Revue doctrinale de théologie et philosophie
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You are here:Accueil > The thomistic periodical > The publications > 1996 - Volume XCVI > The articles > La causalité salvifique de la résurrection du Christ selon saint Thomas

Les articles (8)

Voici les articles du fascicule n°3 du tome CXIX (2019).

Additional Info

  • Extract

    La question de la prédestination est de nouveau à l’ordre du jour, le phénomène est assez rare pour devoir être noté. Il ne s’agit pas d’exhumer un vieux problème mais de répondre à une question formidable et centrale dans la foi chrétienne. Aussi décalée soit-elle, au regard de préoccupations postmodernes, elle ne cesse de se poser. Le frère Basile Valuet en est tellement persuadé qu’il a osé reprendre à frais nouveaux l’analyse précise des textes de saint Thomas dans leur ordre chronologique et selon une exégèse linéaire, et in fine proposer une synthèse générale qui est un essai de solution, dont les lecteurs de la Revue thomiste ont eu une version nouvelle.
    L’A. annonce trois autres volumes plus historiques qui concerneront principalement la tradition occidentale, depuis sa formulation scripturaire paulinienne et son interprétation augustinienne, jusqu’au dernier quart du XXe siècle. Une trajectoire décisive et complexe, qui charrie bien des problèmes, semble aboutir à des impasses, où les interprètes ne cessent de soulever toutes sortes de difficultés logiques, métaphysiques et doctrinales. Les débats répétés à satiété susciteront de nombreuses interventions magistérielles de caractère souvent prudentiel, qui obligeront chaque partie en présence (les thomistes et les molinistes) à des ajustements, dont on ne prend pas a posteriori toute la mesure ; bref, c’est encore une des questions de fond les plus controversées, largement devant celle, bien connue, du motif de l’Incarnation ou de l’union des deux natures dans le Christ. Après une parenthèse de cinquante ans,après le concile, pour des raisons qui seraient à expliquer, auxquelles il ne convient pas ici de s’arrêter, la question est aujourd’hui heureusement reprise à frais nouveaux.

  • Page number (beginning) 507
  • Page number (end) 514
  • Category Cover
  • Sous-titre La théologie thomasienne de la prédestination selon le P. Basile Valuet
€5.11
(Incl. 2.1% tax)

Additional Info

  • Abstract

    Pour ce dixième bulletin, la moisson n’est pas abondante. La prolifique christologie des exégètes fournit des résultats qui ne dépassent guère le stade des savantes reconstructions et des hypothèses. Cependant, elles manifestent une indéniable vitalité et quelques lignes d’épuisement, pour ne pas dire de lassitude. La christologie théologique, qui marque le pas depuis trente ans, semble sortir de sa torpeur. Il reste à en prendre la température dans un prochain bulletin.

  • Extract

    Ce dixième bulletin sera plus bref. L’exégèse des évangiles reste productive. Les hypothèses et les reconstructions historiques ne manquent pas, mais, outre d’avoir un parfum de déjà dit, leur multiplicité
    et les conclusions auxquelles chaque spécialiste aboutit marque le caractère, une fois de plus,  aléatoire des résultats. On observe encore sur ce point peu de dialogues entre théologiens et spécialistes des disciplines positives. Ceux-ci ne s’aventurant pas à demander à ceux-là quelques avis. Le vieux problème de l’articulation entre exégèse et dogme, histoire et foi, demeure entier, malgré l’apparition de nouvelles méthodes : narratologie et rhétorique en particulier.

  • Page number (beginning) 449
  • Page number (end) 462
  • Category Recension
€8.17
(Incl. 2.1% tax)

Additional Info

  • Abstract

    Ce bulletin présente diverses publications françaises et anglosaxonnes touchant à la théorie politique, à l’histoire des idées politiques, aux relations internationales et aux études thomistes parues ces dernières années (2012-2019). (1) Dans le cadre d’une histoire des idées politiques, on souligne des approches antiques (la nature humaine, l’institution de la cité et l’esclavage), la mise en relief de la modération en politique chez Montesquieu, une relecture de Tocqueville et la compréhension problématique du pervertissement totalitaire et de la banalité du mal chez Arendt. (2) Quant aux conflits et résistances dans le cadre des relations internationales, on présente une forme de pacifisme modéré et l’efficacité d’une résistance civile non violente. (3) Enfin, dans le cadre des thomistica, on présente les écrits politiques de saint Thomas, ainsi que sa doctrine riche et nuancée de la guerre juste.

  • Extract

    Stricto sensu, la science politique est une discipline assez contemporaine apparue au début du XXe siècle, dans la mouvance des grandes sciences sociales. Cette spécificité de la science politique contemporaine n’empêche pas de considérer l’importance des grandes réflexions politiques qui jalonnent l’histoire de l’humanité, surtout celles où s’affirment progressivement les principes d’une démarche scientifique.
    Le domaine qui constitue l’objet de la science politique peut être identifié de manière claire et pratique en distinguant les branches ou sous-disciplines qu’elle intègre. On distingue classiquement quatre branches. [1] La théorie politique vise à élucider et à affiner les concepts transversaux au politique ; elle formule des théories globales ; elle discute les grands modèles d’interprétation de la réalité sociale et politique. Cette sous-discipline est bien souvent associée à la philosophie politique et à l’histoire des idées. [2 a] La sociologie politique est l’étude monographique ou comparative des divers acteurs de la vie politique : institutions, partis, personnel politique, groupes d’intérêts, lobbys ; [2 b] c’est aussi l’analyse des élections, des processus de socialisation et des stratégies de communication politique ; [2 c] c’est enfin l’étude des modes de construction des idéologies et des représentations symboliques. [3] La gouvernance et l’action publique. C’est en fait un cas particulièrement éminent de la sociologie politique, appelé aussi science administrative. C’est l’étude comparée des processus décisionnels dans les États, les grandes entreprises ou les organisations internationales. [4] Enfin, les relations internationales. Historiquement, c’est l’étude des rapports interétatiques, pacifiques ou belliqueux. À ces relations internationales est associée l’étude des area studies, autrement dit des aires culturelles. Ceci étant, au-delà de la diversité de ces domaines d’études, il ne faut pas perdre de vue l’unité de la science politique. Le noyau dur est le champ politique, là où réside la capacité à imposer ultimement des règles obligatoires. Mais l’objet de la science politique est aussi toute cette zone des échanges qui s’effectuent avec les modes de production économiques et culturels.
    Ce bulletin sera essentiellement un bulletin de théorie politique, en lien avec la philosophie politique et l’histoire des idées politiques. Mais on se permettra aussi, de temps à autre, des analyses d’ouvrages importants dans les autres champs de la science politique.

  • Page number (beginning) 463
  • Page number (end) 488
  • Category Recension
€8.17
(Incl. 2.1% tax)

Additional Info

  • Abstract

    Le positivisme et le néo-positivisme, rejetons de la philosophie critique de Kant, ont pour un temps imposé dans la culture des milieux scientifiques et universitaires le dogme selon lequel l’explication des réalités naturelles devait exclure tout recours aux notions de finalité autant que de causalité, réputées appartenir à des âges révolus de la pensée. L’échec, dans la théorisation scientifique des phénomènes naturels, du mécanicisme résultant de cette exclusion a conduit logiquement à une réhabilitation de ces deux notions, parce que la science ne peut, sans renoncer à sa vocation explicative, se passer de la seconde, et que la finalité apparaît comme inhérente au rapport de détermination causale, dans la mesure où celui-ci n’est rien d’autre que l’aptitude d’une cause à produire tel effet.

  • Extract

    Que n’a-t-on dit ou écrit, depuis Spinoza, sur le caractère anthropomorphique et antiscientifique de la physique finaliste d’Aristote ! Combien n’a-t-on fait gloire à la science dite moderne d’avoir dû ses succès au fait qu’elle s’en serait affranchie !
    Il est vrai que Galilée, en mathématisant la physique à l’exemple d’Archimède, et en considérant l’héliocentrisme de Copernic comme une hypothèse plus vraisemblable que le géocentrisme d’Aristote, avait décentré l’homme dans l’Univers, et relativisé son point de vue, désormais mobile. Mais ce rejet de l’anthropocentrisme physique allait de pair, chez Galilée, avec un théocentrisme ontologique : la mise en évidence de l’ordre mathématisable des phénomènes, célestes autant que terrestres, était pour lui la manière scientifique de vérifier que l’Univers manifeste le dessein intelligent, divin et non humain, qui est à son principe. Le livre de la Sagesse ne dit-il pas que Dieu a tout créé « avec nombre, poids et mesure » ? Contrairement à ce que d’aucuns ont voulu faire croire par la suite, la physique et la cosmologie classiques ne naissaient pas d’une dissociation d’avec toute théologie providentialiste : c’est au contraire celle-ci qui donnait leur sens aux premières, en même temps que celles-là lui apportaient leur confirmation.

  • Page number (beginning) 355
  • Page number (end) 380
  • Category Article
€8.17
(Incl. 2.1% tax)

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  • Abstract

    Aristote affirme dans le De anima que « l’âme est d’une certaine manière tout ce qui est ». Mais tout ce qui est ne se réduit pas à ce qui est pensé. Ce qui est dans l’âme est le concept de la pierre, non la pierre. La pensée n’accède donc qu’au concept de la chose, non à la chose. La réalité lui échappe-t-elle pour autant ? Ce débat se poursuit aujourd’hui sous d’autres formes. Il est au coeur de notre problématique. Mais il faut le dépouiller de son contexte historique pour saisir ce qui est véritablement en jeu. Si nulle correspondance ne permet une adéquation entre l’intellect en tant que conçu et ce qui est en réalité, un abîme s’ouvre entre la pensée et l’être. L’absence de référence engendre l’oeuvre de la déconstruction qui rejette tout concept, tout mot, tout énoncé à partir d’un fond, d’un texte premier. Tout devient signe qui renvoie au signe indéfiniment, sans référent et sans sujet. Penser signifie traduire un système de signes en un autre système de signes et toute traduction ne peut avoir qu’un caractère testamentaire, c’est-à-dire d’abandon d’un sens pour un autre. Sans sujet et sans objet, le texte reste suspendu à lui-même, il est mis en abîme (Ab-grund), reste sans fondement (Grund). Toute  explication et toute compréhension deviennent impossibles et doivent faire place à une pure invention donnant lieu à la création sans fin de concepts toujours nouveaux à laquelle se ramène l’activité de la pensée.

  • Extract

    Aristote affirme dans le De anima que « l’âme est d’une certaine manière tout ce qui est ». Mais tout ce qui est ne se réduit pas à ce qui est pensé. Ce qui est dans l’âme est le concept de la pierre, non la pierre. La pensée n’accède donc qu’au concept de la chose, non à la chose. La réalité lui échappe-t-elle pour autant ? Le De anima n’a cessé d’être examiné par la critique médiévale. Celle-ci témoigne de l’indépassable actualité de la question soulevée par cette oeuvre : comment penser ce qui est sans réduire ce qui est à ce qui est in intellectu en tant que pensé, et sans renoncer à saisir ce qui est en tant qu’il est dans la réalité, in re ?
    La réponse du Stagirite semble attester l’immanence du connu dans le connaissant en affirmant l’unité de l’acte de connaître et de l’objet connu. Cette notion d’immanence est, précisément, ce qui fait l’objet du débat. Désigne-t-elle la réalité ou la représentation de la réalité ? Cette représentation est-elle elle-même une réalité psychique ou une métaphore ? Exprime-t-elle la présence d’une forme dans la faculté de connaître ou celle de la réalité visée par l’acte de connaître ? Est-ce que ce qui est a un statut indépendant et extérieur à ce qui le pense ? Autrement dit, est-ce que l’on parle de ce qui est en réalité, in re, quand on parle de ce qui est intelligé, in intellectu ? « L’eidos de la pierre, non la pierre, est dans l’âme », dit le De anima. Quid donc de la pierre hors de l’âme ? Est-ce bien cette pierre qui est intelligée et connue ?

  • Page number (beginning) 381
  • Page number (end) 396
  • Category Article
  • Sous-titre De l'esse in re à l'esse objectivum
€8.17
(Incl. 2.1% tax)

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  • Abstract

    L’objet de cet article est de clarifier l’articulation entre conscience et loi naturelle, d’abord chez saint Thomas, puis dans les manuels de philosophie et de théologie morale d’avant Vatican II. La conscience au sens strict (la conscience actuelle) est l’application de la connaissance générale donnée par les préceptes de la loi naturelle à une situation concrète perçue par la raison. Les manuels, en suivant une piste ouverte par saint Thomas, ont développé le concept de conscience habituelle, qui comprend un ensemble d’habitus : la syndérèse, la science morale, l’expérience de la vie et la vertu de prudence. Dans ce sens, la conscience (habituelle) englobe la loi naturelle. L’auteur de l’article suggère la possibilité d’utiliser le double concept de conscience (habituelle et actuelle), de préférence à celui — souvent mal compris — de loi naturelle dans l’exposition de la morale chrétienne. Dans la ligne des Pères et du renouveau prôné par Vatican II, la conscience signifierait alors de façon générale le sujet moral, c’est-à-dire le sujet appelé par Dieu à faire le bien et à éviter le mal, ou bien cette capacité même du sujet à connaître le bien et le mal, dont le noyau dur est la syndérèse et qui est perfectionnée par la prudence, la science morale, l'expérience de la vie et d'autres habitus.

  • Extract

    Notre propos est de caractériser l’articulation entre la conscience et la loi naturelle telle qu’elle apparaît dans les manuels de théologie morale et de philosophie morale en usage avant et pendant le concile Vatican II à la lumière des textes de saint Thomas sur la conscience et la prudence, auxquels ces manuels se réfèrent. Nous analyserons cette articulation telle qu’elle apparaît chez saint Thomas (2), mais après avoir situé historiquement les concepts de conscience et de syndérèse tels que saint Thomas les reçoit (1). Puis nous étudierons la doctrine sur la conscience, y compris l’articulation entre conscience et loi naturelle, telle qu’elle apparaît dans les manuels (3). Enfin nous en tirerons des conclusions et des perspectives (4).

  • Page number (beginning) 397
  • Page number (end) 448
  • Category Article
€8.17
(Incl. 2.1% tax)

Additional Info

  • Abstract

    Le sédévacantisme est cette opinion théologique récente affirmant que le Siège de Pierre est vacant depuis le concile Vatican II, pour cause d’hérésie. L’ouvrage récent publié par M. Hecquard, La Crise de l’autorité dans l’Église, Les papes de Vatican II sont-ils légitimes ? (P.-G. de Roux, 2019) reprend cette thèse et en renouvelle l’argumentation. Cet article examine les sérieuses défaillances méthodologiques qui obèrent cette thèse (mésusage du droit canonique, extension de l’infaillibilité pontificale, généralisations indues)

  • Extract

    Le sédévacantisme est cette opinion religieuse dissidente, en périphérie de l’Église catholique, qui affirme (sous une forme ou une autre) que le siège de Pierre est vacant depuis quelques décennies, le pontificat de Jean XXIII étant le pivot, que ce pontife soit considéré comme le premier usurpateur du Saint-Siège, ou comme le dernier pape légitime. Comme tout courant doctrinal marginal, le sédévacantisme comporte une pluralité de chapelles et de dénominations (sédévacantisme, sédéprivationisme, catholicisme semper idem), qui n’enlèvent cependant pas ce qui fait l’unité du courant, à savoir le rejet des papes contemporains pour cause d’hérésie et l’affirmation de la vacance du Siège apostolique. Jusque-là très discret, ce courant bénéficie d’un regain d’actualité sans précédent avec la publication récente d’un ouvrage de Maxence Hecquard, La Crise de l’autorité dans l’Église. Le sous-titre de l’essai est des plus révélateurs, sous forme de question purement rhétorique : Les papes de Vatican II sont-ils légitimes ?

  • Page number (beginning) 489
  • Page number (end) 506
  • Category Study
€8.17
(Incl. 2.1% tax)

Additional Info

  • Abstract

    Recensions des ouvrages suivants :

    Barthe (C.), La Messe de Vatican II (A. Forgeot)
    Bonino (S.-Th.), Études thomasiennes (Ph.-M. Margelidon)
    Cessario (R.), Cuddy (C.), Thomas and the Thomists (Th. Gay)
    Elders (L. J.), Aristote et Thomas d’Aquin (Ph.-M. Margelidon)
    Elders (L. J.), Thomas d’Aquin et ses prédécesseurs (Ph.-M. Margelidon)
    Loiseau (S.), De l’écoute à la parole (Th. Gay)
    Rineau (L.-M.), « Celui qui donne » (B. Valuet)
    Thomas d’Aquin, Somme théologique, L’âme humaine (Ph.-M. Margelidon)

  • Page number (beginning) 0
  • Page number (end) 0