue, j’accueille volontiers le correctorium de Bénédicte Mathonat, et les remarques de Philippe-Marie Margelidon. Comme B. Mathonat le souligne en effet il est impossible de faire de la forme la cause de l’individuation sans qu’il en découle des conséquences assez graves, qui sont autant d’impasses dans lesquelles je n’entends pas verser : scotisme, nominalisme, idéalisme, etc. Mais surtout, emporté par la priorité ontologique de la forme, sur laquelle je reviendrai, j’ai fini par négliger la causalité propre de la matière dans la constitution de l’individu et par ne plus distinguer les deux dimensions de l’individu : la multiplication numérique d’une part, l’unité numérique et la séparation d’autre part.
    La réflexion sur l’individu est au coeur de nombreuses problématiques. Elle concerne aussi bien la connaissance de l’individu, connaissance intellectuelle ou sensible, que la philosophie pratique. La philosophie de la nature est aussi concernée par la question de la réalité et de la stabilité de l’individu, alors que les sciences mettent en avant des flux de particules ou de cellules qui se renouvellent selon une structure identique, mais dont les constituants sont fluctuants. Schrödinger a très tôt lancé ce défi à l’aristotélisme traditionnel. En réalité, il remonte plus loin dans l’histoire de la pensée, sans doute déjà à la philosophie de
    l’organisme de Locke, ou même à celle d’Origène. De même, dans la philosophie contemporaine, la question de la ré-identification des réalités fluctuantes, par exemple avec le problème du navire de Thésée, ne peut se résoudre sans le recours à l’indispensable forme substantielle, sans y sacrifier la matière.

  • Page de début 597
  • Page de fin 610
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    La grâce surnaturelle est nécessaire au salut, et à tout bien dans cet ordre, où elle a la toute première initiative. Elle est généralement nécessaire pour éviter le péché mortel, surtout longtemps. Le Christ l’a méritée comme suffisante pour le salut de tous. La grâce-motion agit soit comme provoquant immédiatement un acte indélibéré, et est alors dite opérante, soit comme accompagnant
    la volonté déjà agissante, et est alors dite coopérante. Elle coopère notamment à l’acceptation par notre libre arbitre de l’infusion de la grâce habituelle. Elle est nécessaire pour la persévérance dans cet état. Si l’homme n’y persévère pas, ce n’est pas parce que Dieu aurait eu l’initiative de la lui retirer, mais parce que par sa faute il est tombé dans le péché mortel ; ce n’est qu’alors que Dieu a éventuellement décidé de ne pas lui reproposer sa grâce.

  • Extrait

    B. — La grâce et le libre arbitre en particulier
    Dans la présente section, on récolte les enseignements de Thomas sur la grâce au sens strict, c’est-à-dire surnaturelle. On l’examine en général (1), puis on suit surtout la grâce actuelle, et dans l’histoire de l’homme depuis la vocation jusqu’à la persévérance finale (2).
    1. La grâce en général
    Et d’abord, dans quelle mesure l’Aquinate a-t-il professé la nécessité de la grâce en général (a) ? Et la suffisance de la grâce de la Rédemption en acte premier (b) ? Enfin, quel sens a pour lui la distinction entre grâce opérante et grâce coopérante (c) ?
    a) La nécessité de la grâce en général
    Le résumé du Compendium theologiae sur l’existence de la grâce va nous servir d’introduction : « Dieu exerce spécialement sa providence envers l’homme par sa grâce », car « la créature rationnelle est maîtresse de ses actes par le libre arbitre ». Il le fait 1° en aidant à faire le bien par « des enseignements et des préceptes de vie » ; 2° en rétribuant les actions. La fin de l’homme étant surnaturelle, s’y ajoute une aide surnaturelle intérieure, gratuite en sa source, et qui rend persona grata celui qui la reçoit, d’où son nom de « grâce ». Ce type de don remet les péchés. En effet, « les péchés sont rémissibles ». Et ce, jusqu’à la mort.
    La nécessité de la grâce peut donc être envisagée par rapport à deux finalités : pour faire le bien, et pour éviter le péché actuel. Commençons alors par le cas du bien à faire.

  • Page de début 573
  • Page de fin 595
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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  • Résumé

    Le débat sur la « nouvelle théologie » créé par l’ouvrage Surnaturel du P. de Lubac a suscité de nombreuses réflexions sur la grâce divine, en particulier chez Karl Rahner. Celui-ci les a liées à sa conception de la philosophie de la connaissance, telle qu’elle s’exprime dans son ouvrage L’Esprit dans le monde. Mais sa conception semble être aussi unie à un autre champ important de recherche pour lui : les rapports entre l’Église et les religions non chrétiennes, avec sa célèbre thèse des « chrétiens anonymes ». Cet article vise à voir quels liens existent entre ces différents éléments de la pensée du jésuite allemand, et à comparer cette conception à celle de son prédécesseur, le P. Henri de Lubac.

  • Extrait

    Le but de cet article est de tenter de comprendre la conception qu’avait le P. Karl Rahner (1904-1984), un des théologiens les plus célèbres du XXe siècle, du rapport entre l’homme et la grâce — thème fondamental en théologie. Rahner l’a envisagé d’une manière très originale, à travers un concept qu’il a inventé : celui d’« existential surnaturel ». Nous voudrions donc nous arrêter sur cette notion, et la comparer à une autre, également restée fameuse dans l’histoire de la théologie : le « désir naturel de voir Dieu », à laquelle un autre jésuite du XXe siècle, le P. Henri de Lubac (1896-1991), s’est intéressé, et qui donna lieu à une violente polémique dans les années cinquante du siècle passé.
    Cette notion de l’« existential surnaturel » est souvent étudiée pour elle-même, dans le cadre de l’anthropologie chrétienne. Nous nous proposons de compléter cette étude en nous arrêtant sur un autre thème, également cher à Karl Rahner : celui des « chrétiens anonymes », qui est, la plupart du temps, présenté dans le cadre de l’ecclésiologie et du dialogue interreligieux. Or, il semble qu’il y ait d’étroites relations entre ces deux thèses et, plus généralement, la pensée théologique de Rahner : tel est l’objectif que nous nous sommes fixé dans cette contribution.

  • Page de début 531
  • Page de fin 572
  • Catégorie Article
€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

Recensions t. 118 - n° 2

Écrit par Thomisticum

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  • Page de début 331
  • Page de fin 352
  • Catégorie Recensions
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