Revue doctrinale de théologie et philosophie
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Cinquième session

From 06 June 2016 11:45 until 10 June 2016 17:00
Categories: Sessions ISTA

Fr. Joseph d’Amécourt : La vertu de Religion dans la Summa theologiae de saint Thomas d’Aquin

Ce cours vise à permettre aux étudiants d’acquérir une bonne compréhension de la religion comme vertu. Saint Thomas est le premier théologien à traiter si longuement de la religion et à la considérer comme une vertu spécifiquement humaine. Cela signifie qu’il considère la pratique du culte intérieur et extérieur comme action appartenant proprement au bien humain. Ceci étant dit, il ne faut pas conclure trop rapidement que, pour saint Thomas, la rectitude de l’exercice du culte ne dépend pas de la grâce et de la foi.
Bibliographie : Augustin, De civitate Dei, L. X ; Thomas d’Aquin, Summa theologiae, IIa-IIae, q. 80-100.

Fr. Philippe-Marie Margelidon : Questions sur la théologie thomasienne de la prédestination

La prédestination ne fait pas recette et ne suscite guère l’intérêt de la théologie, à la différence des générations antérieures pour qui elle fut l’objet de controverses sans cesse reprises, jamais vraiment éteintes. C’était dont que l’enjeu est de taille. La théologie de saint Thomas n’est pas épargnée par cette désaffection et on ne l’aborde, à juste titre, qu’avec prudence, et parfois inquiétude. Le dossier est passablement délicat et embrouillé, c’est pourquoi il convient de tirer au clair certaines questions qui s’avèrent, à la réflexion, essentielles et capitales pour la foi. En définitive, il s’agit de l’accomplissement du dessein providentiel de Dieu dans l’histoire, de sa volonté universelle de salut, de la vocation de l’homme à la sainteté et, corrélativement, du risque troublant et certain de la perdition éternelle.
Ce cours propose d’examiner les textes de saint Thomas dans le De veritate q. 6, et dans la Somme de théologie, Prima Pars, q. 23-24, d’en dégager les lignes directrices, d’en souligner les difficultés, les éventuelles manques et les points forts. Cette doctrine, si étrange et étrangère à nos esprits, se révèle fondamentale et éclairante pour comprendre, dans la lumière de la Révélation et de la foi, la hauteur, la longueur et la profondeur de l’amour de Dieu pour les hommes.
Textes dont il convient de se munir pour le cours et que l’on trouve facilement sur Internet : De veritate q. 6, l’édition de J.-P. Torrell, est à recommander ; Somme de théologie, Ia, q. 23-24, l’édition du Cerf de 1980 annotée par J.-H. Nicolas est très utile, même si la traduction est parfois déficiente. On ne saurait qu’encourager les étudiants à lire Blaise Pascal, Les écrits sur la grâce, (édition de Jean Mesnard, 1993) : ils donnent toute la mesure et la profondeur requises à la question disputée de la prédestination.