Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Les articles (10)

Voici les articles du fascicule n°1 du tome CXVIII (2018).

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  • Abstract

    Tome 118 - Année 2018 - Numéro 1 :

    Théologie systématique de W. Pannenberg

    — Avant-Propos

    — Ph.-M. MARGELIDON, Représentation, expiation, réconciliation et salut trinitaire

    — H. DONNEAUD, Nature et propos de la théologie systématique selon Pannenberg

    — E. PERRIER, L’infini trinitaire et la nostalgie de l’acte

    — F. DAGUET, La conception ecclésiologique dans la théologie systématique de W. Pannenberg

    — B. VALUET, Science et volonté de Dieu : une relecture de saint Thomas

    — Recensions

  • Page number (beginning) 0
  • Page number (end) 0

Additional Info

  • Abstract L’ecclésiologie de Wolfhart Pannenberg témoigne d’un effort louable pour réinscrire l’Église dans sa réalité théologale, par l’œuvre de l’Esprit qui la constitue, au-delà de la simple réunion des baptisés. Pour autant, elle reste tributaire des données pérennes du luthéranisme, qui ne voit dans l’Église qu’une réalité provisoire, signe du Royaume qui est par essence eschatologique.
  • Extract Le troisième volume de la Théologie systématique de Wolfhart Pannenberg, achevé en 1993, est principalement consacré à l’Église et au Royaume, dans une acception large puisque s’y trouvent traités l’ensemble des aspects communautaires de la vie chrétienne, y compris les sacrements du baptême et de l’eucharistie. Il se compose de quatre chapitres : XII, « L’effusion de l’Esprit, Le Royaume de Dieu et l’Église » ; XIII, « La communauté messianique et l’individu » ; XIV, « L’élection et l’histoire » ; XV, « L’accomplissement de la création dans le Royaume de Dieu ». S’il fallait qualifier en quelques mots la ligne ecclésiologique de l’auteur, on dirait qu’elle exprime son désir d’une revalorisation théologale de la notion d’Église. Confronté d’un côté aux dérives des communautés ecclésiales issues de la Réforme, et de l’autre à l’œuvre du concile Vatican II, l’auteur voit dans l’Église d’abord le fruit de l’action de l’Esprit Saint, et non un simple rassemblement de baptisés. Au demeurant, porter une appréciation sur ces écrits ne va pas sans peine ni risque, du fait des formulations parfois compliquées de l’auteur et parce que les notions utilisées n’ont pas toujours le sens courant qu’elles ont en théologie catholique. On ne traitera ici que de la conception de l’Église qui ressort de ce volume, sans recourir à une approche linéaire, mais en synthétisant les observations autour de quelques thèmes.
  • Page number (beginning) 113
  • Page number (end) 120
  • Category Article
€8.17
(Incl. 2.1% tax)

Additional Info

  • Abstract

    La Revue thomiste et ceux qui, après la guerre, lui furent liés de très près, Marie-Michel Labourdette, Charles Journet et Jacques Maritain, ont tenté de répondre à la question du rapport de la religion islamique au christianisme et de sa place dans le plan divin du salut. Cette question demeure, mais le contexte a changé depuis la fin du XXe siècle. Les paramètres ecclésiologiques (appartenance invisible à l’Église visible) qui étaient mis en avant, se sont déplacés en amont de la question ; l’interrogation se reporte aujourd’hui sur les fondements de l’islam comme religion et comme culture (société/politique), sa nature religieuse — et ses origines — entraînant une reformulation, en théologie catholique, du statut de la religion islamique dans l’histoire du salut, de ses relations avec la religion chrétienne en termes soit de complémentarité ou de convergences, d’identité, de différences ou même d’oppositions. Or les choses ne sont pas claires du tout, il importe donc de faire le point et de clarifier les débats. Il faut en effet sortir des ornières de l’irénisme et des déclarations convenues. La théologie catholique, et la pensée thomiste en particulier, doit de nouveau se saisir de cette question avec rigueur et objectivité.

  • Extract

    Il est fréquent de parler des « trois monothéismes » (judaïsme, christianisme et islam), ou encore, depuis Louis Massignon, des « trois religions abrahamiques », ou plus fréquemment encore des « trois religions du livre », parfois des « trois religions révélées ». Toutes ces qualifications, commodes dans leur apparente simplicité sont trompeuses. Elles désignent trois religions distinctes, qui n’ont pas le même contenu, le même style, qui certes ne sont pas sans rapports, mais s’opposent, à des degrés variés, par l’histoire, l’origine, la géographie, les priorités confessionnelles ou dogmatiques, l’éthique, l’anthropologique religieuse ; bref le juif, le chrétien et le musulman entretiennent des rapports de ressemblances et de dissemblances, pour ne pas dire d’oppositions marquées, parfois frontales. Selon les moments et les critères, on insistera plus sur ce qui les rassemble que sur ce qui les oppose, ou inversement, non sans risque de confusion. La théologie catholique partage un spectre très large entre minimalisme et maximalisme. L’interreligieux favorise, au moins depuis 1965, le pôle de l’analogie, et en elle de la ressemblance et du complémentaire. On élabore au sein du catholicisme des théologies de l’analogie religieuse dans une perspective théocentrique qui tentent de faire droit à ce que chaque religion a de spécifique et de complémentaire, de compatible et de différent avec le christianisme, au nom du dialogue qui est devenu le mode paradigmatique du rapport interreligieux, rendu possible par de communes valeurs religieuses. L’islam occupe une place à part, toujours discuté et hautement problématique, les positions et les opinions des théologiens variant au gré de l’état du dialogue, de ses avancées, s’il y en a, et de ses échecs. La question du statut de l’islam s’en trouve modifiée. On notera un décalage très prononcé entre les perceptions et discours officiels, positifs et volontaristes, encourageants et iréniques, et les perceptions plus distanciées, parfois critiques des observateurs,qu’ils soient théologiens ou philosophes, agnostiques ou croyants. La théologie catholique est fluctuante, même si les organes officiels et instituts spécialisés donnent le change, et semblent maintenir un discours consensuel, positif, relativement optimiste, souvent pondéré, mais que d’aucuns trouvent quelque peu relativiste

  • Page number (beginning) 107
  • Page number (end) 129
  • Category Article
€8.17
(Incl. 2.1% tax)

Additional Info

  • Abstract Cet article poursuit deux objectifs étroitement liés. Le premier est de présenter la théologie trinitaire de Wolfhart Pannenberg en faisant ressortir ce qui lui confère sa force et son originalité. Le second est d’aider au dialogue avec Pannenberg et avec la tradition à laquelle il appartient, celle née en Allemagne après le choc déiste du XVIIIe siècle. Dans cette perspective, il est proposé de prêter attention à la manière de pratiquer la théologie trinitaire. La théologie nicéenne pratique l’exercice spirituel, la théologie de Pannenberg pratique le vertige de l’intelligence. Le vertige promu par ce dernier est celui de l’infini du mystère trinitaire, mais il reflète plus profondément une recherche nostalgique de la perfection de l’acte en Dieu et des moyens de la signifier.
  • Extract Qui se laisse entraîner dans la Théologie systématique de Wolfhart Pannenberg en portant attention à son enseignement trinitaire est rapidement envahi par le vertige : tout est trinitaire. Pas seulement parce que toute partie de la théologie du professeur munichois est enracinée dans le mystère des personnes divines — on ne saurait s’en étonner s’agissant d’un exposé chrétien de la foi — mais parce que toute partie de la théologie n’est qu’une partie du déploiement du mystère de la Trinité. Dire que tout dépend de la Trinité n’est pas assez, "C’est la Trinité qui est de quelque manière ce tout et n’est connue que dans ce tout : Sous le signe de l’unité de la Trinité immanente et de la Trinité économique, tout le reste de la dogmatique, la création, la christologie, la réconciliation, l’ecclésiologie et l’eschatologie, tout cela appartient au développement de la doctrine de la Trinité. Inversement, la doctrine trinitaire est une précompréhension de l’ensemble du contenu de la dogmatique chrétienne" (Wolfhart Pannenberg, Théologie systématique, I).
  • Page number (beginning) 75
  • Page number (end) 112
  • Category Article
  • Sous-titre Que cherche la théologie trinitaire de W. Pannenberg ?
€8.17
(Incl. 2.1% tax)

Additional Info

  • Abstract W. Pannenberg ouvre sa Théologie systématique par un chapitre consacré à la nature de la théologie ou « dogmatique » telle qu’il entend la mettre en œuvre tout au long de son ouvrage. La thèse qu’il défend y est méthodiquement défendue : alors que pendant longtemps la théologie croyait pouvoir s’appuyer sur la certitude préalable de la vérité de la doctrine chrétienne pour en proposer une exposition ou explication, Pannenberg assigne à la dogmatique, en dehors de toute certitude a priori, la tâche de prouver la vérité même de la doctrine révélée, en démontrant la cohérence de ses affirmations, leur adéquation aux données de l’Écriture et de la tradition dogmatique, ainsi que leur correspondance avec la connaissance du monde et de l’homme que fournissent les sciences contemporaines. L’intérêt et la rigueur d’un tel programme ne cachent cependant pas l’occultation du propos spécifique d’« intelligence de la foi » qui caractérise l’histoire de la théologie chrétienne depuis ses origines, et l’on peut s’interroger sur le risque de découplage entre la certitude subjective du croyant, antérieure à la démarche théologique, et la certitude objective de la foi qui semble dépendre de celle-ci.
  • Extract Au seuil de sa Théologie systématique, Wolfhart Pannenberg consacre son premier chapitre à élucider la nature et le propos de la démarche théologique qu’il entend déployer dans cet ouvrage. Il s’agit d’une approche programmatique concernant la théologie dogmatique elle-même : que doit-elle viser et à quelles conditions peut-elle y parvenir ? Au milieu du XIIIe siècle, les théologiens se divisaient quant au contenu des questions liminaires de leurs commentaires des Sentences ou de leurs sommes. Les uns, comme Bonaventure dans le prologue de son Commentaire des Sentences, choisissaient de traiter de la discipline théologique telle qu’eux-mêmes, à la suite du Lombard, allaient la mettre en œuvre. D’autres, comme Thomas d’Aquin, préféraient étudier d’un point de vue formel la nature de l’objet de la théologie, à savoir la doctrine révélée ou sacra doctrina, avant d’en exposer la matière dans le corps de leur ouvrage. En bref, de quoi convient-il de parler en entrant en théologie : de la théologie ou de la Parole de Dieu ?
  • Page number (beginning) 45
  • Page number (end) 73
  • Category Article
€8.17
(Incl. 2.1% tax)

Additional Info

  • Page number (beginning) 5
  • Page number (end) 8

Additional Info

  • Abstract Recensions des ouvrages suivants : K. Beaumont, Dieu intérieur M. Debie, L’Écriture de l’histoire en syriaque J. Duchesne, Incurable romantisme ? J. Duchesne, Le Catholicisme minoritaire ? L. Feingold, Faith Comes from What is Heard B. Gautier, Balthasar en dialogue avec Barth Ch. J. Kruijen, Peut-on espérer un salut universel ? C. Leca, Le Père Joseph-Marie Perrin É. Poulat, Le Désir de voir Dieu et sa signification pour la théologie française contemporaine K. Smith, The Martyrdom and History of Blessed Simeon Bar Ṣabba’e Thomas d’Aquin, Commentaires des deux épîtres aux Thessaloniciens
  • Page number (beginning) 159
  • Page number (end) 176
  • Category Correspondence

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  • Abstract

    Ouvrages recensés

    Ambrogi (P.-R.), Le Tourneau (D.), Dictionnaire encyclopédique de Jeanne d’Arc (Ph.-M. Margelidon)
    Ambrosio (A. F.), Pouvoir et secret dans l’Empire ottoman (D. Urvoy)
    Arnold (M.), Martin Luther (S.-M. Morgain)
    Benzine (R.), Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? (F. Jourdan).
    Bonino (S.-Th.), Brève histoire de la philosophie latine au Moyen Âge (Marie de l’Assomption)
    Bonnet (S.), Défense du catholicisme populaire (Ph.-M. Margelidon)
    Borrmans (M.), Quatre acteurs du dialogue islamo-chrétien (F. Jourdan)
    Capelle-Dumont (Ph.), Diagne (S. B.), Philosopher en islam et en christianisme (F. Jourdan)
    Cocard (H.), L’Adoration, base de la rencontre entre chrétiens et musulmans (F. Jourdan)
    Collard (F.), La Passion Jeanne d’Arc (Ph.-M. Margelidon)
    Contamine (Ph.), Bouzy (O.), Hélary (X.), Jeanne d’Arc (Ph.-M. Margelidon)
    Cottret (B.), Histoire de la Réforme protestante (S.-M. Morgain)
    Cuypers (M.), Gobillot (G.), Idées reçues sur le Coran (F. Jourdan)
    De Franceschi (S. H.), Morales du carême (Ph.-M. Margelidon)
    Djavann (Ch.), Comment lutter efficacement contre l’idéologie islamique (F. Jourdan)
    Djavann (Ch.), Iran : j’accuse ! (F. Jourdan)
    Ducène (J.-Ch.), L’Europe et les géographes arabes du Moyen Âge (IXe-XVe siècle) (D. Urvoy)
    Guirous (L.), « Ça n’a rien à voir avec l’islam » ? (F. Jourdan)
    Hanne (O.), Jeanne d’Arc (Ph.-M. Margelidon)
    Huntzinger (J.), Initiation à l’islam (F. Jourdan)
    Islamic Thought in China (D. Urvoy)
    Jambet (Ch.), Le Gouvernement divin (F. Jourdan)
    Jeanne d’Arc, Le procès de Rouen (Ph.-M. Margelidon)
    Jourdan (F.), Islam et christianisme (A. Laurent)
    Kaouès (F.), Convertir le monde arabe (D. Urvoy)
    Khankan (S.), La Femme est l’avenir de l’islam (F. Jourdan)
    Krumeich (G.), Jeanne d’Arc en vérité (Ph.-M. Margelidon)
    Lacroix (X.), Avons-nous encore une âme ? (D. Perrin)
    Laurent (A.), L’Islam (F. Jourdan)
    Onfray (M.), Penser l’islam (F. Jourdan)
    Putallaz (F.-X.), Le Mal (Ph.-M. Margelidon)
    Rahal (G.), Le Corps dans la Falsafa (D. Urvoy)
    Raines (P.), Quel dialogue possible avec l’islam du Coran ? (F. Jourdan)
    Raison du Cleuziou (Y.), De la contemplation à la contestation (Ph.-M. Margelidon)
    Ramadan (T.), Le Génie de l’islam (F. Jourdan)
    Tabbara (N.), L’Islam pensé par une femme (F. Jourdan)
    Talbi (M.), Dieu est amour (F. Jourdan)
    Théologie et érudition de la crise moderniste à Vatican II (A. Desmazières)
    Urvoy (D. et M.-Th.), Enquête sur le miracle coranique (F. Jourdan)
    Urvoy (D.), Religions en rencontre (F. Jourdan)
    Véliocas (J.), L’Église face à l’islam (D. Urvoy)
    Yahya Ibn ‘Adi, L’Homme des perfections (F. Jourdan)

  • Page number (beginning) 131
  • Page number (end) 176
  • Category Correspondence

Additional Info

  • Abstract Pannenberg a mis au point, entre son Esquisse d’une christologie de 1964 et sa Théologie systématique de 1991, une théologie du salut et de la rédemption qui est peu fréquentée, à tort, car elle se révèle d’une grande richesse, malgré quelques indéniables limites. Quoique trop dépendant d’un certain état de l’exégèse historico-critique, il élabore une sotériologie, de facture traditionnelle et protestante, solidement repensée où certains concepts clés, investis avec profondeur, intéressent de près le théologien catholique : représentation, substitution, expiation, libération, réconciliation, œuvre trinitaire de Dieu. Nous tâchons d’en élucider le sens et la portée chez Pannenberg. Nous y avons ajouté une note concernant la christologie (d’en bas) de Jésus que sa théologie du salut suppose.
  • Extract Il y a presque trente ans de distance entre l’Esquisse d’une christologie (Grundzüge der Christologie) de 1964 et le deuxième tome de la Théologie systématique (Systematische Theologie) en 1991. La récente traduction française de sa théologie systématique contribue à faire mieux connaître Wolfhart Pannenberg. Or, en France, il est moins connu que le théologien réformé Jürgen Moltmann (né en 1926), alors qu’il est son exact contemporain (1928-2014). Pannenberg a dû attendre 2008 pour que le premier tome de sa systématique (1988) soit enfin traduit à l’initiative du P. Olivier Riaudel. Une récente thèse de Xavier Gué (2016), la première en français, a entrepris un bilan de l’œuvre christologique du théologien de Munich afin d’en évaluer la cohérence et la pertinence, à l’orée de ce nouvel âge de la postmodernité dans lequel, selon les sociologues,nous serions entrés. Cet aspect ne manque pas d’intérêt, mais pour notre part, et quoi qu’il en soit de la théologie postmoderne après le moment de la déconstruction, nous préférons proposer une évaluation de la sotériologie pannenbergienne. Il s’agit, à partir de l’événement proleptique de la Résurrection de Jésus, qui est l’événement historique déterminant pour la raison et pour la foi, de dégager la vérité et l’intelligibilité de l’affirmation Jésus est le Fils de Dieu Sauveur. Il est Dieu en sa filiation et distinct de Dieu en son autodistinction économique et éternelle. À partir de cette reconnaissance, il est dit sauveur de tous les hommes.
  • Page number (beginning) 9
  • Page number (end) 43
  • Category Article
  • Sous-titre De l'Esquisse d'une christologie à la Théologie systématique
€8.17
(Incl. 2.1% tax)