Imprimer cette page
vendredi, 31 décembre 2010 13:00

Tamquam aliquid sui

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Informations supplémentaires

  • Résumé:

    Le problème que nous nous posons lorsque nous parlons de la miséricorde de Dieu est celui de l’impassibilité divine. Car la miséricorde suppose qu’on ait le coeur « miséreux » de la misère d’autrui ? C’est pourquoi en un premier temps saint Thomas se contente de parler d’une miséricorde de Dieu selon l’effectus et non selon l’affectus. Cette solution ne le satisfait cependant pas entièrement et il éprouve le besoin d’y revenir dans la IIa Pars quand il traite de la question de l’affectivité humaine. Il a cette parole, que l’article essaie d’analyser : « Dieu est miséricordieux parce qu’il nous aime comme quelque chose de lui-même en tant que nous sommes sa créature et son image. » On montre alors que l’expression « comme quelque chose de lui-même » remonte à Aristote à propos du père par rapport à ses enfants mais reçoit un approfondissement important du fait de la Révélation.

  • Extrait:

    Nous trouvons, sous la plume de saint Thomas dans la Somme de théologie une expression à première vue curieuse qui de ce fait mérite notre attention. Traitant, à propos des effets de la charité, de la miséricorde, il se demande si elle suppose un défaut en celui qui l’exerce.
    L’article précédent se demandait si elle suppose un mal en celui auquel elle s’adresse. Ayant répondu par l’affirmative, l’Aquinate se tourne alors vers celui qui fait miséricorde : suppose-t-elle en lui un defectus ? Le terme defectus désigne toute déficience, faiblesse, défaillance, défaut, manque. Il pourrait englober aussi ce que nous entendons de nos jours par blessure d’ordre psychologique ou moral.

  • Page de début: 595
  • Page de fin: 614
  • Catégorie: Article
  • Sous-titre: Dieu nous aime comme quelque chose de lui-même
Lu 846 fois
LEBLANC Marie

Le fr. Marie Leblanc est moine bénédictin de l’abbaye de Fleury à Saint-Benoit-sur-Loire. Il a été professeur de théologie et a fait partie du groupe œcuménique des Dombes pendant une trentaine d’années. Le dernier article paru dans la Revue thomiste est « Tamquam aliquid sui : Dieu nous aime comme quelque chose de lui-même » (2010).

Articles récents de LEBLANC Marie

Articles autour du même thème

€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)