Revue doctrinale de théologie et philosophie
Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site
You are here:Accueil > Autour de la revue > La collection BRT > La section "ETUDES" > L'étonnante manifestation des personnes divines - Les appropriations trinitaires chez saint Thomas
mardi, 05 décembre 2017 23:28

Thomas d’Aquin : exégèse et herméneutique

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Informations supplémentaires

  • Résumé:

    Le XIIIe siècle est l’époque où la théologie se définit comme science et où l’exégèse de la Bible prend une dimension scientifique, notamment avec l’enseignement à l’université. Saint Thomas se livre à propos de l’exégèse à une réflexion élaborée dont on rassemble ici les éléments principaux. Les interrogations portent sur la juxtaposition du sens littéral et de sens spirituels : une fois posée la pluralité des sens, le système des quatre sens est-il le plus opérationnel ? L’analyse des « modes de langage » utilisés dans l’Écriture semble mieux répondre aux exigences d’une herméneutique renouvelée : on examine alors comment sont traités chez saint Thomas les modes narratif, parabolique et poétique. Le problème majeur de l’exégèse médiévale est bien celui du « saut herméneutique », le passage du sens littéral aux sens spirituels ; est-il possible de le justifier ou tout au moins de l’analyser grâce à une comparaison avec les mécanismes de la métaphore et de l’allégorie ? L’étude se fonde sur les commentaires scripturaires de saint Thomas et sur plusieurs œuvres théologiques, dont la Summa theologiae et certaines questions quodlibétiques.

  • Extrait:

    La période pendant laquelle saint Thomas d’Aquin rédige son œuvre philosophique, théologique et exégétique est sans doute l’une des plus marquantes dans l’histoire de la pensée occidentale. Entre 1230 et 1260, une réflexion intense aboutit à la définition d’une théologie comme science, séparée de l’exégèse de la Bible (et, notons-le au passage, entraînant la constitution de ce que nous appelons les « sciences humaines »). L’une des conséquences les plus remarquables est que l’exégèse de la Bible prend elle-même, d’une certaine manière, son autonomie du fait de cette séparation ; car l’Écriture est au centre de cette réflexion qui produit la science théologique ; on se rappelle que le débat naît modestement dans les prologues des commentaires des Sentences à propos du style de la théologie (prise alors à la fois comme Parole de Dieu et comme discours sur cette Parole). En fait, la dissociation sera double : au premier stade, la distinction entre la science (théologique) et son objet ; au second stade, par ricochet si l’on peut dire, la distinction entre un discours sur Dieu, proprement dit (notre théologie, qui va s’efforcer de dire Dieu dans des termes humains et selon des modalités régies par la raison humaine), et un discours sur la Parole de Dieu (l’exégèse, qui va s’efforcer d’analyser la Parole divine avec les moyens que fournit la science de l’homme). L’Écriture est alors en quelque sorte objectivée, autorisant l’analyse scientifique (et l’on pourra parler aussi de «  l’exégèse comme science » au XIIIe siècle).

  • Page de début: 531
  • Page de fin: 556
  • Catégorie: Article
Lu 17 fois
Gilbert Dahan

Gilbert Dahan, médiéviste, est directeur de recherche émérite au C.N.R.S. et a occupé la chaire d’histoire de l’exégèse chrétienne de la Bible au Moyen Âge à l’École Pratique des Hautes Études. Il consacre ses travaux à l’exégèse de la Bible dans l’Occident chrétien du Moyen ÂgeIl a publié de nombreuses études sur l’exégèse de la Bible en Occident chrétien au Moyen Âge. Parmi les études récemment publiées, plusieurs portent sur les récits de la Genèse et sur l’exégèse de saint Thomas. Derniers ouvrages parus (en codirection) : Philippiens 2, 5-11, La kénose du Christ (« Lectio divina, 263 », Paris, Cerf, 2013) ; L’exégèse monastique au Moyen Âge (XIe-XIVe siècle) (Paris, Études augustiniennes, 2014) ; Actes 2, 44-47. La communauté des biens (Paris, Cerf, 2015) ; Genèse 2, 17. L’arbre de la connaissance du bien et du mal (Paris,Cerf, 2016).

€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.