Deuxième session

Du 30 Novembre 2020 09:00 jusqu'au 04 Décembre 2020 15:00

À École théologie - Couvent Dominicain - Toulouse

Posté par Marie-Hélène FERRE

Catégories: Sessions ISTA

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Dieu connaît les siens (2Tm 2, 19), leurs noms sont inscrits dans les cieux (Lc 10, 20 ; He 12, 22). L’image du Livre de vie revient fréquemment dans les saintes Écritures pour désigner cette connaissance en Dieu de ceux qui sont élus à la vie glorieuse. Saint Thomas d’Aquin a pris la peine de réfléchir à plusieurs reprises sur la raison d’être de cette image, qui ne se confond ni avec la divine providence ni avec la prédestination. L’existence du Livre de vie nous indique la manière dont Dieu se souvient des saints, une mémoire qui fait leur gloire, qui rend glorieuse leur participation à la vie divine et qui réjouit ceux qui la reçoivent autant que l’Église tout entière. 

 

La prophétie et le miracle sont des "signes très certains de la Révélation”  (Constitution Dogmatique Dei filius du concile Vatican I, cf. Denz., n° 3009). Toute une apologétique catholique, entre 1870 et 1950, s’est  organisée sur ce fondement. On parlait de motifs de crédibilité, d’évidence de crédibilité et de démonstration de crédibilité, dont le miracle et la prophétie étaient les arguments majeurs. Si apologétique nouvelle il dit y avoir, dans le cadre de ce qu’on appelle la “nouvelle évangélisation”,  il n’est pas inutile d’examiner et d’analyser chez saint Thomas d’Aquin la place et la signification de ces deux “signes”, à partir du Contra gentiles, de la Summa theologiae et de ses commentaires bibliques.