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jeudi, 31 décembre 2015 13:00

Nature, hasard, création

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  • Résumé:

    Les stoïciens et les épicuriens ont cru à  tort — avec des visées opposées — que le hasard pouvait constituer une objection à la providence divine. Et les seconds, comme à leur suite les darwiniens, y ont vu à tort un substitut possible de la causalité créatrice. Ce serait le cas si le hasard pouvait être considéré comme premier, ce qui est impossible, et si d’autre part il devait être jugé, du fait de sa contingence irrationnelle, étranger à toute intelligibilité. Or les mathématiques ont précisément établi le contraire, depuis qu’elles ont inventé le calcul des probabilités et, plus récemment, lorsqu’elles ont élaboré une théorie du « chaos », qui montre comment la nature combine subtilement le régulier et l’aléatoire. La science contemporaine fait plus que jamais apparaître comment le hasard s’intègre à l’ordre intelligible de l’univers naturel, et, loin d’en compromettre l’intelligibilité, peut y jouer un rôle, comme Thomas d’Aquin l’avait reconnu.

  • Extrait:

    Les réflexions qui suivent ont été suscitées, sinon inspirées, par le titre et la lecture d’un livre écrit naguère par Ian Stewart : Dieu joue-t-il aux dés ?, consacré aux « mathématiques du chaos ». Ce titre prenait le contre-pied, quoique sur le mode d’une interroga- tion suggestive, de la célèbre réplique d’Einstein à Born, l’un des fondateurs de la mécanique quantique : le premier était indisposé par l’indé- terminisme que la nouvelle théorie paraissait introduire dans la modé- lisation scientifique des phénomènes micro physiques. En rationaliste qu’il était, il jugeait scandaleuse une forme d’explication qui reviendrait à supposer, en des termes métaphysiques qu’il ne récusait pas, que Dieu joue aux dés, autrement dit qu’il y ait quelque chose comme un hasard serait la clé pour expliquer le processus de l’évolution biologique, dont la première exposition scientifique fut le transformisme de Lamarck. Cette tradition, postérieure à Darwin autant qu’à Lamarck, a reçu le nom de néo-darwinisme, parce qu’elle s’est présentée comme une version per- fectionnée des conceptions darwiniennes. fondamental au principe du fonctionnement des êtres naturels. L’indisposition d’Einstein est pour ainsi dire de l’histoire ancienne. Mais, de nos jours, le titre de Stewart peut être entendu comme une provocation. Car une tradition encore dominante dans la biologie contemporaine a donné au hasard la place et le rôle d’un principe qui serait la clé pour expliquer le processus de l’évolution biologique, dont la première exposition scientifique fut le transformisme de Lamarck. Cette tradition, postérieure à Darwin autant qu’à Lamarck, a reçu le nom de néo-darwinisme, parce qu’elle s’est présentée comme une version perfectionnée des conceptions darwiniennes.

  • Page de début: 355
  • Page de fin: 382
  • Catégorie: Article
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Michel Nodé-Langlois

Michel Nodé-Langlois, ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé de philosophie, est professeur honoraire de Première supérieure (khâgne classique) au lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse, et chargé d’enseignement honoraire de l’Institut catholique de Toulouse, à la Faculté de philosophie.khâgne). Publications récentes : Le vocabulaire de saint Thomas d’Aquin (Ellipses, réédition 2009) ; Petite introduction à la question de l’être : l’invention aristotélicienne de la métaphysique (Téqui 2008) ; Faire Naître. De la conception à la naissance, l’art au service de la nature ? (Collectif, Artège, septembre 2009) ; Au service de la Sagesse (Tempora, novembre 2009) ; Personne, qui es-tu ? (Toulouse, Presses universitaires de l’IPC, 2014) ; Questions de philosophie (Paris, DDB, 2014).

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