Revue doctrinale de théologie et philosophie
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jeudi, 07 juillet 2016 14:51

Bulletin d’islamologie (VIII)

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  • Résumé:

    Ce bulletin présente des ouvrages parus récemment sur l’islam, qu’il s’agisse de publications sur ou d’auteurs de l’époque classique mais aussi d’essais abordant la question de l’islamisme, du rapport de l’islam au politique, du soufisme ou du dialogue interreligieux.

  • Extrait:

    Les travaux de Mark Cohen ont mis en lumière la naissance du mythe andalou alors que l’image de l’Andalousie comme espace d’une convivence entre les trois religions monothéistes ne cesse de saturer les réseaux inter-religieux et la scène littéraire et cinématographique. Cette vision relève du rêve. Elle est une construction que l’on doit pour beaucoup aux orientalistes juifs du XIXe siècle. Elle est mobilisée aujourd’hui comme l’exemple de la possible conciliation entre l’islam et une certaine idée de la modernité véhiculée par les Lumières. L’essai d’Adrien Candiard n’a pas pour objectif de déconstruire le mythe, encore qu’il n’eût rien perdu à en mentionner l’histoire, mais à montrer comment l’Andalousie non idéalisée, non rêvée est porteuse d’un  enseignement  bien  plus  fécond  à  l’heure  des  « identités meurtrières » et de la montée inhérente des extrémismes religieux. En effet, pour le dominicain, membre de l’IDEO, « al-Andalus peut encore nous parler, avec fécondité, de notre monde, de notre époque. Et nous dire quelque chose de nouveau et de nécessaire » (p. 10). C’est la philosophie de la tolérance de Locke et l’épistémologie de Kant qui concentrent la pointe de sa critique. Candiard voit une rupture épistémologique, cause des crispations identitaires actuelles. En ayant limité les questions religieuses au champ d’une vérité possible, la philosophie des Lumières a opéré au divorce entre la foi et la raison, suscitant en retour fidéisme et fanatisme. Or, al-Andalus consacre à l’inverse la correspondance entre les affaires religieuses et la possibilité d’en rendre compte par la raison dans une quête de vérité définie, selon la formule que saint Thomas emprunte à Isaac Israeli Ben Salomon, comme adaequatio rei et intellectus. Les visées apologétiques des « intellectuels » des différentes religions étaient indéniables, mais tous prenaient au sérieux la nécessité de
    connaître les autres croyances. L’esprit de polémique était d’abord celui du débat où il s’agissait de réfuter par la raison les credos de leurs adversaires. Inversement, c’est par la raison qu’il convient de rendre compte de sa foi. Pour l’A., al-Andalus
    constitue donc bel et bien un modèle, celui où la raison permet de contrebalancer le piétisme et l’intolérance des religions.

  • Page de début: 495
  • Page de fin: 507
  • Catégorie: Bulletin
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Emmanuel Pisani o.p.

Emmanuel Pisani, dominicain de la Province de Toulouse, est membre de l’IDEO (Institut Dominicain d’Études Orientales, Le Caire) et Directeur du MIDEO (Mélanges de l’IDEO). Il est aussi Directeur de l’ISTR de l’Institut catholique de Paris et enseigne l’islamologie à Paris, Lyon et Rome. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie et théologie sur les hétérodoxes et les non-musulmans dans la pensée d’al-Ġazālī (m.1111) sous le direction de Geneviève Gobillot et Michel Younès.

 

€8.17
(TTC - TVA à 2.1%)

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