Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Friday, 31 December 2010 13:00

La conscience morale à Vatican II et dans le Magistère postérieur

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  • Abstract:

    Unlike the Catechism of the Catholic Church, which is greatly indebted to it, Council Vatican II does not offer a presentation of the whole of the Christian doctrine in general, nor of Christian moral in particular. Yet many of its constitutions, decrees and declarations do not fail to mention either specific ethical questions or fundamental moral notions. Such is the case for the notion of conscience, a theme raised on many occasions which is treated specifically in number 16 of the pastoral constitution Gaudium et Spes. Although the notion of conscience will be at the heart of fierce controversies during the post-Conciliar period, the analysis of GS 16’s writing process shows that there was no marked debate in the conciliar aula as it was discussed and approved through a broad consensus. Four decades later, it seems that the subsequent Magisterium, which has not ceased to quote this number, has secured its interpretation against subjectivism and relativism, by emphasizing that the objectivity of moral truth and moral law is rooted in the “voice of God echoing in the depths” of the human person. The great difference of tone between the Gaudium et Spes constitution and the encyclical Veritatis Splendor is deliberate, and yet the second document rejects nothing of the first : it specifies it and wards a misuse that would be contrary to the intention of the text itself.

  • Extract:

    Plusieurs des grands documents du concile Vatican II évoquent la conscience morale. Le décret Dignitatis humanae sur la liberté religieuse énonce le devoir d’en respecter la liberté et les droits, et la constitution dogmatique Lumen gentium, n° 16, y rapporte la possibilité du salut pour des non-chrétiens. La constitution pastorale Gaudium et spes surtout consacre tout un numéro à en exalter la dignité (GS, no 16). Les mentions de sa faillibilité et de la nécessité de sa formation ne manquent pas d’être mentionnées, mais le soulignement de sa noblesse prédomine nettement. Il s’intègre en effet à la mise en valeur de la dignité de l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, et à l’attitude nouvelle de l’Église par rapport au monde voulue par le Concile, non sans d’intenses débats, et qui restera au cœur des crises postconciliaires. Dans cette perspective, le concept de conscience promu par le Concile s’apparente bien moins à la conception thomiste qu’à une orientation de type augustino-newmanien la représentant essentiellement comme une sorte de lieu où Dieu parle à l’intime de l’homme. Il est bien clair que cette conscience n’est aucunement envisagée comme indépendante de la loi de Dieu ni a fortiori comme contraire à elle : elle en est bien plutôt essentiellement solidaire, en tant qu’elle l’intériorise dans le cœur humain.

  • Page number (beginning): 217
  • Page number (end): 240
  • Category: Article
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SOMME Luc-Thomas

Luc-Thomas Somme est né en 1960. Ingénieur de l’École Centrale de Lyon (1984), il est ordonné prêtre en 1990 ; il soutient sa thèse de doctorat en théologie à l'université de Fribourg (Suisse) en 1994, puis un DEA de philosophie à l'université de Bordeaux III. Après avoir été professeur de théologie morale fondamentale au séminaire diocésain de Fréjus-Toulon, il enseigne actuellement à Bordeaux la théologie dogmatique et fondamentale au séminaire insrdiocésain et la philosophie morale au studium dominicain. Il collabore en outre au Collège uriversitaire saint Dominique et au projet Domuni. Il a publié sa thèse : Fils adoptifs de Dieu par Jésus-Christ, la filiation divine par adoption dans la théologie de saint Thomas d'Aquin (Paris, Vrin, 1997), et Thomas d'Aquin, La divinisation dans le Christ (Genève, Ad Solem, 1998).

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