Revue doctrinale de théologie et philosophie
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lundi, 31 décembre 2012 17:15

La vision béatifique selon saint Thomas d’Aquin et Dietrich de Freiberg

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  • Résumé:

    La question de la vision béatifique est très débattue à la fin du XIIIe siècle. Il s’agit de savoir quelle est la véritable nature du face à face de l’homme avec Dieu après la mort. Est-il de nature intellectuelle ou de teneur affective ? La discussion se poursuivra au temps de Dietrich au début du XIVe siècle, jusqu’au XVe avec le De visione Dei (1453) de Nicolas de Cues. Les partisans de la solution intellectualiste défendent l’idée que la vision béatifique se réalise par l’intellect. Dietrich de Freiberg se rattache à cette solution en soutenant la thèse selon laquelle la vision immédiate de Dieu se réalise par l’intellect agent, et non par l’intellect possible. Il veut montrer de manière exclusivement philosophique, donc non théologique, pour quelles raisons seul l’intellect agent peut pleinement parvenir à la connaissance de l’essence divine. Que devient alors la grâce du lumen gloriae dans cette perspective ?

  • Extrait:

    Certains historiens de la philosophie médiévale découvrent un intérêt à prospecter du côté des auteurs dont la pensée s’est développée en s’opposant au « spectre du thomisme », comme dit Anne-Sophie Robin. Dietrich de Freiberg (1240 ?-1318/1320), que les travaux de Kurt Flasch ont fait découvrir grâce à l’édition critique de ses œuvres et l’étude de sa pensée, est de ceux qui trouvent grâce à leurs yeux. Un thème retiendra notre attention, celui de la vision béatifique que le Fribourgeois développe dans son De visione beatifica (1296 selon K. Flasch / entre 1299 et 1304 selon Loris Sturlese), récemment traduit et publié, révélateur d’une option antithomiste et dont l’enjeu n’est pas sans importance.

  • Page de début: 513
  • Page de fin: 528
  • Catégorie: Article
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PASQUA Hervé

Hervé Pasqua est professeur de philosophie médiévale. Il exerce ses activités d’enseignement et de recherches dans le cadre du laboratoire de recherche (CRHI) du département de philosophie de l’Université de Nice Sophia Antipolis. Président de la Société Française des Études cusaines, il est aussi titulaire de la Chaire Jean-François Mattéi du Centre Universitaire Méditerranéen (CUM). Il publie actuellement aux PUF, dans la collection Épiméthée, une traduction de l’œuvre latine de Nicolas de Cues. Il est entre autres l’auteur de Maître Eckhart, le procès de l’Un (Cerf, 2006) et traducteur de l’oeuvre de Nicolas de Cues (PUF et Cerf). Dernière parution : Le Jeu de la boule de Nicolas de Cues, traduction, introduction et notes, Paris, Cerf, 2019. À paraître : Nicolas de Cues, l’Un sans l’être.

€5.11
(TTC - TVA à 2.1%)

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