Revue doctrinale de théologie et philosophie
Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site
You are here:Accueil > La collection BRT > La section "ETUDES" > Marie et l'Eglise. Compénétration des deux mystères
dimanche, 20 janvier 2019 17:59

Contraception et mariage dans la tradition chrétienne avant Humanae vitae : Une relecture de J. T. Noonan cinquante ans après

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Informations supplémentaires

  • Résumé:

    En 1965, J. T. Noonan, au terme de son étude historique de l’enseignement de l’Église sur la contraception, suggérait que l’Église pouvait réviser sa doctrine. En effet, à travers la condamnation constante de la contraception, elle avait plutôt cherché selon lui à promouvoir les valeurs de la procréation, de l’éducation, de la vie, de l’amour et de la personne. Cette condamnation s’expliquait par une succession de circonstances historiques, par des connaissances biologiques erronées, et parce que la doctrine avait été définie par des hommes non mariés. L’auteur de l’article prétend que Noonan, n’étant pas théologien, n’a pas saisi le lien entre les différentes condamnations, et se propose de faire une analyse proprement théologique de la somme impressionnante de données historiques fournie par son livre.

  • Extrait:

    En 1965, John T. Noonan, au terme de son histoire de la contraception, concluait que l’Église, à travers la défense de la valeur « absolue, sacrée » du rapport sexuel, avait plutôt cherché à affirmer les cinq valeurs de la procréation, de l’éducation, de la vie, de la personne et de l’amour. « Autour de ces valeurs un mur avait été construit ; le mur pouvait être démoli quand il devint une prison plutôt qu’un rempart. » Cette conclusion, relue cinquante ans après dans nos sociétés contraceptives, semble infirmée par les faits : les valeurs citées, à part l’éducation, ont été mises à mal. Il suffit de penser à la banalisation de l’avortement, à la dénatalité, à l’utilisation des embryons humains pour la recherche, à la fabrication d’êtres humains in vitro, au libertinage sexuel, à la perte
    même du sens de l’engagement matrimonial et de la fidélité, au divorce, à la marchandisation du corps de la femme qu’est la GPA, pour se demander raisonnablement si ce mur, loin d’être celui d’une prison, n’était pas vraiment, en fin de compte, un rempart. Si la masse impressionnante des données historiques du livre, la rigueur et l’honnêteté de l’analyse sont tout à l’honneur de son auteur, force est cependant de constater que ce dernier n’est pas un théologien, ce qui explique un certain nombre de déficiences dans son analyse. Par cet article nous n’entendons pas faire une recension de son livre (qui serait un peu tardive !), mais plutôt une relecture des données historiques précieuses qu’il fournit et en proposer une analyse proprement théologique.

  • Page de début: 391
  • Page de fin: 427
  • Catégorie: Article
  • Sous-titre: Une relecture de J. T. Noonan cinquante ans après
Lu 227 fois
RAMBERT Paul

Paul Rambert, né en 1961, est diplômé de l’École Nationale des Ponts et Chaussées (1985). Ordonné prêtre en 1991, il est incardiné dans la Prélature de la Sainte Croix et Opus Dei. Après avoir obtenu un doctorat à l’Université pontificale de la Sainte-Croix, il a enseigné la théologie morale. Il a publié : « La loi comme ordinatio rationis dans les manuels d’avant Vatican II » (Revue thomiste, 2009), « L’articulation entre la loi éternelle et la loi naturelle dans les manuels thomistes d’avant Vatican II » (Revue thomiste, 2013).

€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.